Les demandes d'asiles des Chinois de 1985 à 2000 La très forte progression des demandeurs d'asile Chinois annonce "un phénomène migratoire de grande ampleur" au regard de l'immigration chinoise en France, depuis l'ouverture économique de la Chine populaire (articles sur le site).Néanmoins, depuis 2000, nous observons un ralentissement des demandes d'asiles des Chinois en France. De moins en moins de dossiers sont acceptés par l'OFPRA. En ce début d'année 2004, et depuis 3 ans, la plupart des candidats à l'immigration sont des jeunes issus de classes sociales supérieures venant faire ou parfaire leurs études en France, des Chinois plus pauvres issus du Nord-Est de la Chine ou leurs compatriotres attirés par l'Occident ou ceux ne bénéficiant pas encore des fruits la très forte croisance chinoise qui atteint près de 10 % au quatrième trimestre 2004. En 1985, 110 demandes sont enregistrées. Nous observons une très forte progression à partir de 1998, et principalement en 1999 où les Chinois, majoritaires par groupe de pays ou de nationalité, comptent 5 169 demandes. En octobre 2000, les données de l'OFPRA annoncent un cumul de 4259 demandeurs d'asile, ce qui en perspective, marque une stabilisation par rapport à 1999 avec une projection de 5111 demandes pour l'année 2000. Pour autant, les accords de l'OFPRA des demandes d'asiles des Chinois pour 1999 restent faibles : accords inférieurs à 3 %.
Ces demandes d'asile permettent, outre des dossiers légitimes accordés et justifiés, une installation provisoire sur le territoire. Il est à noter que ne sont pas comptabilisés les ressortissants appartenant à "l'aire culturelle chinoise", ni ceux possédant une autre nationalité (nationalité souvent voisine de la Chine populaire) où d'ascendance Chinoise récente. L'immigration traditionnelle des Chinois est majoritaire en Asie du Sud-Est depuis le XIème siècle, sphère d'immigration considérée souvent par les migrants comme première étape vers l'Occident. Nombreuses sont les autres possibilités pour ces Chinois travailleurs et solidaires de rester sur le territoire, comme diverses sont les filières migratoires et les circuits des migrants Chinois depuis les années 1990. Pour des raisons actuellement majoritairement économiques, de nombreux Chinois "dans cette acceptation culturelle" privilégient la France et se maintiennent sur le territoire en utilisant différents moyens (légaux ou illégaux) détaillées par ailleurs. Cette courageuse et séduisante population Chinoise bénéficie d'appuis efficaces dans ses communautés solidaires et de représentations plutôt favorables dans la sphère française. Ces représentations sur les Chinois de France évoluent de façon parfois négative lorsque l'immigration et l'extension territoriale Chinoise s'accentuent, non seulement vis-à-vis de certains Français qui se sentent concernés dans leur espace mais au regard d'autres communautés étrangères en France ; D'où des risques potentiels de tensions à prévenir et des actions de prévention et d'informations à favoriser. De nos jours, de multiples problématiques subsistent concernant les caractéristiques des nouveaux flux de l'immigration Chinoise et "l'intégration" des nouveaux arrivants. En dehors des nombreuses questions relatives aux flux et aux filières des clandestins, aux activités illégales des passeurs et autres affaires répréhensibles, au poids réel économique et démographique des dynamiques communautés Chinoises, d'autres questions se posent concernant l'intégration des nouveaux migrants Chinois en France :
Au regard de l'augmentation numérique des Chinois d'Europe et de France, entre le multi-culturalisme et l'intégration dans la société, les nouvelles modalités d'entrée en France des ressortissants Chinois posent des questions sur les modes d'intégration (ou de non-intégration) des nouveaux migrants. Tous droits réservés. Tranfert et copie interdits. Dr Pierre Picquart |



