La société d'investissement d'Etat investit trois milliards de dollars dans Blackstone BEIJING, 21 mai (XINHUA) -- La société d'investissement d'Etat de Chine est d'accord pour investir trois milliards de dollars dans le fonds d'investissement américain Blackstone, a confirmé lundi un principal participant chinois aux négociations de cette affaire. Wang Jianxi, président de la société China Jianyin Investment Limited (China Jianyin) qui a participé aux négociations, a dit à Xinhua qu'un accord avait été signé dimanche par les deux parties pour l'acquisition d'une participation de moins de 10% et sans droit de vote par la société chinoise sous le nom de Société d'investissement d'Etat (SIE) au sein de Blackstone. China Jianyin s'intégrera dans la SIE après que la dernière sera formellement établie. Selon un communiqué conjointement issu par Blackstone et la SIE, l'achat prendra fin en même temps avec la première introduction en Bourse de Blackstone, qui, devant représenter quatre milliards de dollars, est prévue pour mi-juin. La SIE va acheter à 95,5% du prix ces unités de cette première introduction en Bourse de Blackstone et a promis de les détenir pour au moins quatre ans. "Nous sommes très heureux d'être en mesure de réaliser le tout premier investissement de la SIE dans une compagnie respectée comme Blackstone", a dit Lou Jiwei, chef du groupe de travail de la SIE. Le groupe Blackstone est très content d'être la première société à établir des relations avec une société étatique chinoise d'investissement en devise et souhaite la bienvenue à la société en tant qu'actionnaire de Blackstone, a dit Stephen A. Schwarzman, PDG de Blackstone, en ajoutant que l'affaire était "seulement commerciale" et que Blackstone mènerait ses affaires tout comme auparavant après sa première introduction en Bourse, pour apporter davantage de profit a ses actionnaires.
La SIE a prévu son établissement et sa mise en service cette
année et elle pourrait aussi envisager de confier la gestion
de ses biens à d'excellentes compagnies internationales de gestion
des capitaux, selon Wang Jianxi Le PIB de Chine a connu une croissance de 11,1% à 5 030 milliards de yuans en base annuelle au premier trimestre, avec une production industrielle agricole de 363,1 milliards de yuans, en hausse de 4,4% sur un an. L'académie chinoise des sciences sociales (ACSS), un think tank gouvernemental, a révisé à la baisse la croissance de la production agricole annuelle du pays pour 2007 de 5% à 4%. La révision est survenue deux semaines après que le Bureau d'Etat des statistiques ait publié une hausse de 4,4% pour le premier trimestre, plus basse que prévue, soulignant le déclin sur trois années consécutives de 6,3% en 2004 à 5% l'année dernière. On s'attend également à un déclin du pourcentage de produit intérieur brut généré par l'agriculture de 11,8% l'année dernière à moins de 11%, annonce l'ACSS dans son "Analyses et Prévisions pour l'économie rurale chinoise 2006-2007", mieux connu sous le nom de "rapport vert de l'ACSS sur l'économie rurale chinoise". Zhang Xiaosha, directeur de l'Institut de développement rural de l'ACSS, a attribué le ralentissement de la croissance à l'exode des travailleurs ruraux et à l'accélération de l'urbanisation et de l'industrialisation. Avec l'absorbtion par le pool de travail urbain de la population rurale migrante, l'expansion économique du pays s'appuiera davantage sur les services et la production industrielle, a-t-il dit. L'Institut de recherche scientifique sur le travail, affilié au ministère du Travail et des sécurités sociales, a anticipé l'influx de 160 à 180 millions de travailleurs ruraux dans les villes de 2001 à 2010. Les chiffres officiels révèlent que la proportion du produit intérieur brut (PIB) généré par l'industrie des services a connu la croissance la plus rapide, de 29% en 2004 à presque 40% l'année dernière. La production industrielle expliquait 48,7% du PIB de l'année dernière, une hausse légère comparée aux 47,5% précédents. (Source : BEIJING, 1er mai(XINHUA) Croissance
Chinoise toujours très soutenue en 2006 et prévisions 2007 L'étude prévoit que le PIB de la Chine augmentera de 9,8% en 2007 et de 10% en 2008. Goldman Sachs avait prédit une croissance de 10,5% de l'économie chinoise en 2006. Cette prévision optimiste pour l'économie chinoise sur 2007-2008 est "en partie due au développement attendu de la demande globale mais aussi et surtout , portée par la croissance continue et solide de la demande intérieure". Le rapport précise que la Chine est actuellement au milieu de son troisième boom de productivité depuis 1978, lorsque la Chine a commencé ses réformes et son ouverture sur l'extérieur. Grâce à la large ouverture et aux efforts de restructuration entrepris par la Chine depuis son entrée à l'Organisation mondiale du Commerce, le système économique du pays est devenu plus souple et le marché plus orienté par le marché en comparaison avec le dernier cycle de plus de dix ans auparavant, selon le rapport. La
part de plus en plus réduite des entreprises d'Etat dans la
production et l'emploi rend le marché des produits et de l'emploi
plus souples, indique le rapport, ajoutant que la banque centrale
chinoise règle les questions relevant de la macroéconomie avec
une meilleure compréhension et a une plus grande marge de manoeuvre
pour mener sa politique monétaire. Goldman
Sachs a établi ses prévisions macroéconomiques pour 2007-2008
sur la base d'une politique impliquant une augmentation du taux
d'intérêt de 27 points (dépôts et prêts), une appréciation du
yuan de 5,7% par rapport au dollar en 2007, ainsi que 27 points
de taux d'intérêt suplémentaires et 5,3% d'appréciation du yuan
en 2008. (Sources de l'article (Quoditien du peuple / Xinhua) Avec au premier trimestre 2005, un taux de cfroissance de 9,5 % de quoi faire palir nos économies Occidentales, l'économie chinoise poursuit son envol et ne donne aucun signe de ralentissement. Mais les autorités et les spécialistes économiques chinois souhaitent maîtriser la croissance : les investissements continuent à croître beaucoup plus vite que ne le souhaite le gouvernement. Une nouvelle donnée à la mesure de l'évolution ewxponentielle du futur N° 1 mondial. Alors que l'Europe a pour priorité la développement de la croissance et que la France se demande si elle parviendra à enregistrer une croissance de 2% en 2005, les chiffres publiés par la Chine ont de quoi faire rêver ! Parce que l'économie chinoise a enregistré un taux de croissance de 9,5% au premier trimestre 2005 par rapport au premier trimestre 2004. Stimulée par l'étonnant essor des investissements, l'économie de la Chine poursuit son rythme d'expansion tant à l'intérieur du pays que dans le monde entier. Davos et le taux de change de la monnaie chinoise, le Yuan La Chine semble être agacée des pressions sur son taux de change et a clairement et fermement signifié au Forum mondial de Davos que sa décision face au taux de change de sa monnaie sera prise uniquement en fonction des intérêts du pays. "Laissez aux Chinois le choix de la décision", a indiqué Li Ruogu, vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise à l'élite mondiale lors des cinq jours du Forum en Suisse. Le responsable de la politique monétaire chinoise a montré son agacement sur les questions et sur le moment concernant la réévaluation du yuan. Il s'agit en Chine d'un sujet de controverse, les étrangers ne connaissent pas bien l'ensemble des données nécessaires à une bonne analyse de la situation économique selon ce responsable. Monsieur Stephen Roach, chef économiste de la banque d'affaires américaine Morgan Stanley a déclaré : "Vous avez totalement raison, chacun a un avis sur la monnaie", en lui apportant son soutien. "Personne ne s'est inquiété des difficultés de la Chine quand le dollar montait", a-t-il ajouté. Le yuan chinois étant arrimé à un taux fixe au dollar, quand le dollar baisse, le taux de change du yuan se déprécie de façon mécanique face à l'euro ou toute les autres monnaies. Pour le vice-gouverneur chinois, si le yuan est "à un niveau satisfaisant", la Chine va continuer la réforme du mécanisme de fixation du taux de change en allant "progressivement vers plus de souplesse". La Chine souhaite garder un rythme de croissance de l'économie de 8%" par an avec une tendance stable afin d'éviter des chocs économiques. Li Ka Shing, d'Hutchison Whampoa et le groupe chinois AS Watson, s'offre le rachat de Marrionaud. Le groupe chinois AS Watson, avec l'accord du patron de Marionnaud Marcel Frydman a lancé une offre avoisinant 900 millions d'euros pour acheter le groupe de parfumeries. AS Watson, qui appartient au magnat de Hong Kong Li Ka-shing, deviendra le premier distributeur mondial de parfums. C'est une OPA amicale qui est lancée sur la totalité des actions Marionnaud pour 21,80 euros par action. Marcel Frydman vendra ses 22% dans Marionnaud et restera le PDG, "sans plan social" chez Marionnaud, qui emploie 9.000 salariés dans près de 1.300 magasins en France et en Europe. Le groupe AS Watson et sa maison mère (le puissant conglomérat de Hong Kong Hutchison Whampoa) devrait racheter en douceur Marionnaud. C'est sa première implantation en France et Marionnaud complètera es autres chaînes de parfums, d'hygiène et de beauté détenus par AS Watson en Europe, comme Savers et Superdrug en Grande-Bretagne ou Ici Paris XL en Belgique et Hollande. Si le groupe français a conu quelques surprises, l'affaire reste à priori solide, avec une solide présence en Europe. Marionnaud a enregistré au 1er semestre 2004 une perte de 78 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 515,3 millions, provoquant une chute de l'action à la Bourse de Paris. CHIFFRES CLES SUR L'ECONOMIE CHINOISE Un
habitant sur cinq de la planète est un Chinois. En outre, M. Humbert a déclaré que si le projet de l'A350 est approuvé, la Chine sera autorisée à participer à ce projet et à posséder 5% des participations. Par
contre, toujours pas de commande en vue pour le futur avion
géant A 380, alors que le vice-président d'EADS, le groupe aéronautique
de défense qui contrôle Airbus, s'était montré très confiant
lors de la visite officielle de Jacques Chirac en octobre dernier...
Ca réduit les chances de voir voler cet appareil pouvant transporter
plus de 500 personnes avant les Jeux Olympiques de 2008, vu
les longs délais de livraison 08 12 2004 : La division historique PC d'IBM est achetée par le chinois Lenovo, anciennement Legend, pour 1,25 milliard de dolards. Lenovo devient ainsi le troisième constructeur mondial d'ordinateurs personnels derrière Dell et Hewlett Packard avec un CA annuel de 10 milliards de dollars Cet accord permet au groupe Lenovo de devenir le 3ème constructeur mondial de PC avec un chiffre d'affaires / an de 10 milliards de dollars. Selon le PDG du groupe chinois, Liu Chuanzhia, la somme de 1,25 milliard de dollars se compose ainsi : 650 millions payés cash et 600 millions de dollars en action Lenovo. C'est un prix conforme à ce qu'attendait le marché. Les compagnies américaines Dell et Hewlett Packard occupent les positions un et deux du secteur. Selon le groupe, en 2003 Lenovo détenait 27% de parts de marché en Chine sur le secteur des Pc et 12,6% sur la zone "Asie-Pacifique", hors Japon. Une nouvelle entité sera basée à New York en employant près de 19.000 personnes issues d'IBM et de Lenovo. Des centres de production seront créés à Pékin mais aussi en Caroline du Nord. La vente de la division historique du leader mondial de l'informatique était prévue, l'entreprise souhaitant se recentrer sur ses activités plus rentables: en 2003, la branche PC ne représentait 12% du CA d'IBM 27
07 2004 : La Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole
? 16
04 2004 : les cours des matières premières montent, la forte
et solide croissance chinoise sera-t-elle limitée par la logistique
et les ressources naturelles disponibles La
Chine va maintenir une croissance rapide et stable de son économie,
dit un vice-Premier ministre chinois : Selon
l'agence XINHUANET (15 04 2004 - Chine nouvelle) le vice-Premier
ministre chinois Zeng Peiyan a annoncé jeudi à Beijing, lors
d'un entretien avec l'ancien président français Giscard d'Estaing,
que la Chine allait travailler dur pour maintenir une croissance
économique rapide et stable. Le taux de croissance de l'économie
chinosie s'est établi à 9,1% en 2003 et à près de 9.7 % au cours
du premier trimestre de 2004. Mais la Chine est confrontée aujourd'hui
à une série de difficultés dans l'approvisionnement énergétique
et la capacité du transport qui risquent de ralentir la croissance
économique nationale. Au cours de cette rencontre, Zeng a indiqué
aux entrepreneurs français que la Chine allait améliorer la
politique pour encourager les investissements étrangers tout
en respectant ses engagements pris lors de son adhésion à l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC). "Nous espérons que les industriels
français et européens seront venus nombreux en Chine pour chercher
des opportunités et développer leurs entreprises", a souligné
Zeng. Davos grisé par la Chine, prudemment optimiste pour l'économie mondiale DAVOS (Suisse), 25 jan (AFP) : Eblouis par les perspectives en Chine, heureux bien que prudents sur la reprise économique américaine, les participants du Forum économique mondial de Davos ont retrouvé le sourire cette semaine après une année 2003 bien morose.Réunis en nombre (plus de 2.000) dans la petite station de sports d'hiver suisse, beaucoup d'entre eux, tout en saluant le retour de la croissance américaine, locomotive économique mondiale, se sont aussi interrogés sur sa pérennité.Certains comme Jacob Frenkel, président de Merrill Lynch International, se sont dits "très confiant(s) pour l'économie américaine", un message naturellement relayé par le vice-président américain Dick Cheney. Mais d'autres, comme Stephen Roach, chef économiste de la banque Morgan Stanley, ont mis en garde contre la bombe à retardement des déficits jumeaux (courants et budgétaires), jugée porteuse de risques pour l'ensemble de la planète. Source potentielle de désaccord entre l'Amérique, l'Europe et le Japon lors du G7 Finances prévu les 6 et 7 février en Floride, la question de la faiblesse du dollar a été discutée du bout des lèvres. Le ministre allemand de l'Economie, Wolfgang Clement, s'est montré le plus direct: "La question de la devise est sur la table et les Américains doivent la régler, et je pense que d'autres ministres du G7 l'ont dit. Les autres pays doivent faire ce qu'ils ont à faire, pas seulement l'Europe". Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, s'en est pour sa part tenu strictement à la position exposée en début de semaine par l'Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro) avec un appel à la "stabilité" des changes. L'Europe devrait aborder le G7 avec un "consensus total" sur la question des changes, a confirmé le secrétaire d'Etat allemand aux Finances, Caio Koch-Weser. Côté américain, ni Dick Cheney, ni le secrétaire au Commerce Donald Evans n'ont évoqué la question. L'Europe s'est vu une nouvelle fois recommander de baisser ses taux d'intérêt et de procéder à des réformes structurelles pour à la fois contrer l'envolée de l'euro et améliorer son potentiel de croissance. "L'inflation est sous contrôle", a affirmé Jean-Philippe Cotis, chef économiste de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L'un
des sujets les plus séduisants pour les visiteurs du Forum fut
le spectaculaire essor économique de la Chine, qui semble exercer
un attrait magnétique sur les industriels, en dépit des inconnues
quant à la politique de taux de changes de Pékin."Maintenant,
c'est le bon moment pour investir en Chine", s'est enthousiasmé
le patron du fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon,
Ulrich Schumacher, résumant l'opinion de nombre d'entrepreneurs
alléchés par les opportunités offertes par ce que certains économistes
décrivent parfois comme une "immense usine". C'est
à peine si quelques voix se sont fait entendre pour suggérer
que la Chine présente aussi des risques avec une économie au
bord de la surchauffe et les nombreux problèmes structurels
qui grippent encore son économie. En marge du Forum, les négociations
sur la libéralisation du commerce mondial organisées par la
Suisse dans l'espoir de parvenir comme prévu à un accord sur
le cycle de Doha avant fin 2004 n'ont débouché sur aucun résultat
concret, en l'absence des négociateurs américains et européens. AIRBUS CHINA ; AIR FRANCE (Marc Benedetti, Directeur général Asie) ; ALCATEL ; ALSTOM ; AREVA ; AXA - Michel Pinault, Directeur général Asie-Pacifique -; CABINET DS AVOCATS - Claude Le Gaonach-Bret - ; CARREFOUR - Jean-Luc Chéreau, Directeur exécutif Chine -; CMA-CGM ; DANONE; EADS ; EDF - Hervé Machenaud, Président de la branche Asie Pacifique - ; LOUIS VUITTON / LVMH ; L'OREAL - Paolo Gasparrini, Directeur Chine - ; MICHELIN - Eric Jugier, Directeur Chine - ; PSA PEUGEOT-CITROËN - Alain Sartoris, Directeur Chine - ; SAINT-GOBAIN ; SOCIETE GENERALE - Marc Poirier, Directeur Chine - ; TOTAL. Beijing
: croissance économique à près deux chiffres en 2003
et 2004 "Bien que Beijing ait été frappé par un manque d'énergie pendant le quatrième trimestre, son économie est toujours sur la voie de la croissance rapide," a déclaré Zhang Mao dans une téléconférence sur l'économie de Beijing. Selon les dernières statistiques, de janvier à novembre de l'année, le PIB de Beijing a atteint 312,06 milliards de yuans (37,6 milliards de dollars), soit une hausse de 10,1% sur la même période de l'année dernière. Les investissements dans les biens de capital fixe sont devenus le facteur majeur pour impulser l'économie de la capitale chinoise, et l'achat d'automobiles et d'habitations par les habitants locaux contribuent également à la forte croissance économique, selon les mêmes sources. Durant les onze premiers mois 2003, Beijing a placé 172,14 milliards de yuans (20,7 milliards de dollars) dans les biens de capital fixe, soit une hausse de 20,1% sur la même période l'an dernier. Pourtant, Beijing a également besoin d'établir un système d'alerte pour l'économie, et de lancer conjointement des conférences entre différents départements pour résoudre les affaires d'urgence comme par exemple la pneumonie atypique, a indiqué le maire adjoint. "Nous devons renforcer notre capacité à l'égard de la collecte d'informations et établir des politiques scientifiques quand on affronte les affaires d'urgence," a-t-il conclu. Boom
économique en Chine Ce résultat a notamment été atteint grâce à une reprise plus forte que prévu de la croissance au second semestre. Après avoir démarré en trombe à 9,9 %, l'économie chinoise avait brutalement ralenti sa marche entre avril et juin, tombant à 6,7 % de croissance, son plus bas niveau depuis onze ans, à cause de l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait surtout frappé les services, notamment le tourisme. Le BNS a révisé à la hausse d'un demi-point de pourcentage le chiffre du troisième trimestre, qui passe de 9,1 % à 9,6 %, alors que celui du quatrième atteint 9,9 %. Le secteur primaire (agriculture et mines) a crû seulement de 2,5 %, soit 0,4 point de pourcentage de moins qu'en 2002. Le tertiaire (services) a également affiché une croissance plus faible de 0,8 point de pourcentage qu'en 2002, à 6,7 %. Une production industrielle en hausse de 17 % Le
secteur secondaire (industrie et bâtiment) a au contraire accéléré
la sienne de 2,7 points de pourcentage, à 12,5 %. La croissance
a notamment été tirée par la hausse de la production industrielle,
qui a atteint 17 % en 2003, soit cinq points de pourcentage
de plus que l'année précédente. Le chiffre de la croissance
reflète aussi des nouvelles méthodes de calcul plus conformes
aux normes internationales, alors que la Chine avait été critiquée
par bon nombre d'économistes qui estimaient le chiffre officiel
de la croissance sous-évalué. "Le gouvernement chinois
était soumis à des pressions pour réviser les chiffres à la
hausse. C'est pourquoi le chiffre du troisième trimestre a été
corrigé", selon Andy Xie, directeur chez Morgan Stanley
pour la région Asie-Pacifique. "Personnellement, je pense
que la Chine a plutôt un taux de croissance à 2 chiffres. 9,1
%, c'est en quelque sorte plus proche" de la réalité, a
ajouté M. Xie. "C'est un signe de plus grande transparence
gouvernementale", a jugé de son côté Ma Jun, économiste
à la Deutsche Bank, à Shanghaï. Mais il a ajouté que "si
le marché ne comprend pas qu'il y a un changement dans La
hausse des prix à la consommation - qui avait repris en janvier
2003 après 14 mois de baisse consécutive - s'est accélérée à
la fin de l'année, à 1,8 % en octobre, 3 % en novembre et 3,2
% en décembre. Pour l'ensemble de l'année, l'inflation s'élève
à 1,2 %, contre 0,8 % de baisse des prix en 2002. Le gouvernement
chinois a affiché sa confiance pour l’année 2004, en annonçant
un objectif modeste d'une croissance "supérieure à 7 %",
selon Li Deshui, le directeur du BNS. Malgré des investissements
en capital fixe qui ont bondi de 26,7 % et les inquiétudes d’économistes
sur une mauvaise allocation des fonds, le gouvernement estime
que la croissance est saine. "La consommation a tiré l'économie
tout du long avec plus d'achats de logements et de voitures,
contribuant au développement de nombreux secteurs, comme les
matériaux de construction et l'industrie lourde", a indiqué
Zhang Lijun, chercheur au centre de recherches sur le développement
du Conseil des affaires d'Etat (cabinet ministériel). A l'heure actuelle le nombre des entreprises privées en Chine a dépassé celui des entreprises publiques. Selon le vice-président de la Fédération chinoise de l'Inudstire et du commerce M. Shun Xiaohua, le nombre des entreprises privées a été multiplié par 24 fois ses 12 dernières années. Sur cette période, le montant des capitaux investis dans ce secteur s'est élevé à 2008 milliards de yuans Renminbi. Ces entreprises augmentent numériquement et qualitativement.En 2002, l'économie privée a pris de l'ampleur en Chine : elle représentait 48,5% du PIB. Un quart du chiffre de la croissance économique nationale de l'année dernière a été réalisé par les entrepises de ce secteur. Dans plusieurs provinces chinoises, comme le Guangdong et le Zhejiang, l'économie privée est même devenue la force motrice du développement local. La contribution du secteur privé s'éleve à 80% du produit généré dans ces provinces. Selon les statistiques, l'économie privée maintient sa tendance à la hausse. Pendant les 9 permiers mois de cette année, le montant des investissements des entreprises a avoisiné mille milliards de yuans, soit une augmentation de 30% par rapport à la même période de l'année précédente. Il s'agit d'un nouveau reccord depuis ces 8 dernières années. L'investissement des entreprises privées se diversifie et devient de plus en plus rationnel. Actuellement l'investissement de capitaux privés s'étend à de nombreux secteurs tels que l'industrie lourde, le service financier, l'éducation, la culture, la presse, les infrastructures routières, l'urbanisme et les services au public. Avec la croissance de l'investissement, le gouvernement chinois met l'accent sur sa politique d'encouragement de l'économie privée. Les entreprises axées sur les sciences et les technologies constituent la nouvelle orientation de l'économie privée. M. Shun estime que l'économie privée connaîtra en Chine un regain de développement grâce à la mise en oeuvre d'une législation sur la protection des biens privés. Les entreprises privées bénéficieront dans tous les domaines du soutien de l'Etat par l'intermédiaire d'une politique financière favorable. L'enjeu est de faire rapidement entrer l'économie privée chinoise sur le marché international. Pour assurer le bon déroulement des activités productives du secteur privé, la Fédération chinoise de l'Industrie et du Commerce a décidé de publier deux fois par an un rapport analysant l'évolution de ce secteur afin d'aider les entreprises à poursuivre leur épanouissement. La croissance des échanges économiques et technologiques entre la France et la Chine (1) Selon le quotidien du peuple, ces dernières années, les échanges commerciaux entre la Chine et la France ont connu une croissance régulière. " Selon les chiffres fournis par les Douanes chinoises, en l'an 2000, le volume du commerce a créé un record de 7 660 millions de dollars, en augmentation de 14,2% sur l'année 1999. Les exportations chinoises ont enregistré 3 710 millions de dollars, en hausse de 26,8%, et les importations, 3 950 millions de dollars, en hausse de 4,4%, avec une balance en déficit de 240 millions de dollars". Toujours selon le même quotidien, en janvier de cette année, les échanges commerciaux entre les deux pays ont réalisé une valeur de 670 millions de dollars, un accroissement de 33,9% en base annuelle. la Chine a exporté pour 330 millions de dollars, soit une augmentation de 24,4%, elle a importé pour 340 millions de dollars, soit une augmentation de 44,8%. En ce qui concerne les technologies, fin 2000, les deux parties auraient signé 1 460 contrats sur l'introduction de technologies pour un montant de 9 040 millions de dollars. La même année, la Chine a introduit de France 265 projets techniques pour 660 millions de dollars. Dans la coopération financière, selon le département d'Europe relevant du Ministère chinois du Commerce extérieur et de la Coopération économique, les gouvernements chinois et français avaient signé en avril 1985 un premier accord en vertu duquel le gouvernement français fournira des crédits de développement au gouvernement chinois, afin de soutenir les entreprises françaises dans leurs exportations des technologies et équipements vers la Chine. Jusqu'à la fin de l'an 2000, les deux gouvernements auraient conclu 19 protocoles financiers et 2 accords sur le don de fonds pour un crédit total de 2,542 milliards de dollars et avec les contrats valables de 2,448 milliards de dollars. La France aurait financé en tout 130 projets chinois dont 115 sont entrés en vigueur dans l'énergie, les télécommunications, les transports, les matières premières, les engrais chimiques, le secteur mécanique, le service médical, l'urbanisme et la protection de l'environnement. "Depuis
1980 à la fin de l'an 2000, les projets à capitaux directement
placés en Chine par la France auraient atteint 1 719 pour un
fonds contractuel de 5,75 milliards de dollars, avec un investissement
réellement placé de 4,48 milliards de dollars. En 2000, 136
projets ont absorbé des investissements directs de la France,
soit +20% en base annuelle, pour un fonds contractuel de 636
millions de dollars, en hausse de 33%, et le capital réellement
engagé a atteint 895 millions de dollars, en hausse de 0,72%".
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