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Economie
de la Chine
Enjeux de la croissance
Objectifs
: quadrupler le PIB entre 2002 et 2020, limiter l'inflation,
rééquilibrer les disparités entre les provinces et le
PIB par habitant, économiser les ressources et limiter
les gaspillages
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Pierre
Picquart, Docteur en Géopolitique et Géographie Humaine
de l'Université de Paris-VIII, est spécialiste de la Chine
et du monde chinois. Après
sa thèse de doctorat sur "Les Chinois de Paris",
il se rend en Chine, étudie les communautés chinoises d'Europe
et mène des missions (prévention
des conflits, migrations
chinoises, associations
chinoises, etc.) pour les médias, les Etats, les entreprises
et l'Union
Européenne. Expert international, il
dirige des missions en Chine et en Europe. Auteur
de nombreux articles et travaux sur le monde chinois,
expert pour des organismes internationaux, entreprises,
agences et organismes nationaux (Mairie
de Paris > Europe
: Projet
Equal), il dirige des missions internationales, interculturelles,
humaines, sociales et économiques dans le monde entier. |
| Editorial
La
société d'investissement d'Etat investit trois milliards
de dollars dans Blackstone
Croissance de la Chine au 1er trimestre 2007 et évolution
du RMB
Croissance
Chinoise toujours très soutenue en 2006 et prévisions
2007
Croissance
chinoise : 9,5 % au premier trimestre 2005
Davos : la politique chinoise du taux de change du Yuan
Li Ka Shing, d'Hutchison Whampoa et le groupe chinois
AS Watson, s'offre le rachat de Marrionaud.
Des chiffres clefs sur l'économie chinoise (quotidien
suisse du Matin)
Nouvel
accord en décembre 2004 entre Airbus et la Chine pour
la commande de 23 A320
8 décembre
2004 : La
division historique PC d'IBM est achetée par le chinois
Lenovo,
27
07 2004 La Chine, le deuxième consommateur mondial de
pétrole ?
16
04 2004 : les cours des matières premières montent : forte
et solide croissance chinoise
15 04 2004 : Les
Chinois achètent des sociétés et s'intallent en Provence
et ... en Europe.
Davos
grisé par la Chine, prudemment optimiste pour l'économie
mondiale
Quelques poids lourds en Chine et des entreprises
françaises de plus en plus nombreuses
Pékin
/ Beijing
: croissance économique à près de deux chiffres en 2003
Boom
économique een 2003
- The mainland economy shrugged off the Sars outbreak
to grow by 9.1 per cent .
Une
production industrielle en hausse de 17 %
L'économie
privée est devenue un segment de croissance très important
en Chine
Croissance des échanges économiques
France Chine Source
: Le Quotidien du Peuple
La baisse des droits de douane annonçée en Chine Libération
BNP
PARIBAS : une délégation à Shanghai Consulat
Général de France à Shanghai
L'économie
et la nouvelle société chinoise par Dr Pierre Picquart
Les entreprises
chinoises à Paris et en Ile-de-France Etude du Greffe
tribunal avec Dr Pierre Picquart |
La
société d'investissement d'Etat investit trois milliards de
dollars dans Blackstone
BEIJING,
21 mai (XINHUA) -- La société d'investissement d'Etat de Chine
est d'accord pour investir trois milliards de dollars dans le
fonds d'investissement américain Blackstone, a confirmé lundi
un principal participant chinois aux négociations de cette affaire.
Wang Jianxi, président de la société China Jianyin Investment
Limited (China Jianyin) qui a participé aux négociations, a
dit à Xinhua qu'un accord avait été signé dimanche par les deux
parties pour l'acquisition d'une participation de moins de 10%
et sans droit de vote par la société chinoise sous le nom de
Société d'investissement d'Etat (SIE) au sein de Blackstone.
China Jianyin s'intégrera dans la SIE après que la dernière
sera formellement établie.
Selon un communiqué conjointement issu par Blackstone et la
SIE, l'achat prendra fin en même temps avec la première introduction
en Bourse de Blackstone, qui, devant représenter quatre milliards
de dollars, est prévue pour mi-juin.
La SIE va acheter à 95,5% du prix ces unités de cette première
introduction en Bourse de Blackstone et a promis de les détenir
pour au moins quatre ans.
"Nous
sommes très heureux d'être en mesure de réaliser le tout premier
investissement de la SIE dans une compagnie respectée comme
Blackstone", a dit Lou Jiwei, chef du groupe de travail
de la SIE.
Le groupe Blackstone est très content d'être la première société
à établir des relations avec une société étatique chinoise d'investissement
en devise et souhaite la bienvenue à la société en tant qu'actionnaire
de Blackstone, a dit Stephen A. Schwarzman, PDG de Blackstone,
en ajoutant que l'affaire était "seulement commerciale"
et que Blackstone mènerait ses affaires tout comme auparavant
après sa première introduction en Bourse, pour apporter davantage
de profit a ses actionnaires.
La SIE a prévu son établissement et sa mise en service cette
année et elle pourrait aussi envisager de confier la gestion
de ses biens à d'excellentes compagnies internationales de gestion
des capitaux, selon Wang Jianxi
Croissance
de la Chine au 1er trimestre 2007 et évolution du RMB
Le
PIB de Chine a connu une croissance de 11,1% à 5 030 milliards
de yuans en base annuelle au premier trimestre, avec une production
industrielle agricole de 363,1 milliards de yuans, en hausse
de 4,4% sur un an. L'académie chinoise des sciences
sociales (ACSS), un think tank gouvernemental, a révisé à la
baisse la croissance de la production agricole annuelle du pays
pour 2007 de 5% à 4%.
La révision est survenue deux semaines après que le Bureau d'Etat
des statistiques ait publié une hausse de 4,4% pour le premier
trimestre, plus basse que prévue, soulignant le déclin sur trois
années consécutives de 6,3% en 2004 à 5% l'année dernière.
On s'attend également à un déclin du pourcentage de produit
intérieur brut généré par l'agriculture de 11,8% l'année dernière
à moins de 11%, annonce l'ACSS dans son "Analyses et Prévisions
pour l'économie rurale chinoise 2006-2007", mieux connu
sous le nom de "rapport vert de l'ACSS sur l'économie rurale
chinoise".
Zhang Xiaosha, directeur de l'Institut de développement rural
de l'ACSS, a attribué le ralentissement de la croissance à l'exode
des travailleurs ruraux et à l'accélération de l'urbanisation
et de l'industrialisation.
Avec l'absorbtion par le pool de travail urbain de la population
rurale migrante, l'expansion économique du pays s'appuiera davantage
sur les services et la production industrielle, a-t-il dit.
L'Institut de recherche scientifique sur le travail, affilié
au ministère du Travail et des sécurités sociales, a anticipé
l'influx de 160 à 180 millions de travailleurs ruraux dans les
villes de 2001 à 2010.
Les chiffres officiels révèlent que la proportion du produit
intérieur brut (PIB) généré par l'industrie des services a connu
la croissance la plus rapide, de 29% en 2004 à presque 40% l'année
dernière. La production industrielle expliquait 48,7% du PIB
de l'année dernière, une hausse légère comparée aux 47,5% précédents.
(Source : BEIJING, 1er mai(XINHUA)
Croissance
Chinoise toujours très soutenue en 2006 et prévisions 2007
La
Chine va bénéficier d'une forte croissance à moyen terme. La
croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Chine devrait
approcher les 10% à moyen terme, tiré par des gains de productivité
significatifs, a indiqué une étude de recherche publiée lundi
par Goldman Sachs, leader des banques d'investissement américaines.
L'étude
prévoit que le PIB de la Chine augmentera de 9,8% en 2007 et
de 10% en 2008. Goldman Sachs avait prédit une croissance de
10,5% de l'économie chinoise en 2006. Cette prévision optimiste
pour l'économie chinoise sur 2007-2008 est "en partie due
au développement attendu de la demande globale mais aussi et
surtout , portée par la croissance continue et solide de la
demande intérieure". Le rapport précise que la Chine est
actuellement au milieu de son troisième boom de productivité
depuis 1978, lorsque la Chine a commencé ses réformes et son
ouverture sur l'extérieur. Grâce à la large ouverture et aux
efforts de restructuration entrepris par la Chine depuis son
entrée à l'Organisation mondiale du Commerce, le système économique
du pays est devenu plus souple et le marché plus orienté par
le marché en comparaison avec le dernier cycle de plus de dix
ans auparavant, selon le rapport.
La
part de plus en plus réduite des entreprises d'Etat dans la
production et l'emploi rend le marché des produits et de l'emploi
plus souples, indique le rapport, ajoutant que la banque centrale
chinoise règle les questions relevant de la macroéconomie avec
une meilleure compréhension et a une plus grande marge de manoeuvre
pour mener sa politique monétaire. Goldman
Sachs a établi ses prévisions macroéconomiques pour 2007-2008
sur la base d'une politique impliquant une augmentation du taux
d'intérêt de 27 points (dépôts et prêts), une appréciation du
yuan de 5,7% par rapport au dollar en 2007, ainsi que 27 points
de taux d'intérêt suplémentaires et 5,3% d'appréciation du yuan
en 2008. (Sources de l'article (Quoditien du peuple / Xinhua)
Croissance
chinoise : 9,5 % au premier trimestre 2005
Avec
au premier trimestre 2005, un taux de cfroissance de 9,5 % de
quoi faire palir nos économies Occidentales, l'économie chinoise
poursuit son envol et ne donne aucun signe de ralentissement.
Mais les autorités et les spécialistes économiques chinois souhaitent
maîtriser la croissance : les investissements continuent à croître
beaucoup plus vite que ne le souhaite le gouvernement. Une nouvelle
donnée à la mesure de l'évolution ewxponentielle du futur N°
1 mondial.
Alors
que l'Europe a pour priorité la développement de la croissance
et que la France se demande si elle parviendra à enregistrer
une croissance de 2% en 2005, les chiffres publiés par la Chine
ont de quoi faire rêver ! Parce que l'économie chinoise a enregistré
un taux de croissance de 9,5% au premier trimestre 2005 par
rapport au premier trimestre 2004. Stimulée par l'étonnant essor
des investissements, l'économie de la Chine poursuit son rythme
d'expansion tant à l'intérieur du pays que dans le monde entier.
Davos
et le taux de change de la monnaie chinoise, le Yuan
La
Chine semble être agacée des pressions sur son taux de change
et a clairement et fermement signifié au Forum mondial de Davos
que sa décision face au taux de change de sa monnaie sera prise
uniquement en fonction des intérêts du pays. "Laissez aux
Chinois le choix de la décision", a indiqué Li Ruogu, vice-gouverneur
de la Banque centrale chinoise à l'élite mondiale lors des cinq
jours du Forum en Suisse. Le responsable de la politique monétaire
chinoise a montré son agacement sur les questions et sur le
moment concernant la réévaluation du yuan.
Il
s'agit en Chine d'un sujet de controverse, les étrangers ne
connaissent pas bien l'ensemble des données nécessaires à une
bonne analyse de la situation économique selon ce responsable.
Monsieur Stephen Roach, chef économiste de la banque d'affaires
américaine Morgan Stanley a déclaré : "Vous avez totalement
raison, chacun a un avis sur la monnaie", en lui apportant
son soutien. "Personne ne s'est inquiété des difficultés
de la Chine quand le dollar montait", a-t-il ajouté. Le
yuan chinois étant arrimé à un taux fixe au dollar, quand le
dollar baisse, le taux de change du yuan se déprécie de façon
mécanique face à l'euro ou toute les autres monnaies.
Pour
le vice-gouverneur chinois, si le yuan est "à un niveau
satisfaisant", la Chine va continuer la réforme du mécanisme
de fixation du taux de change en allant "progressivement
vers plus de souplesse". La Chine souhaite garder un rythme
de croissance de l'économie de 8%" par an avec une tendance
stable afin d'éviter des chocs économiques.
Li
Ka Shing, d'Hutchison Whampoa et le groupe chinois AS Watson,
s'offre le rachat de Marrionaud.
Le
groupe chinois AS Watson, avec l'accord du patron de Marionnaud
Marcel Frydman a lancé une offre avoisinant 900 millions d'euros
pour acheter le groupe de parfumeries. AS Watson, qui appartient
au magnat de Hong Kong Li Ka-shing, deviendra le premier distributeur
mondial de parfums.
C'est
une OPA amicale qui est lancée sur la totalité des actions Marionnaud
pour 21,80 euros par action. Marcel Frydman vendra ses 22% dans
Marionnaud et restera le PDG, "sans plan social" chez
Marionnaud, qui emploie 9.000 salariés dans près de 1.300 magasins
en France et en Europe.
Le
groupe AS Watson et sa maison mère (le puissant conglomérat
de Hong Kong Hutchison Whampoa) devrait racheter en douceur
Marionnaud. C'est sa première implantation en France et Marionnaud
complètera es autres chaînes de parfums, d'hygiène et de beauté
détenus par AS Watson en Europe, comme Savers et Superdrug en
Grande-Bretagne ou Ici Paris XL en Belgique et Hollande.
Si
le groupe français a conu quelques surprises, l'affaire reste
à priori solide, avec une solide présence en Europe. Marionnaud
a enregistré au 1er semestre 2004 une perte de 78 millions d'euros
pour un chiffre d'affaires de 515,3 millions, provoquant une
chute de l'action à la Bourse de Paris.
CHIFFRES
CLES SUR L'ECONOMIE CHINOISE
Un
habitant sur cinq de la planète est un Chinois.
La
Chine compte plus de 20 mérroples de plus de 5 millions d'habitants.
Avec 752 millions de Chinois actifs, la
Chine est un réservoir de main-d'oeuvre inépuisable.
Les étrangers investissent en Chine 1
milliard de dollars par semaine.
La Chine, c'est bientôt le 3 ème distributeur
ùmondial d'automobiles.
Le revenu actuel par habitant est de 1090
dollars (100e rang mondial) mais augmente très vite
Un portable sur 3 vendus dans le monde
viennent de Chine.
10 300 km d'autoroute ont été mis en service
en 2 ans.
300 000 Chinois ont un patrimoine
dépassant 1 million de dollars, hors l'immobilier.
La Chine a 651 stations de TV et 1000
stations de radio représente
le 2e marché derrière les Etats-Unis.
La marque Bentley a vendu 70 voitures
en 2003, dont 19 limousines, les plus chères.
Une nouvelle centrale électrique est crée
chaque semaine.
Le coût horaire d'un ouvrier du textile
est de 15.10 dollars aux Etats-Unis,
22 fois plus élevé qu'en Chine (0,7 dollar de l'heure).
(source : www.lematin.ch)
Nouvel accord entre Airbus et
la Chine pour la commande de 23 A320
Gustav Humbert, directeur de l'exploitation chez Airbus, a déclaré
le 6 décembre 2004 à Beijing lors d'un point de presse que Airbus
et le Groupe d'import-export des équipements d'aviation de Chine
ont signé un accord accord-cadre pour une commande de 23 avions
A320. Cette commande porte sur près d'un milliard d'euros.
Il s'agit de la deuxième grande commande d'Airbus pour l'année.
La dernière datait de juin, lorsque la compagnie Eastern Airlines
avait commandé 20 avions A 330. Actuellement, on compte
environ 260 avions Airbus opérant sur le continent chinois,
à Hong Kong et Macao. Parallèlement, Airbus a investi
80 millions de dollars américains pour établir à Beijing, avec
le Groupe d'import-export des équipements d'aviation de Chine,
un centre de formation et de soutien.
En
outre, M. Humbert a déclaré que si le projet de l'A350 est approuvé,
la Chine sera autorisée à participer à ce projet et à posséder
5% des participations.
Par
contre, toujours pas de commande en vue pour le futur avion
géant A 380, alors que le vice-président d'EADS, le groupe aéronautique
de défense qui contrôle Airbus, s'était montré très confiant
lors de la visite officielle de Jacques Chirac en octobre dernier...
Ca réduit les chances de voir voler cet appareil pouvant transporter
plus de 500 personnes avant les Jeux Olympiques de 2008, vu
les longs délais de livraison
08
12 2004 : La
division historique PC d'IBM est achetée par le chinois
Lenovo, anciennement Legend, pour 1,25 milliard de
dolards. Lenovo devient ainsi le troisième constructeur
mondial d'ordinateurs personnels derrière Dell
et Hewlett Packard avec un CA annuel de 10 milliards
de dollars
Cet
accord permet au groupe Lenovo de devenir le 3ème constructeur
mondial de PC avec un chiffre d'affaires / an de 10 milliards
de dollars. Selon le PDG du groupe chinois, Liu Chuanzhia, la
somme de 1,25 milliard de dollars se compose ainsi : 650 millions
payés cash et 600 millions de dollars en action Lenovo. C'est
un prix conforme à ce qu'attendait le marché. Les compagnies
américaines Dell et Hewlett Packard occupent les positions un
et deux du secteur. Selon le groupe, en 2003 Lenovo détenait
27% de parts de marché en Chine sur le secteur des Pc et 12,6%
sur la zone "Asie-Pacifique", hors Japon.
Une
nouvelle entité sera basée à New York en employant près de 19.000
personnes issues d'IBM et de Lenovo. Des centres de production
seront créés à Pékin mais aussi en Caroline du Nord. La vente
de la division historique du leader mondial de l'informatique
était prévue, l'entreprise souhaitant se recentrer sur ses activités
plus rentables: en 2003, la branche PC ne représentait 12% du
CA d'IBM
27
07 2004 : La Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole
?
Selon
l'Economiste, l’industrialisation et l’urbanisation rapides
de la Chine impliquerait qu'elle devrait importer
quelque 250 millions de tonnes de pétrole brut par an vers 2020
alors qu'il est prévu qu'elle n’en produira qu’environ 200 millions
de tonnes. De quoi s'intéresser de près, pour l'Empire du Milieuu
aux ressources prétolifières des autres pays, comme elle fait
actuellement en intervenant directement sur les marchés extérieurs
en prenant des participations dans les sociéts pétrolières,
notamment au Brunei (voir L'Empire Chinois). Toujours selon
le même média, sa demande en pétrole devrait croître rapidement
avec l’industrialisation et l’urbanisation rapides du pays :
Ainsi, pour Chen Geng, le directeur général de la China National
Petroleum Corp (CNPC), l’offre insuffisante d’hydrocarbures
constitue un obstacle important à la croissance économique de
la Chine. Toujours selon les mêmes sources de l'économiste,
et d'’après l’Agence internationale de l’énergie, la consommation
chinoise devrait atteindre cette année un peu plus de 300 millions
de tonnes.
16
04 2004 : les cours des matières premières montent, la forte
et solide croissance chinoise sera-t-elle limitée par la logistique
et les ressources naturelles disponibles
Le vice-Premier ministre chinois a annoncé
jeudi à Beijing, lors d'un entretien avec l'ancien président
Giscard d'Estaing, que la Chine allait travailler pour maintenir
une croissance économique rapide et stable. Zeng
Peiyan a fait part de la situation économique
de la Chine à Giscard d'Estaing,
président de la Convention sur l'avenir de l'Europe et chef
d'une délégation d'entreprises françaises venue en Chine pour
participer au Forum commercial annuel Chine-France qui s'est
tenu de mardi à jeudi à Shanghai. Le taux de croissance de l'économie
chinosie s'est établi à 9,1% en 2003 et à 9,7% au cours du premier
trimestre de 2004. Mais la Chine est confrontée aujourd'hui
à une série de difficultés dans l'approvisionnement énergétique
et la capacité du transport qui risquent de ralentir la croissance
économique nationale. Au cours de cette rencontre, Zeng a indiqué
aux entrepreneurs français que la Chine allait améliorer la
politique pour encourager les investissements étrangers tout
en respectant ses engagements pris lors de son adhésion à l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC). "Nous espérons que les industriels
français et européens seront venus nombreux en Chine pour chercher
des opportunités et développer leurs entreprises", a souligné
Zeng. La délégation française est composée de certains représentants
de grandes entreprises frnçaises, y compris Airbus Industries,
Banque Indosuez et Vivendi. La concurrence et le développement
des entreprises d'Etat et privées ont été au centre des discussions
du forum (Sources : agence Xinhua)
15
04 2004 :
Les Chinois achètent des sociétés et s'intallent en Provence
et ... en Europe.
Le leader français de la tomate transformée passe sous direction
chinoise : le géant chinois de la tomate Chalkis a pris le contrôle
majoritaire - 55 % du capital - pour 7 millions d'euros de "Conserves
de France", avec comme nouveau directeur Liu Yi, représentant
le groupe agroalimenatire chinois Chalkis. Le groupe Chalkis
souhaite acheter sept sociétés agroalimentaires occidentales
(sources : le point 15/04/04)
La
Chine va maintenir une croissance rapide et stable de son économie,
dit un vice-Premier ministre chinois : Selon
l'agence XINHUANET (15 04 2004 - Chine nouvelle) le vice-Premier
ministre chinois Zeng Peiyan a annoncé jeudi à Beijing, lors
d'un entretien avec l'ancien président français Giscard d'Estaing,
que la Chine allait travailler dur pour maintenir une croissance
économique rapide et stable. Le taux de croissance de l'économie
chinosie s'est établi à 9,1% en 2003 et à près de 9.7 % au cours
du premier trimestre de 2004. Mais la Chine est confrontée aujourd'hui
à une série de difficultés dans l'approvisionnement énergétique
et la capacité du transport qui risquent de ralentir la croissance
économique nationale. Au cours de cette rencontre, Zeng a indiqué
aux entrepreneurs français que la Chine allait améliorer la
politique pour encourager les investissements étrangers tout
en respectant ses engagements pris lors de son adhésion à l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC). "Nous espérons que les industriels
français et européens seront venus nombreux en Chine pour chercher
des opportunités et développer leurs entreprises", a souligné
Zeng.
Davos
grisé par la Chine, prudemment optimiste pour l'économie mondiale
DAVOS
(Suisse), 25 jan (AFP) : Eblouis par les perspectives en Chine,
heureux bien que prudents sur la reprise économique américaine,
les participants du Forum économique mondial de Davos ont retrouvé
le sourire cette semaine après une année 2003 bien morose.Réunis
en nombre (plus de 2.000) dans la petite station de sports d'hiver
suisse, beaucoup d'entre eux, tout en saluant le retour de la
croissance américaine, locomotive économique mondiale, se sont
aussi interrogés sur sa pérennité.Certains comme Jacob Frenkel,
président de Merrill Lynch International, se sont dits "très
confiant(s) pour l'économie américaine", un message naturellement
relayé par le vice-président américain Dick Cheney.
Mais
d'autres, comme Stephen Roach, chef économiste de la banque
Morgan Stanley, ont mis en garde contre la bombe à retardement
des déficits jumeaux (courants et budgétaires), jugée porteuse
de risques pour l'ensemble de la planète. Source potentielle
de désaccord entre l'Amérique, l'Europe et le Japon lors du
G7 Finances prévu les 6 et 7 février en Floride, la question
de la faiblesse du dollar a été discutée du bout des lèvres.
Le ministre allemand de l'Economie, Wolfgang Clement, s'est
montré le plus direct: "La question de la devise est sur
la table et les Américains doivent la régler, et je pense que
d'autres ministres du G7 l'ont dit. Les autres pays doivent
faire ce qu'ils ont à faire, pas seulement l'Europe".
Le
président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude
Trichet, s'en est pour sa part tenu strictement à la position
exposée en début de semaine par l'Eurogroupe (ministres des
Finances de la zone euro) avec un appel à la "stabilité"
des changes. L'Europe devrait aborder le G7 avec un "consensus
total" sur la question des changes, a confirmé le secrétaire
d'Etat allemand aux Finances, Caio Koch-Weser. Côté américain,
ni Dick Cheney, ni le secrétaire au Commerce Donald Evans n'ont
évoqué la question. L'Europe s'est vu une nouvelle fois recommander
de baisser ses taux d'intérêt et de procéder à des réformes
structurelles pour à la fois contrer l'envolée de l'euro et
améliorer son potentiel de croissance. "L'inflation est
sous contrôle", a affirmé Jean-Philippe Cotis, chef économiste
de l'Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE).
L'un
des sujets les plus séduisants pour les visiteurs du Forum fut
le spectaculaire essor économique de la Chine, qui semble exercer
un attrait magnétique sur les industriels, en dépit des inconnues
quant à la politique de taux de changes de Pékin."Maintenant,
c'est le bon moment pour investir en Chine", s'est enthousiasmé
le patron du fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon,
Ulrich Schumacher, résumant l'opinion de nombre d'entrepreneurs
alléchés par les opportunités offertes par ce que certains économistes
décrivent parfois comme une "immense usine". C'est
à peine si quelques voix se sont fait entendre pour suggérer
que la Chine présente aussi des risques avec une économie au
bord de la surchauffe et les nombreux problèmes structurels
qui grippent encore son économie. En marge du Forum, les négociations
sur la libéralisation du commerce mondial organisées par la
Suisse dans l'espoir de parvenir comme prévu à un accord sur
le cycle de Doha avant fin 2004 n'ont débouché sur aucun résultat
concret, en l'absence des négociateurs américains et européens.
Quelques
poids lourds en Chine et des entreprises françaises de plus
en plus nombreuses
AIRBUS
CHINA ; AIR
FRANCE (Marc Benedetti, Directeur général Asie) ; ALCATEL
; ALSTOM
; AREVA
; AXA - Michel
Pinault, Directeur général Asie-Pacifique -; CABINET
DS AVOCATS - Claude Le Gaonach-Bret - ; CARREFOUR
- Jean-Luc Chéreau, Directeur exécutif Chine -; CMA-CGM
; DANONE;
EADS ; EDF
- Hervé Machenaud, Président de la branche Asie Pacifique -
; LOUIS VUITTON
/ LVMH ; L'OREAL
- Paolo Gasparrini, Directeur Chine - ; MICHELIN
- Eric Jugier, Directeur Chine - ; PSA
PEUGEOT-CITROËN - Alain Sartoris, Directeur Chine - ; SAINT-GOBAIN
; SOCIETE GENERALE
- Marc Poirier, Directeur Chine - ; TOTAL.
Beijing
: croissance économique à près deux chiffres en 2003
et 2004
Malgré les retombées des ravages du syndrome respiratoire
aigu sévère (SRAS), l'économie de la capitale chinoise bénéficiera
d'une croissance économique à deux chiffres en 2003, a déclaré
Zhang Mao, maire adjoint de Beijing.
"Bien
que Beijing ait été frappé par un manque d'énergie pendant le
quatrième trimestre, son économie est toujours sur la voie de
la croissance rapide," a déclaré Zhang Mao dans une téléconférence
sur l'économie de Beijing. Selon les dernières statistiques,
de janvier à novembre de l'année, le PIB de Beijing a atteint
312,06 milliards de yuans (37,6 milliards de dollars), soit
une hausse de 10,1% sur la même période de l'année dernière.
Les
investissements dans les biens de capital fixe sont devenus
le facteur majeur pour impulser l'économie de la capitale chinoise,
et l'achat d'automobiles et d'habitations par les habitants
locaux contribuent également à la forte croissance économique,
selon les mêmes sources. Durant les onze premiers mois 2003,
Beijing a placé 172,14 milliards de yuans (20,7 milliards de
dollars) dans les biens de capital fixe, soit une hausse de
20,1% sur la même période l'an dernier.
Pourtant,
Beijing a également besoin d'établir un système d'alerte pour
l'économie, et de lancer conjointement des conférences entre
différents départements pour résoudre les affaires d'urgence
comme par exemple la pneumonie atypique, a indiqué le maire
adjoint. "Nous devons renforcer notre capacité à l'égard
de la collecte d'informations et établir des politiques scientifiques
quand on affronte les affaires d'urgence," a-t-il conclu.
Boom
économique en Chine
Le chiffre de la croissance, 9,1 % en 2003, reflète de nouvelles
méthodes de calcul conformes aux normes internationales. Par
habitant, le PIB de la Chine atteint 1 090 dollars (881 euros).
La
Chine a annoncé, le 20 janvier, 9,1 % de croissance pour 2003,
son chiffre le plus élevé depuis 1997. "Selon des estimations
et des
évaluations préliminaires, le produit intérieur brut (PIB) de
la Chine en 2003 s'est élevé à 11 669 milliards de yuans (1
139 milliards d'euros), en hausse de 9,1 % sur l'année précédente",
a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). Par habitant,
le PIB de la Chine atteint 1 090 dollars (881 euros).
Ce
résultat a notamment été atteint grâce à une reprise plus forte
que prévu de la croissance au second semestre. Après avoir démarré
en trombe à 9,9 %, l'économie chinoise avait brutalement ralenti
sa marche entre avril et juin, tombant à 6,7 % de croissance,
son plus bas niveau depuis onze ans, à cause de l'épidémie de
syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait surtout
frappé les services, notamment le tourisme. Le BNS a révisé
à la hausse d'un demi-point de pourcentage le chiffre du troisième
trimestre, qui passe de 9,1 % à 9,6 %, alors que celui du quatrième
atteint 9,9 %. Le secteur primaire (agriculture et mines) a
crû seulement de 2,5 %, soit 0,4 point de pourcentage de moins
qu'en 2002. Le tertiaire (services) a également affiché une
croissance plus faible de 0,8 point de pourcentage qu'en 2002,
à 6,7 %.
Une
production industrielle en hausse de 17 %
Le
secteur secondaire (industrie et bâtiment) a au contraire accéléré
la sienne de 2,7 points de pourcentage, à 12,5 %. La croissance
a notamment été tirée par la hausse de la production industrielle,
qui a atteint 17 % en 2003, soit cinq points de pourcentage
de plus que l'année précédente. Le chiffre de la croissance
reflète aussi des nouvelles méthodes de calcul plus conformes
aux normes internationales, alors que la Chine avait été critiquée
par bon nombre d'économistes qui estimaient le chiffre officiel
de la croissance sous-évalué. "Le gouvernement chinois
était soumis à des pressions pour réviser les chiffres à la
hausse. C'est pourquoi le chiffre du troisième trimestre a été
corrigé", selon Andy Xie, directeur chez Morgan Stanley
pour la région Asie-Pacifique. "Personnellement, je pense
que la Chine a plutôt un taux de croissance à 2 chiffres. 9,1
%, c'est en quelque sorte plus proche" de la réalité, a
ajouté M. Xie. "C'est un signe de plus grande transparence
gouvernementale", a jugé de son côté Ma Jun, économiste
à la Deutsche Bank, à Shanghaï. Mais il a ajouté que "si
le marché ne comprend pas qu'il y a un changement dans
les méthodes de calcul, cela pourrait créer des inquiétudes
sur une surchauffe qui provoquerait de l'inflation".
La
hausse des prix à la consommation - qui avait repris en janvier
2003 après 14 mois de baisse consécutive - s'est accélérée à
la fin de l'année, à 1,8 % en octobre, 3 % en novembre et 3,2
% en décembre. Pour l'ensemble de l'année, l'inflation s'élève
à 1,2 %, contre 0,8 % de baisse des prix en 2002. Le gouvernement
chinois a affiché sa confiance pour l’année 2004, en annonçant
un objectif modeste d'une croissance "supérieure à 7 %",
selon Li Deshui, le directeur du BNS. Malgré des investissements
en capital fixe qui ont bondi de 26,7 % et les inquiétudes d’économistes
sur une mauvaise allocation des fonds, le gouvernement estime
que la croissance est saine. "La consommation a tiré l'économie
tout du long avec plus d'achats de logements et de voitures,
contribuant au développement de nombreux secteurs, comme les
matériaux de construction et l'industrie lourde", a indiqué
Zhang Lijun, chercheur au centre de recherches sur le développement
du Conseil des affaires d'Etat (cabinet ministériel).
L'économie
privée est devenue un segment de croissance très important en
Chine
Selon un rapport sur le développement
de l'économie privée en Chine rendu public par la Fédération
chinoise de l'industrie et du commerce, à l'issue d'une dizaine
d'années de développement, le secteur privé est devenue une
force non négligeable de l'économie chinoise. Actuellement le
nombre des entreprises privées ne cesse d'augmenter et leur
qualité continue à s'améliorer. La part occupée par l'économie
privée dans le PIB chinois a atteint 48,5%. En Chine, l'économie
privée désigne les entreprises chinoises soumises à divers régimes
de propriété, en dehors des entreprises d'Etat ou contrôlées
par des capitaux publics ; elle recouvre les industries et commerces
individuels, les entreprises à capitaux privées et collectifs.
A l'heure actuelle
le nombre des entreprises privées en Chine a dépassé celui des
entreprises publiques. Selon le vice-président de la Fédération
chinoise de l'Inudstire et du commerce M. Shun Xiaohua, le nombre
des entreprises privées a été multiplié par 24 fois ses 12 dernières
années. Sur cette période, le montant des capitaux investis
dans ce secteur s'est élevé à 2008 milliards de yuans Renminbi.
Ces entreprises augmentent numériquement et qualitativement.En
2002, l'économie privée a pris de l'ampleur en Chine : elle
représentait 48,5% du PIB. Un quart du chiffre de la croissance
économique nationale de l'année dernière a été réalisé par les
entrepises de ce secteur. Dans plusieurs provinces chinoises,
comme le Guangdong et le Zhejiang, l'économie privée est même
devenue la force motrice du développement local.
La contribution
du secteur privé s'éleve à 80% du produit généré dans ces provinces.
Selon les statistiques, l'économie privée maintient sa tendance
à la hausse. Pendant les 9 permiers mois de cette année, le
montant des investissements des entreprises a avoisiné mille
milliards de yuans, soit une augmentation de 30% par rapport
à la même période de l'année précédente. Il s'agit d'un nouveau
reccord depuis ces 8 dernières années. L'investissement des
entreprises privées se diversifie et devient de plus en plus
rationnel. Actuellement l'investissement de capitaux privés
s'étend à de nombreux secteurs tels que l'industrie lourde,
le service financier, l'éducation, la culture, la presse, les
infrastructures routières, l'urbanisme et les services au public.
Avec la croissance
de l'investissement, le gouvernement chinois met l'accent sur
sa politique d'encouragement de l'économie privée. Les entreprises
axées sur les sciences et les technologies constituent la nouvelle
orientation de l'économie privée. M. Shun estime que l'économie
privée connaîtra en Chine un regain de développement grâce à
la mise en oeuvre d'une législation sur la protection des biens
privés. Les entreprises privées bénéficieront dans tous les
domaines du soutien de l'Etat par l'intermédiaire d'une politique
financière favorable. L'enjeu est de faire rapidement entrer
l'économie privée chinoise sur le marché international. Pour
assurer le bon déroulement des activités productives du secteur
privé, la Fédération chinoise de l'Industrie et du Commerce
a décidé de publier deux fois par an un rapport analysant l'évolution
de ce secteur afin d'aider les entreprises à poursuivre leur
épanouissement.
La
croissance des échanges économiques et technologiques entre
la France et la Chine (1)
Selon
le quotidien du peuple, ces dernières années, les échanges
commerciaux entre la Chine et la France ont connu une croissance
régulière. " Selon les chiffres fournis par les Douanes
chinoises, en l'an 2000, le volume du commerce a créé un record
de 7 660 millions de dollars, en augmentation de 14,2% sur l'année
1999. Les exportations chinoises ont enregistré 3 710 millions
de dollars, en hausse de 26,8%, et les importations, 3 950 millions
de dollars, en hausse de 4,4%, avec une balance en déficit de
240 millions de dollars".
Toujours
selon le même quotidien, en janvier de cette année, les échanges
commerciaux entre les deux pays ont réalisé une valeur de 670
millions de dollars, un accroissement de 33,9% en base annuelle.
la Chine a exporté pour 330 millions de dollars, soit une augmentation
de 24,4%, elle a importé pour 340 millions de dollars, soit
une augmentation de 44,8%. En ce qui concerne les technologies,
fin 2000, les deux parties auraient signé 1 460 contrats sur
l'introduction de technologies pour un montant de 9 040 millions
de dollars. La même année, la Chine a introduit de France 265
projets techniques pour 660 millions de dollars.
Dans
la coopération financière, selon le département d'Europe relevant
du Ministère chinois du Commerce extérieur et de la Coopération
économique, les gouvernements chinois et français avaient signé
en avril 1985 un premier accord en vertu duquel le gouvernement
français fournira des crédits de développement au gouvernement
chinois, afin de soutenir les entreprises françaises dans leurs
exportations des technologies et équipements vers la Chine.
Jusqu'à
la fin de l'an 2000, les deux gouvernements auraient conclu
19 protocoles financiers et 2 accords sur le don de fonds pour
un crédit total de 2,542 milliards de dollars et avec les contrats
valables de 2,448 milliards de dollars. La France aurait financé
en tout 130 projets chinois dont 115 sont entrés en vigueur
dans l'énergie, les télécommunications, les transports, les
matières premières, les engrais chimiques, le secteur mécanique,
le service médical, l'urbanisme et la protection de l'environnement.
"Depuis
1980 à la fin de l'an 2000, les projets à capitaux directement
placés en Chine par la France auraient atteint 1 719 pour un
fonds contractuel de 5,75 milliards de dollars, avec un investissement
réellement placé de 4,48 milliards de dollars. En 2000, 136
projets ont absorbé des investissements directs de la France,
soit +20% en base annuelle, pour un fonds contractuel de 636
millions de dollars, en hausse de 33%, et le capital réellement
engagé a atteint 895 millions de dollars, en hausse de 0,72%".
(1)
La baisse des droits de douane en Chine (2)
Selon
Pierre HASKI, correspondant à Pékin du
journal Libération,
en date du 2 janvier 2004, "La Chine importe à fond"
et la baisse des droits de douane, annoncée par Pékin, va encourager
l'importation en Chine des produits étrangers, destinés notamment
"aux nouveaux riches".
Toujours selon le même article, l'effet reste symbolique au
regard de la croissance chinoise : " ... mais les ego nationaux
en prendront quand même un coup : poursuivant son ascension,
la Chine serait devenue, en 2003, la quatrième puissance commerciale
mondiale, derrière les Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon,
faisant reculer d'un cran de vieilles nations exportatrices
comme la France et la Grande-Bretagne. Sous réserve de vérification
lorsque les comptes de l'année écoulée seront soldés, le vice-ministre
du Commerce chinois, Wei Jianguo, a estimé à 800 milliards de
dollars (640 milliards d'euros), le total des échanges commerciaux
dans les deux sens. Une annonce reprise fièrement à la une de
la presse pékinoise".
L'auteur
indique ensuite que le commerce extérieur chinois s'est accru
de 36,4 % sur les 10 premiers mois de l'année 2003 par rapport
à 2002 les dernières statistiques officielles connues ce
qui constitue le principal moteur d'une économie qui clôture
l'année avec un taux de 8,5 % de croissance ; "Tout aussi
impressionnant: les réserves monétaires du pays ont gonflé de
plus de 100 milliards de dollars (80 milliards d'euros) en 2003
pour atteindre la barre des 400 milliards de dollars (320 milliards
d'euros)".
Dans ce climat de croisance et de confiance économique où la
principale crainte reste la surchauffe, la Chine a indiqué une
nouvelle étape dans ses engagements vis-à-vis del'Organisation
mondiale du commerce (OMC): "les droits de douane ont été
ramenés en moyenne à 10,4 % contre 11 % jusqu'ici. Durant l'année
2003, Pékin avait déjà réduit le taux moyen de ses droits de
douane à 11 % contre 12 % en 2002, et 15,3 % en 2001. En adhérant
à l'OMC en décembre 2001, la Chine s'était en effet engagée
à ramener le taux moyen de ses droits de douane sur les produits
importés à 9,8 % d'ici 2010".
Toujours
selon Selon Pierre HASKI, cette décision devrait accentuer la
montée des importations chinoises : "Les dirigeants chinois
ont récemment mis en avant un argument dont, d'ordinaire, on
ne se vante pas : la possibilité que la Chine connaisse, dès
cette année, un déficit commercial... " Selon l'auteur,
"de fait, en 2003 (sur les dix premiers mois de l'année),
les importations (+40,4 %) ont augmenté bien plus vite que les
exportations (+32,8 %). Si cette tendance se poursuivait, un
déficit chinois ne serait pas impossible, réduisant ainsi la
portée des appels protectionnistes aux Etats-Unis et dans certains
secteurs en Europe, évoquant «le péril chinois». «Au lieu de
fermer vos portes, profitez de celles qui s'ouvrent chez nous»,
répondent, en substance et avec pragmatisme, les Chinois à leurs
détracteurs étrangers".
L'essor
de l'économie chinoise et l'accroissement spectaculaire du niveau
de vie de certaines classes sociales et majeure en partie des
citadins auraient favorisé une forte demande en importations.
Selon l'auteur, " En énergie (+30 % pour les importations
de pétrole en 2003), en matières premières, au point de déstabiliser
quelque peu le marché mondial, mais aussi en machines-outils,
en biens d'équipement et de consommation pour la nouvelle classe
moyenne, qui en a les moyens. Et l'article de Libération de
poursuivre : "Malgré les critiques régulièrement adressées
par les responsables américains et européens non sans arguments
sur les manquements chinois aux engagements pris vis-à-vis
de l'OMC, l'économie chinoise se révèle bien plus ouverte au
monde que ne l'était celle du Japon il y a quinze ou vingt ans,
alors qu'on parlait aussi d'«invasion» des produits japonais".
L'objectif
de croissance pour 2004, fixé à 7 % par le gouvernement chinois
paraît très modeste (le même objectif avait été fixé pour 2003).
Ce dernier a été dépassé, malgré une année marquée par le Sras,
épidémie qui a certainement provoqué un ralentissement économique,
dans un contexte international déprimé. La Chine atrès bien
terminé l'année 2003, avec un rythme annuel de plus de 9 % à
10 % de croissance au 4 ème trimestre, selon les analystes,
avec un resserrement du crédit, pour éviter un effet de surchauffe.
Selon le quotidien Libération, les dirigeants du Parti communiste
chinois se sont engagés à poursuivre la politique qui leur a
réussi ces dernières années "tout en faisant en sorte que
les oubliés de la croissance, en premier lieu les paysans, en
profitent plus". Selon le correspondant du même quotidien,
il faudra attendre la prochaine session parlementaire du mois
de mars pour connaître la traduction budgétaire ; "En attendant,
ce sont les nouveaux riches qui en profitent, gonflant ainsi
les importations haut de gamme".
BNP
PARIBAS : délégation à Shanghai (3)
Michel
Pebereau, président de BNP Paribas, conduisait le 26 novembre
2003 une délégation de BNP Paribas à Shanghai en compagnie de
Didier Balme, responsable de BNP Paribas Hong Kong et responsable
de la banque de financement et d'investissement pour l'Asie
du Nord et de l'Est. A cette occasion, la BNP a inauguré trois
structures qui devraient marquer une nouvelle étape du développement
de la plus grande banque européenne en Chine. Tout d'abord,
BNP Paribas a acquis la totalité du capital d'"International
Bank of Paris and Shanghai" (IBPS) dont elle était partenaire
depuis 1922 ; c'est la première fois qu'une banque chinoise
passe intégralement sous le contrôle d'un établissement étranger.
La banque vient également de former une co-entreprises avec
la maison de titres Changjiang Securities, donnant ainsi naissance
à "Changjiang BNP Paribas Peregrine Securities Co. Ltd",
ce projet étant l'un des premiers partenariats internationaux
en Chine dans la spécialité. Enfin, une autre co-entreprise
devrait obtenir une licence d'un jour à l'autre pour la gestion
de titres en partenariat avec Shenyin et Wanguo Securities,
sous le nom de "SW BNP Paribas Asset Management Co. Ltd".
Le
maire de Shanghai, M. Han Zheng, a réservé à M. Pebereau le
meilleur accueil, soulignant l'intimité qui existe entre Shanghai
et Paris, comparable à celle observée entre la France et la
Chine. Il a rappelé que c'est à Paris qu'avait été retenue la
candidature de Shanghai pour l'exposition universelle de 2010
et que la BNP était la première banque étrangère à s'être installée
en Chine. M. Pebereau a, en retour, décrit pour le maire les
différents aspects de la stratégie de sa banque en Chine. Par
ailleurs, M. Pebereau s'est entretenu, à l'occasion d'un déjeuner
à la résidence, avec quelques responsables d'entreprises françaises
présentes à Shanghai, qui lui ont présenté leurs expériences
de terrain et répondu à ses nombreuses questions sur l'économie
chinoise. M. Pebereau a également présidé la cérémonie officielle
de remise d'un don de 15000 euros sur trois ans au pôle de recherche
franco-chinois en science du vivant et génomique. Cet appui
est plus particulièrement destiné à accélérer les recherches
conduites autour de la pneumonie atypique (mise en place d'outils
de diagnostique, élaboration de méthodes de prévention de la
contamination). Ainsi, même si la BNP maintient l'essentiel
de son équipe à Hong Kong, ces restructurations traduisent le
souci constant de la banque d'apparaître comme un précurseur.
La banque confirme l'importance que revêt pour elle la place
financière de Shanghai, que M. Pebereau voit devenir un pôle
majeur en Asie dans les 10 ans à venir. A plus court terme,
le seuil de profitabilité reste difficile à atteindre, alors
que l'ouverture réglementaire progresse au compte-goutte, compte
tenu de la fragilité du système financier national.
(1)
Source : Le
Quotidien du Peuple
(2)
Source :
Journal Libération
3) Source :
Consulat
Général de France à Shanghai
L'ECONOMIE
ET LA NOUVELLE SOCIETE CHINOISE
La
Chine, le futur n° 1 économique mondial |
|
Dans cet envol économique international la Chine
devient une usine planétaire et déjà le n° 1 mondial
dans de nombreux secteurs : 1 er producteur
mondial de petites automobiles, d’acier, de charbon,
d’étain, de fer, d’écrans plats pour ordinateurs,
de DVD [3], de porcins, de poissons et autres
produits de la mer, de bière, de céréales - riz
et blé -… 7 000 km de voies ferrées [4] à construire
au cours du 10 ème plan quinquennal, 1 000 usines
de traitement de déchets…et bien d’autres projets
économiques, techniques, scientifiques, industriels,
environnementaux, d’aménagement du territoire…
forment autant d’opportunités pour l’avenir.
L’importance économique et internationale de la
Chine n’est plus à démontrer. L’ampleur du développement
à venir de l’empire et de ses grandes métropoles
est à l’image de ses nombreux projets pharaoniques
sur son territoire et de ses futures investissements
dans les secteurs les plus variés : un marché
de la production des biens planétaires [5], l’aménagement
de l’eau, des transports, des complexes portuaires…
les satellites et la route de l’espace, la construction
d’autoroutes et de réseaux, de barrages, de gazoducs,
de ponts géants, des milliers d’usines, des travaux
herculéens pour les Jeux Olympiques de 2008 ou
la future exposition universelle de Shanghai…
Ce grand pays, avec son propre modèle de développement,
va devenir d’ici 10 à 20 ans le futur N° 1 économique
mondial. Le monde rééquilibré et tiré par cette
croissance économique de la Chine en profitera
économiquement ainsi qu'au niveau de ses échanges
commerciaux et de ses emplois. Prête pour l'organisation
des jeux olympiques en 2008 et l'exposition universelle
de 2010, un nouveau modèle de société est né avec
une "grande puissance" émergente qui
joue d’ores et déjà un rôle de rééquilibrage dans
l’ordre mondial, dominé jusqu’à présent par les
Etats-Unis suite à la Chute du mur de Berlin.
|
Les
jeux olympiques de Pékin 2008 |
|
Les jeux de la XXIXe Olympiade se dérouleront
en Chine du 8 août au 24 août 2008. Les
Jeux ont toujours permis aux peuples de se rassembler
dans la paix, en respectant les principes d'éthiques
universels. Les Jeux en préparation rassembleront
les athlètes du monde entier et contribueront
à promouvoir l'esprit olympique. Les jeux olympiques
en Chine en en 2008 seront un facteur de paix
et de stabilité dans les rapports entre Pékin
et l’Occident, y compris avec Taiwan. La volonté
naturelle du gouvernement chinois de réussir et
celle du peuple chinois, l'ampleur et la longue
durée de la préparation des JO et le souhait de
rassembler les délégations sportives du monde
entier forment un grand objectif national en Chine.
Lors de son passage de Lausanne à Evian pour assister
au Dialogue informel Nord-Sud, le président chinois
Hu Jintao, en tournée en Europe et en Asie, a
rencontré en juin 2004 le président du Comité
international olympique (CIO). M. Jacques Rogge.
Le président Hu Jintao a déclaré que « le Comité
d’organisation pour les Jeux Olympiques à Beijing
(COJOB), fort du grand soutien du gouvernement
central, entreprend, avec méthode et de façon
planifiée, la mise à l’exécution de tous les préparatifs
des JO 2008 ». Lors de cette rencontre entre le
Président Hu Jintao et le président Rogge, ce
dernier a déclaré : « Tenir les JO en Chine, le
pays le plus peuplé dans le monde, présentera
une signification extrêmement importante pour
le développement du sport international…. Le CIO
aidera pleinement la Chine à mieux organiser les
29èmes JO en l’an 2008 »,
Lors d'un récent voyage en Chine ou je présentais
mon dernier ouvrage "L'Empire Chinois"
aux Editions Favre pour découvrir en même temps
l'organisation des futurs JO, l'envol positif
de la "Nouvelle Chine", la société chinoise,
ses progrès culturels, sociaux et économiques,
l’équipe de tournage « BLUE UP productions » que
j’ai côtoyé, a reçu ce principal message de Monsieur
LIU Qi, le plus haut responsable de l’organisation
mondiale des JO de Pékin. Ce dernier a
indiqué clairement que "bien qu’en organisant
des JO humains, exemplaires et économes en 2008
; toutes les promesses faites au CIO ne changeront
pas et seront, bien entendu, tenues".
Pour le président LUI Qi : « nous voulons mettre
en pratique "l’esprit des JO économes » en
adéquation avec la mise en œuvre une cérémonie
sportive humaine de haut niveau….Mais de toute
façon, toutes ces mesures ne changeront pas les
promesses faites au Comité international des JO.
Autrement dit, l'économie ne changera pas la base
de toutes les promesses et de tous les besoins
des JO de Pékin 2008 »
|
La
Nouvelle Chine et la société chinoise |
|
Les Chinois sont attirés par l’Occident, mais
gardent leurs valeurs. Il y a en Chine, un véritable
engouement pour l’économie libérale et la culture
chinoise et occidentale, du fait de la diffusion
de films ou de séries internationales sur les
télévisions chinoises. Ils ont pour modèles ces
groupes internationaux. Ils contemplent également
les projets pharaoniques de leur pays modélisé
sur les Etats-Unis : gratte-ciel, méga-usines,
autoroutes, marchés géants, Jeux Olympiques… Et
puis, fait nouveau, il y l’explosion des postes
informatiques, d’outils propices à la connaissance,
aux moyens d’échanges. Les internautes chinois
sont les plus nombreux au monde. Le développement
de la communication en ligne procure aux Chinois
de nouvelles sources d’informations et de communication
essentielles à leur développement personnel, à
celui des techniciens, scientifiques et du pays.
L’outil informatique et l’utilisation d’Internet
ont procuré au monde chinois des concepts et des
techniques qu’il ne pouvait pas capturer dans
de nombreux secteurs. Aujourd’hui, ces moyens
modernes sont à la disposition du plus grand nombre.
Pour un voyageur connaissant la Chine et qui y
retourne seulement quelques temps plus tard, le
constat est saisissant. Il en est de même pour
les Chinois qui reviennent dans ce pays régulièrement.
De Pékin à Shanghai, en passant par d’autres provinces,
à quelques semaines d’intervalle, l’impression
est identique : "il se passe toujours quelque
chose de nouveau et de positif"… "on
ne reconnaît plus un quartier et l'environnement
moderne de nouvelles cités qui s’embellissent,
les immeubles, les autoroutes, la propreté des
villes, les habitudes de vie nouvelles, les nouveaux
commerces… Les articles libres dans les médias,
l’évolution de la mode, les habitats, les véhicules,
les mentalités et les modes de vie des gens changent.
Même le ciel de Pékin diminué de sa pollution
devient enfin bleu ! Les Chinois sont de plus
en plus dynamiques et ils "vibrent"
dans une société qui évolue très rapidement, favorisant
la créativité et des projets qui surgissent de
toutes part : qu'il s'agisse de la création artistique,
de l'apprentissage de l'anglais pour les jeux
olympiques, de l'utilisation des nouvelles technologies
de l'information (TIC), des grands magasins qui
rivalisent avec ceux de l'Occident. Tout bouge
en Chine de façon exceptionnelle et exponentielle.
Cette impression de changement radical et positif,
je l'ai ressenti lors de mon récent séjour à Pékin.
Je connaissais bien cette métropole et Shanghai,
la ville "Superstar". Dès mon arrivée
à l'aéroport, tout changeait seconde après seconde.
La forêt des vélos était remplacée par les très
nombreuses voitures. Les nouveaux parkings, les
hôtels, les néons, les autoroutes et les anneaux
circulatoires, les banderoles de bienvenue pour
"l'année de la France en Chine" et de
multiples signes m'annonçaient déjà que j'arrivais
dans un nouveau pays. "La Nouvelle Chine"
est née. Je ne faisais pas que pressentir ce changement
de la société chinoise. Tous les signaux visibles
étaient là, de l'accueil de la population à leur
tenue vestimentaire ou à la modernité des infrastructures…
Comment peut on changer un pays aussi rapidement
? J'avais l'impression d'arriver aux Etats-Unis
lorsque j'étais plus jeune.
J’ai pu discuter avec des responsables de haut
niveau dans des secteurs très différents : des
hauts fonctionnaires et des membres de gouvernement
de Pékin, des sénateurs, des représentants culturels,
des directeurs sportifs, des responsables de médias
dont le Quotidien du Peuple et le peuple chinois
qui vit de mieux en mieux. Tous avait le même
discours d’ouverture et la même volonté positive:
dialoguer, mieux faire connaître la nouvelle Chine,
« améliorer la société chinoise » et toujours
« faire mieux », à l’écoute des propositions positives
occidentales ou des autres acteurs dans tous les
domaines, y compris sur des sujets qui étaient
« oubliés » auparavant : Taiwan, démocratie locale,
respect des religions et promotion du Tibet, les
libertés individuelles.
En quelques années, le régime chinois est devenu
très ouvert à tout conseil ou dialogue, d’où ce
décalage de communication positive entre l’Occident
et cette « nouvelle Chine » moderne et l’image
que les médias donnent d’une Chine ancienne, pourtant
en construction et qui évolue favorablement et
très rapidement. La Nouvelle Chine est souvent
représentée par des idées fausses ou dépassées,
d’où un besoin vital pour elle d’encourager une
communication positive surtout au regard des médias
qui restent « figés » sur des préjugés qui souvent
n’existent plus ou sont en voie de disparition.
Il faut donc que les acteurs divers et les journalistes
revisitent la Nouvelle Chine et se fassent leur
propre opinion, d’autant que le pays évolue très
vite.
Les jeunes chinois à la fois modernes et sérieux
deviennent de plus en plus créatifs : même les
groupes alternatifs de musique et l’art moderne
ont droit de citée, comme l’avancée des mœurs
de plus en plus acceptée par exemple pour les
gays. La liberté avance dans tous les secteurs,
dans la modernité souhaitée mais aussi dans le
respect de la culture chinoise. En visitant une
grande université chinoise et une école de sport
à Pékin, j’ai pu observer « un campus à l’américaine
», une ville universitaire moderne de 20 000 étudiants,
avec des infrastructures dignes d’un pays moderne.
Aujourd’hui, les innombrables étudiants chinois
sont formés dans les plus grandes Universités
et les écoles de commerces internationales, appuyées
par 450 000 chercheurs répartis dans les entreprises
et les instituts supérieurs.
Depuis peu, c’est toute la société chinoise qui
évolue très rapidement. De nombreux points influencent
les grandes évolutions actuelles de la société
chinoise. Au-delà de son dynamisme économique
incontestable, il nous faut citer la progression
d’un Etat de droit, son adhésion à la lutte contre
le terrorisme, son avancée dans les secteurs scientifiques
et techniques, sa politique éducative et de recherche
en pointe, son ouverture sociale vers les classes
défavorisée par les écarts économiques, l’évolution
des cadres qui dirigent la politique intérieure,
l’ouverture de sa communication externe et de
ses médias et une diplomatie à la fois constante
et active.
L’éveil
de la Chine est bien en marche. L’Empire du Milieu
devient la Grande Nation de demain. Un « monde
nouveau à part » s’éveille et émerge avec des
projets gigantesques, économiques, sociaux et
humains. Les plus belles enseignes frappent maintenant
au fronton des buildings qui rivalisent de créativité
et de modernité. La cité du futur, la vertigineuse
et passionnante Shanghai, vibre, alors que Pékin
s’anime avec ses titanesques chantiers vers ses
futurs jeux olympiques de 2008. Si la Chine toute
entière et ses 45 grandes métropoles bougent,
c’est en même temps toute la société chinoise
qui est en train de changer, y compris dans le
respect d’un Etat de droit, mais également au
regard du respect des nations, de la coopération
internationale et des libertés individuelles. |
| Tous
droits réservés. Dr Pierre Picquart : 06 15 07
88 00 :
culture civilisation chinoise, économie Chine,
politique chinoise |
|
| LES
ENTREPRISES CHINOISES
A PARIS ET EN ILE-DE-FRANCE
Etude réalisée avec le Dr. Pierre Picquart
et
le Greffe du Tribunal de commerce de Paris
Mai
2005 (tous droits et de copie réservés pour tous pays)
La
ville de Paris compte 302 500 entreprises inscrites au
Registre du commerce et des sociétés. 17 % d’entre elles
sont dirigées par des personnes de nationalité étrangère.
On dénombre 159 nationalités différentes parmi les chefs
d’entreprises parisiennes. Parmi celles-ci, on décompte
22 nationalités regroupant 500 dirigeants et plus, 11
nationalités regroupant 900 personnes et plus, et 57 nationalités
regroupant moins de 10 ressortissants.
Toutes
nationalités confondues, les dirigeants étrangers ont
tendance à exercer leurs fonctions au sein de SARL. Les
chefs d’entreprises européens et américains sont plus
impliqués dans les sociétés par actions. Par ailleurs,
les nationalités engagées dans l’immobilier sont très
présentes dans les sociétés civiles.
Conscients
de l’importance du dynamisme des entreprises dirigées
par des entrepreneurs de nationalité étrangère pour le
tissu économique de la capitale, les Greffiers associés
du Tribunal de commerce de Paris ont entrepris un vaste
inventaire statistique pour faire connaître et reconnaître
le rôle économique significatif de ces dirigeants « venus
d’ailleurs ».
Ainsi,
le Greffe publie en mai 2005 et à l’ouverture de l’année
de la France en Chine, le premier volet de son travail
qui concerne les entreprises dirigées par des ressortissants
de nationalité chinoise. Ces données statistiques, obtenues
par extraction des registres tenus par le greffe, sont
mises en perspective avec les chiffres recueillies pour
les entrepreneurs de nationalité française.
Le
Dr Pierre Picquart, Docteur en Géopolitique de l’Université
de Paris-VIII, auteur de l'ouvrage "l’Empire Chinois
" aux éditions Favre, expert international et spécialiste
de la Chine notamment à l'agence China Associates, apporte
un commentaire positif à cette étude statistique et l'expert
prodigue des conseils utiles aux entrepreneurs français
et européens désireux de nouer des partenariats d’affaires
fructueux avec des dirigeants chinois.
Synthèse
de l'étude
La
population entrepreneuriale chinoise compte 3 113 ressortissants
à la tête de 1,10% des entreprises de la Capitale. Les
entrepreneurs chinois se situent au 4ème rang des nationalités
étrangères les mieux représentées à Paris.
En
comparaison avec les entrepreneurs français, les chinois
se caractérisent :
.
par la jeunesse de leurs dirigeants : les chefs d’entreprises
chinois sont âgés en moyenne de 46 ans, soit 5 ans de
moins que leurs homologues français ;
. par une parité hommes/femmes plus équilibrée : 48% des
chefs d’entreprise chinois sont des femmes, contre 25%
chez les français ;
. par le caractère récent de leur entreprise : 64,5% d’entre
elles ont moins de 5 ans d’existence.
Les
entreprises dirigées par des ressortissants chinois concentrent
principalement leur activité dans le commerce (40,5%),
l’hôtellerie et la restauration rapide et traditionnelle
(28%), et l’industrie manufacturière (15,7%).
Ces activités sont bien implantées dans les 11ème, 10ème
et 3ème arrondissements. A noter également : 42% des entreprises
dirigées par un chinois font de l’import/export. 67,5%
des entités engagées dans le commerce sont spécialisées
dans l’équipement de la personne, et proposent de l’habillement,
de la maroquinerie, etc, principalement au détail.
78,13%
des ressortissants chinois sont à la tête de SARL.
Par ailleurs, 67% des entreprises qu’ils gèrent disposent
d’un capital social compris entre 7 500 et 10 000 €. En
comparaison avec leurs homologues français, les entrepreneurs
chinois sont beaucoup moins nombreux à diriger des structures
plus capitalisées, comme des sociétés par actions, soit
seulement 1%, et 3,92% des entreprises qu’ils dirigent
sont dotées d’un capital supérieur à 40 000 €.
Du
point de vue des performances réalisées, l’on constate
que le chiffre d’affaires des entreprises gérées par un
dirigeant chinois a eu tendance à s’éroder en 2003. Ces
entreprises sont nombreuses à déclarer un chiffre d’affaires
compris entre 100 000 et 500 000 €, soit près de 50%.
En revanche, les entités dirigées par leurs homologues
français ont été plus nombreuses à réaliser un chiffre
d’affaires soit plus faible (soit 28,6% moins de 50 000
€), soit plus important (soit 19% de plus de 100 000 €).
18,65%
des entrepreneurs chinois ont sollicité et obtenu un prêt
bancaire pour acquérir un fonds de commerce ou procéder
à des travaux d’amélioration de leur local professionnel.
Par ailleurs, 6,1% des entreprises dirigées par
un chinois ont rencontré des difficultés pour régler leurs
cotisations sociales et fiscales obligatoires, et 0,5%
ont fait l’objet d’un jugement d’ouverture de redressement
ou de liquidation judiciaire. 0,74% des entreprises dirigées
par un chinois ont été détectées par la Prévention, ce
taux s’établit à 0,77% pour leurs homologues français.
Les
créateurs d’entreprises chinois se montrent très dynamiques.
Ils sont à l’origine de 339 nouvelles immatriculations
en 2004, soit une hausse de 56,33% par rapport à 2000,
dont 54% dans le commerce. Le secteur de l’industrie manufacturière
semble enregistrer une baisse. Entre 2002 et 2004,
les créateurs d’entreprise chinois ont été à l’origine
d’une augmentation de 17,96 % tandis que le nombre des
entreprises créées par leurs homologues français diminuaient
de 2,9% pendant la même période. En revanche,
les chinois ont été peu nombreux à créer une SARL à libre
capital en 2004 : 9,02% contre 20,5% pour les français.
1-
Quel est le profil des dirigeants chinois implantés à
Paris ?
Quelles sont les caractéristiques des entreprises qu’ils
dirigent ?
La
population entrepreneuriale chinoise est bien représentée
à Paris. Elle compte 3 113 entrepreneurs à la
tête de 3 265 entreprises, soit 1,10% des entreprises
de la Capitale. Les ressortissants chinois se positionnent
au 4ème rang après les entrepreneurs algériens (5 804
dirigeants), turcs (5 574 dirigeants), et tunisiens (3
693 dirigeants). Pour leur part, les 231 035 entrepreneurs
parisiens de nationalité française dirigent 229 827 entreprises.
Au total, Paris dénombrait 278 017 dirigeants à la tête
de 298 158 entreprises à la fin de l’année 2004, toutes
nationalités confondues.
Les
entrepreneurs chinois sont plus jeunes que leurs homologues
français, et les femmes sont beaucoup mieux représentées
au sein de la population entrepreneuriale
51,88%
des chefs d’entreprises chinois sont des hommes, et 48,12%
des femmes.
Les
entrepreneurs chinois sont âgés en moyenne de 46,38 ans,
soit 5 ans de moins que leurs homologues français.
La
comparaison entre les deux pyramides des âges fait principalement
apparaître les différences suivantes :
-
Les femmes entrepreneures chinoises sont plus nombreuses
que les françaises, qui représentent environ 25,3% de
la population entrepreneuriale. Elles arrivent à égalité
avec les hommes dans toutes les classes d’âge.
- 20,7% des dirigeants chinois sont âgés de 25/35 ans,
soit +5 points par rapport à leurs homologues français
- 10,36% des entrepreneurs chinois seniors ont 58 ans
et plus, soit -9 points au regard des dirigeants français.
Pyramide
des âges des dirigeants chinois
Age
% |
Femmes
% |
Hommes
% |
global |
<25
ans |
47,87%
|
52,13%
|
3,41% |
>=25
et <35 ans |
51,66%
|
48,34%
|
20,69% |
>=35
et <45 ans |
45,71% |
54,29% |
29,96% |
>=45
et <58 ans |
48,27% |
51,73%
|
35,58% |
>=58
ans |
47,55%
|
52,45%
|
10,36% |
Pyramide
des âges des dirigeants français
Age
% |
Femmes
% |
Hommes
% |
global |
<25
ans |
31,15%
|
68,85%
|
2,13% |
>=25
et <35 ans |
27,91% |
72,09%
|
15,85% |
>=35
et <45 ans |
24,60%
|
75,40%
|
28,21% |
>=45
et <58 ans |
24,19% |
75,81% |
34,63% |
>=58
ans |
25,48%
|
74,52%
|
19,19% |
Pierre
Picquart déclare « La Chine a su réussir sa mutation économique
en l’espace de quelques dizaines d’années, appuyée par
la plus nombreuse et la plus riche diaspora du monde.
Les symboles de la réussite exemplaire chinoise sont visibles
en Chine et dans le monde entier. Clefs de cette réussite,
le virage économique libéral de la Chine, la mondialisation,
l'entrée de la Chine à l'OMC , le dynamisme des Chinois
et des entreprises chinoises, tant en Chine qu'au delà
de ses frontières. Pour comprendre un Chinois, il faut
savoir que la réussite est avant tout économique, mais
avec le respect d'une culture modernisée plus que millénaire.
Aujourd'hui les chefs d'entreprise chinois rêvent de s'enrichir
et au-delà… de créer des multinationales, ce qui arrive
avec Lenovo, TLC, le rachat de Marionnaud …. »
64,5% des entreprises dirigées par des ressortissants
chinois ont moins de 5 ans d’existence
L’une
des caractéristiques des 3 265 entreprises parisiennes
dirigées par des ressortissants chinois est leur jeunesse
: 64,5% d’entre elles ont été créées il y a moins de 5
ans, 29,7% ont entre 5 et 15 ans d’existence, 4,8% entre
15 et 25 ans, et 0,9% entre 25 et 50 ans.
Les 11ème, 10ème et 3ème arrondissements sont
les plus prisés des entrepreneurs chinois qui
exercent majoritairement leur activité dans le commerce,
l’hôtellerie et la restauration, et l’industrie manufacturière
43,6%
des entreprises dirigées par des entrepreneurs chinois
sont implantées dans les 11ème, 10ème, et 3ème arrondissements.
Le 13ème arrondissement héberge seulement 2,76% des entreprises
dirigées par un ressortissant chinois. Pour mémoire, à
Paris, les entreprises sont implantées selon une cartographie
décrite dans notre Atlas économique Paris 2004, qui montre
que 30% d’entre elles se trouvent dans trois arrondissements
du nord-ouest parisien : 8ème, 16ème et 17ème. L’économie
parisienne étant traditionnellement organisée en pôles,
activité des entreprises et implantation sont souvent
liés.
En
ce qui concerne les entreprises dont le dirigeant est
un ressortissant chinois, les activités qu’elles exercent
le plus fréquemment sont :
-
le commerce de gros et de détail, soit 40,49%.
- l’hôtellerie et la restauration rapide ou traditionnelle,
soit 28,16%. Ces activités sont bien représentées dans
les 10ème et 11ème arrondissements.
- l’industrie manufacturière, soit 15,73%. Cette activité
est bien implantée dans le 3ème, 10ème et 11ème arrondissements.
A
titre de comparaison, les entreprises dirigées par des
français sont majoritairement engagées dans l’immobilier
et la location (32,20%), les services aux entreprises
(21,65%), et le commerce de gros et de détail (16,41%).
A
noter également :
-
41% des 3 265 entreprises dirigées par un ressortissant
chinois ont une activité d’import/export de produits manufacturés
tels que du textile, du matériel informatique, des produits
alimentaires, etc. Les 18 entreprises spécialisées dans
le négoce de composants, de produits informatiques, de
vente de logiciels, progiciels et installations de matériels
ont toutes une activité d’import export.
- 9% des entreprises dirigées par un entrepreneur chinois
sont engagées dans le secteur de la confection textile.
70% d’entre elles se localisent dans le 11ème arrondissement.
A ce sujet, Pierre Picquart indique : « Entre les boulevard
Voltaire et Richard-Lenoir dans le XIe arrondissement
de Paris, plus de 100 magasins chinois de vente en gros
ou demi-gros de prêt-à-porter occupent la quasi-totalité
des locaux commerciaux. Rue Popincourt, on recense 68
magasins sur 300 mètres. Des boutiques présentent de nouvelles
collections de vêtements que l'on vient acheter de l'Europe
entière à des prix défiant toute concurrence ! Aucun grossiste
chinois n'exerçait dans le quartier il y a près de quinze
ans. Ils sont désormais plus de 500 et leur nombre a augmenté
de 30 % ces deux dernières années. Après l'ancien Chinatown
parisien du XIIIe arrondissement, né dans les années 1980,
et de Belleville dix ans plus tard, c'est un nouveau quartier
de la capitale, le «Sentier» chinois du XIe arrondissement
de Paris semble être passé sous le contrôle économique
des Chinois ».
Focus sur le secteur du commerce : en 2004,
67,5% des entreprises se dédiaient à la vente
d’équipement à la personne
Ce
secteur concerne la majorité des entreprises actives dirigées
par des ressortissants chinois.
67,5%
des entreprises engagées dans le commerce ont une activité
liée à l’équipement de la personne (textile,
habillement, chaussures, articles divers tels que maroquinerie,
bijouterie, accessoires de mode, etc.), dont 53% au détail
et 14,5% en gros.
Viennent
ensuite :
- 18% d’entreprises faisant du négoce en gros de biens
de consommation (appareils ménagers, jouets, parfums,
etc.)
- 5% exercent leur activité dans le commerce d’alimentation
et tiennent des supermarchés/supérettes.
- Les autres entreprises sont engagées dans des domaines
divers : commerce de gros de produits informatiques (1,3%),
fournitures industrielles (1,2%), intermédiaires du commerce
(2,3%), etc.
En ce qui concerne les nouvelles immatriculations
de 2004, l’on constate que le domaine de l’équipement
de la personne reste un secteur particulièrement apprécié
des entrepreneurs chinois. 70% des nouvelles
entreprises s’y sont engagées. Vient ensuite le négoce
en gros de biens de consommation et de produits divers,
soit 22%, puis le commerce de détail de produits divers
(4,5%). Les autres secteurs tels que le commerce de produits
informatiques, de fournitures industrielles et les activités
intermédiaires représentent moins de 3% des nouvelles
activités commerciales répertoriées en 2004.
Pierre
Picquart déclare : « En France l'explosion numérique des
PME et des commerces Chinois est présente dans tous les
secteurs d'activités, ce qui est valable au niveau mondial.
En moins de deux ans, le groupe chinois Legend est passé
du 6e au 3e rang sur le marché informatique chinois, juste
derrière IBM et Compaq. On ne dispose pas de données précises
sur la part relative des investissements en capital des
entreprises chinoises hors de Chine. Cependant, les experts
sont unanimes pour dire que les Chinois d'outremer dominent
le capital des moyennes et grandes entreprises sur tous
les marchés asiatiques, à l'exception du Japon et de la
Corée. Selon Peter Williamson , les Chinois d'outremer
« disposent de milliards de dollars en chiffre d'affaires
et actifs, ont accès à une technologie impressionnante,
font partie de puissants réseaux politiques et économiques
et se battent pour la croissance dans leurs propres prés
carrés ». Gordon Redding, éminent expert en la matière,
estime que l'équivalent du produit national brut des Chinois
d'outremer se situe autour de 200 milliards de dollars
pour 40 millions de personnes, chiffres à comparer avec
ceux de la Chine, dont la population est de 1,3 milliard
et le PNB de 300 milliards de dollars. Les Chinois disposent
d'un gigantesque marché : la Chine continentale, déjà
immense, l'Asie, l'ASEAN et le marché planétaire. Avec
l'appui financier puissant de la diaspora chinoise, des
investisseurs chinois, nul doute que demain, le levier
de l'économie mondial passera par ce grand pays émergent.
Et pour en profiter, nos entreprises doivent être présentes
sur ce nouveau marché mondial.»
Les entrepreneurs chinois dirigent majoritairement
des SARL, soit 78,13%
78,13%
des entreprises dirigées par des ressortissants chinois
sont des SARL. Par ailleurs, 12,66% des entrepreneurs
sont inscrits au Registre du commerce en qualité de commerçants
et 8,80% dirigent des sociétés civiles, qui ont généralement
une activité de gestion de biens immobiliers et de location.
Les autres formes juridiques : sociétés par actions, sociétés
en nom collectif, groupements, etc. qui sont généralement
des structures plus lourdes et plus capitalisées regroupent
moins de 1% des entreprises dirigées par des chinois.
A
titre de comparaison, 46,97% des dirigeants français sont
à la tête de SARL, 11,32% sont des commerçants, 12,47%
dirigent des sociétés par actions, 26,73% des sociétés
civiles, 1,44% des sociétés en nom collectif, et 1,07%
des entreprises ayant une autre forme juridique (groupement,
société en commandite, société d’exercice libéral, etc.).
67,14% des entreprises dirigées par un ressortissant chinois
disposent d’un capital compris entre 7 500 et 10 000 €
La
majorité des entreprises dirigées par un ressortissant
chinois sont de taille moyenne. Pour mémoire,
le montant du capital social d’une entreprise est lié
à la forme juridique choisie et au type d’activité exercée.
En
comparaison avec les entreprises dirigées par des français,
l’on constate que les entreprises gérées par des ressortissants
chinois sont moins capitalisées. L’analyse fait également
apparaître les constatations suivantes :
-
22,4% des entreprises dirigées par des chinois disposent
d’un capital compris entre 1 et
7 500 € , soit –14 points par rapport à celles dirigées
par des français
- 67,1% des entreprises gérées par des chinois sont dotées
d’un capital compris entre 7 500 et 10 000 €, soit +38
points par rapport à celles gérées par des français
- 6,6% des entreprises dirigées par des ressortissants
chinois ont un capital compris entre
10 000 et 40 000 €, soit –6,5% par rapport aux français
- 3,92% disposent d’un capital supérieur à 40 000 €, soit
–17 points.
Les
différences entre les deux groupes s’accentuent au fur
et à mesure que l’on se positionne dans les tranches de
capital supérieures.
Pierre
Picquart ajoute : « Un proverbe chinois ne dit-il pas:
«Qui veut créer une entreprise fonde d'abord une famille»?
Et une famille chinoise est un peu une entreprise à succès.
Dopée, étayée par cette économie puissante, la communauté
chinoise de France bénéficie, en outre, d'un réseau commercial
inégalable : la diaspora chinoise mondiale. Présente dans
plus de 130 pays, elle lui facilite les opérations commerciales,
d'autant plus que la confiance nécessaire au bon déroulement
des affaires est fondée sur des liens familiaux ou claniques.
»
Répartition
par
montant du capital social
des entreprises dirigées par des ressortissants chinois
<=1000
€ : 16,48%
>1 000 et <=7 500 € : 5,88%
>7 500 et <=10 000 € : 67,14%
>10 000 et <=20 000 € : 3,98%
>20 000 et <=40 000 € : 2,60%
>40 000 et <=100 000 € : 2,51%
>100 000 et <=500 000 € : 1,22%
>500 000 € : 0,19%
Répartition
par montant du capital social
des
entreprises dirigées par des ressortissants français
<=1000
€ : 22,16%
>1 000 et <=7 500 € : 14,47%
>7 500 et <=10 000 € : 29,19%
>10 000 et <=20 000 € : 5,53%
>20 000 et <=40 000 € : 7,90%
>40 000 et <=100 000 € :7,42%
>100 000 et <=500 000 € : 7,90%
>500 000 € : 5,43%
2- Quelle évolution économique pour les entreprises dirigées
par des chinois en 2004? Ont-elles rencontré des difficultés
?
Cinq
indicateurs sont susceptibles d’apporter un éclairage
sur les points forts et les points faibles de l’évolution
économique et financière des entreprises dirigées par
des ressortissants chinois.
Ces
indicateurs sont :
-
Le chiffre d’affaires déclaré dans les comptes annuels
déposés auprès du greffe pour les deux derniers exercices
- Les investissements réalisés par les entrepreneurs pour
acquérir un fond de commerce, un local commercial et/ou
effectuer des travaux de rénovation ou d’embellissement
de leurs locaux professionnels
- Les dettes sociales et fiscales contractées auprès de
l’Urssaf et des Impôts,
- Les décisions de redressement et de liquidation judiciaires
prononcés par le Tribunal de commerce de Paris à l’encontre
des entreprises étudiées ici.
- Le nombre d’entreprises potentiellement en difficulté
détectées par la Prévention.
Légère érosion du chiffre d’affaires déclaré par les entreprises
dirigées par les ressortissants chinois en 2003 par rapport
à 2002
Le
volume de chiffre d’affaires déclaré par les entrepreneurs
chinois en 2003 semble s’être un peu érodé en comparaison
avec 2002. Les principales observations relevées entre
les deux derniers exercices comptables déposés au greffe
sont les suivantes :
-
13,68% des chefs d’entreprises ont déclaré un chiffre
d’affaires inférieur à 50 000 € en 2003, soit 6 points
de plus qu’en 2002
- 23,87% des entrepreneurs ont déclaré un chiffre d’affaires
supérieur à 500 000 € en 2003, soit -4,7 points par rapport
à 2002.
L’étude
des chiffres d’affaires déclarés par les entrepreneurs
français pour les mêmes périodes font également apparaître
une légère diminution d’un point pour les tranches allant
jusqu’à 500 000 €. Le nombre d’entreprises appartenant
aux deux tranches les plus élevées, allant de 500 000
€ à plus de 1 million €, s’est en revanche maintenu à
un niveau stable.
L’on
observera par ailleurs que :
-
les entreprises dirigées par un français sont plus nombreuses
à avoir réalisé un chiffre d’affaires inférieur à 50 000
€. Elles représentent 28,63% en 2003, soit 15 points de
plus que celles dirigées par un chinois
-
Les entreprises gérées par un français sont plus nombreuses
à avoir déclaré un chiffre d’affaires élevé en 2003. En
2003, 30% des entreprises ont réalisé un chiffre d’affaires
supérieur à 500 000 €, soit 6 points de plus que les chinois.
Répartition des
entreprises dirigées par un ressortissant chinois
par tranches de chiffre d’affaires
; Montant du chiffre d'affaires 2002 et 2003
< 50 000 € 7,72% 13,68%
>=50 000 € et <100 000 € 13,82%
14,32%
>=100 000 € et <200 000 € 23,04%
21,94%
>=200 000 € et <500 000 € 26,83%
26,19%
>=500 000 € et <1 000 000 € 13,41%
10,19%
>=1 000 000 € 15,18% 13,68%
Répartition
des entreprises dirigées par un ressortissant français
par tranches de chiffre d’affaires
; Montant du chiffre d'affaires 2002 et 2003
< 50 000 € 27,30% 28,63%
>=50 000 et <100 000 € 9,01% 8,80%
>=100 000 et <200 000 € 13,27%
12,99%
>=200 000 et <500 000 € 19,10%
18,71%
>=500 000 et <1 000 000 € 12,04%
11,82%
>=1 000 000 € 19,28% 19,05%
Les chefs d’entreprises chinois ont suscité
la confiance des banques : 18,65% d’entre eux
ont obtenu un prêt bancaire d’un montant moyen de 125
000 €
Au
titre de l’année 2004, 609 chefs d’entreprises chinois,
soit 18,65%, ont sollicité et obtenu un prêt bancaire
pour acquérir un fonds de commerce, acheter ou embellir
un local commercial. Le montant cumulé des prêts accordés
s’élève à 76 053 970 €, soit un montant moyen de 124 883
€ par entreprise. Cette situation témoigne d’une confiance
accrue entre les banques et les entrepreneurs chinois.
A
titre de comparaison, 7,25% des entrepreneurs français
ont obtenu un emprunt de ce type, pour un montant moyen
de 457 727 € par entreprise, soit un montant total cumulé
de 7 630 000 000 €.
Autres
investissements réalisés par les chefs d’entreprises chinois
:
-
146 entreprises ont acquis ou loué du matériel en crédit-bail,
soit 4,47% des entreprises dirigées par des entrepreneurs
chinois. Ce taux s’élève à 6,53% pour les entreprises
dirigées par un français
- 21 clauses de réserve de propriété ont été inscrites
auprès du greffe pour un montant cumulé de 368 329 €,
soit un montant moyen de 17 539 € par entreprise. L’inscription
de clauses de propriété concerne 0,44% des entrepreneurs
français contre 0,64% des chinois.
Pierre Picquart indique « Les Chinois disposent d'une
ancienne culture qui doit être abordée pour comprendre
le principe de leur réussite liée aux traditions anciennes
et au confucianisme ; C'est le respect de la hiérarchie,
de la famille en sens élargi, la culture du collectif,
le travail, le goût du secret et de la discrétion, les
réseaux, la solidarité, la confiance mutuelle, les prêts
communautaires (la tontine) qui permettent de lever des
capitaux importants en quelques heures pour l'achat d'une
maison ou d'une boutique. Car si les entreprises d'Etat
en Chine n'ont pas le même type de management que les
entreprises privées en Chine ou en France, ces principes
fondamentaux traditionnels restent les mêmes. Très souvent
les entreprises constituent des "familles "
au sens large, y compris pour les grands conglomérats.
Appuyés par des réseaux claniques, familiaux, amicaux
dans le monde entier pour importer ou exporter, aidés
par des prêts d'argents importants très rapides aux formalités
succinctes, disposants de richesses importantes, amicaux,
très courageux et ne comptant pas leurs heures ni leurs
investissements, les Chinois qui sont patients et pragmatiques
ne peuvent que réussir. »
6,12% des entreprises dirigées par un ressortissant
chinois sont endettées auprès de l’Urssaf et du Trésor
Public, pour un montant moyen de 130 000 €
En
fin d’année 2004, 200 entreprises , soit 6,12%, ont rencontré
des difficultés pour régler leurs cotisations obligatoires.
Leur dette fiscale et sociale cumulée s’élève à 25 920
650 €, soit une dette moyenne de
129 600 € par entreprise.
Les
sommes dues se décomposent de la façon suivante :
-
120 entreprises (soit 60%) ont cumulé 25 448 453 € de
dettes fiscales, soit une dette moyenne par entreprise
de 212 070 € à l’égard du Trésor public
- 80 entreprises (soit 40%) doivent 472 203 € à l’Urssaf,
soit une dette moyenne de 5 903 €.
A
titre de comparaison, 8,56% des entreprises dirigées par
des français sont endettées pour un montant moyen de 75
673 €, soit –41% par rapport aux entreprises gérées par
leurs homologues chinois. Les dettes sociales concernent
38,1% des entreprises pour une moyenne de 39 000 €. Le
montant moyen de la dette fiscale des entreprises endettées
s’élève à 98 220 €.
16 entreprises ont fait l’objet d’un jugement
d’ouverture de redressement ou de liquidation judiciaires
en 2004, soit 0,49% des entreprises dirigées par un ressortissant
chinois
Le
nombre de redressements et de liquidations judiciaires
relevé pour les entreprises dirigées par un ressortissant
chinois s’est révélé stable depuis 2000. Les juges du
Tribunal de commerce de Paris ont prononcé l’ouverture
de 16 procédures collectives en 2004, 11 en 2002, et de
14 en 2000, alors que le nombre d’entreprises créées par
des entrepreneurs chinois n’a cessé de croître ces dernières
années .
Le
nombre de défaillances est faible, mais les chances de
survie des entreprises le sont également. En 2004, 6,4%
des entreprises ont été redressées, 0% en 2002 et 7,1%
en 2000.
A
titre de comparaison, en 2004, le « taux de mortalité
» des entreprises dirigées par des français s’élève à
1,17%. Ces entreprises ont été, en revanche, plus nombreuses
à bénéficier d’une procédure de redressement judiciaire
soit 18% en 2004, 19% en 2002, 16% en 2000. Le nombre
de jugements d’ouverture rendus à l’encontre de ces entreprises
s’est établi à 2 622 en 2004, 2 708 en 2002 et à 2 513
en 2000.
Détection de 24 entreprises dirigées par des ressortissants
chinois potentiellement en difficulté en 2004, soit près
de cinq fois plus qu’en 2003
Le
nombre peu élevé de jugements d’ouverture à l’encontre
des entreprises peut trouver sa source dans le développement
de la Prévention des difficultés au Tribunal de commerce
de Paris. Ces dernières années, le greffe et le Tribunal
ont intensifié leur lutte en faveur de la Prévention,
en détectant et en traitant les difficultés des entreprises
dès les premiers signes de défaillance.
En
2004, 24 entreprises ayant à leur tête un dirigeant chinois
ont été détectées par la Prévention, contre 5 entreprises
en 2003, 3 entreprises en 2002 et 2 entreprises en 2001.
En
2004, le taux d’entreprises en difficulté détectées dans
le cadre de la Prévention s’élève à 0,74% pour celles
gérées par des chinois, et à 0,77% pour celles dirigées
par des français. Ces dernières ont également enregistré
une croissance exponentielle, soit 554 entreprises en
2001 et 1 763 en 2004.
3- Les entrepreneurs chinois et la création d’entreprises
à Paris depuis 2000
Progression de 56,93% du nombre d’entreprises créées ou
dirigées par des entrepreneurs chinois à Paris entre 2000
et 2004
En
l’espace de cinq ans, les entreprises créées ou dirigées
par un ressortissant chinois ont progressé de 56,93%.
339 nouvelles entreprises se sont immatriculées au Registre
du commerce en 2000, 451 en 2002 et 532 en 2004. Si l’on
compare ces résultats à ceux obtenus par les français,
l’on observe que les immatriculations d’entreprises créées
ou dirigées par nos ressortissants ont diminué de –2,99%
entre 2002 et 2004, soit 18 710 en 2000, 22 240 en 2002
et 21 575 en 2004.
A
cet égard Pierre Picquart indique : « Forts de ces atouts,
d'une main-d'œuvre de plus en plus qualifiée et respectueuse,
du goût du risque, de l'esprit d'entreprise (avec du respect,
une véritable reconnaissance et une réciprocité de la
part des employeurs Chinois), l'activité des entreprises
chinoises en France va se développer. De plus, les activités
des entrepreneurs chinois en France se diversifient considérablement.
Nous sommes loin des commerces alimentaires Chinois ou
des simples restaurants bien connus un peu partout en
France. Aujourd'hui, les jeunes décideurs chinois, formés
aux plus grandes écoles de commerce, tout en respectant
les traditions qu'ils maintiennent (tontine, réseaux,
solidarité, confiance, ne pas faire perdre la face, cohésion
sociale…) adoptent le management moderne de type anglo-saxon
et diversifient leurs activités, en achetant aussi bien
des bureaux de tabac que des boutiques d'informatique,
ou des commerces destinés à d'autres communautés étrangères
ou bien des boutiques offrants des produits ou des services
utiles ou de luxe. »
Le commerce demeure l’un des secteurs d’activité
de prédilection des entrepreneurs chinois, soit 54% des
entreprises immatriculées en 2004
Les
entreprises créées ou dirigées par des chefs d’entreprises
chinois en 2004, exerçaient principalement les activités
suivantes :
-
54,00% le commerce de gros ou de détail,
- 23,98% l’hôtellerie et restauration,
- 7,80% l’industrie manufacturière
- 6,04% l’immobilier et la location de biens immobiliers
- Les autres grands secteurs d’activité (construction,
services aux entreprises, services collectifs sociaux
et personnels, transports, activités financières) sont
beaucoup moins bien représentés, soit moins de 3,5%.
Si
l’on compare ces résultats à ceux obtenus pour les entreprises
actives, l’on s’aperçoit que les activités liées au commerce
continuent à faire des émules chez les entrepreneurs chinois
alors que les créations d’entreprises dans l’industrie
manufacturière semblent enregistrer un ralentissement.
Pour mémoire, 40,5% des chefs d’entreprises chinois actifs
à Paris exercent dans le commerce, et 15,7% dans l’industrie
manufacturière. Les 10ème, 11ème et 3ème demeurent les
arrondissements préférés des entrepreneurs chinois.
A
titre de comparaison, en 2004, 26,5% des créateurs d’entreprises
français exerçaient dans le domaine de l’immobilier, 26,1%
proposaient des services aux entreprises et 17,0% étaient
engagés dans le commerce.
79,3% des nouvelles entreprises dirigées par des chinois
sont des SARL, et 65,8% sont dotées d’un capital social
compris entre 7 500 et 10 000 €
Les
nouvelles entreprises créées en 2004 par des ressortissants
chinois sont principalement des SARL, soit 79,32%. Cette
forme juridique semble gagner du terrain au détriment
des entreprises individuelles dirigées par des personnes
physiques avec la qualité de commerçant, qui représentaient
14,47% des entreprises créées en 2004.
Du
point de vue du montant en capital, la répartition des
entreprises dirigées par des créateurs chinois en 2004
est la suivante :
-
29,51% sont dotées d’un capital social inférieur à 7 500
€ (55,65% pour les français),
- 65,79% d’un capital compris entre 7 500 et 10 000 €
(24,57% pour les français),
- 4,7% d’un capital supérieur à 10 000 € (19,78% pour
les français).
9,02% des créateurs d’entreprises chinois ont
créé une SARL à libre capital en 2004. Un chiffre à comparer
avec les 20,44% de créateurs de SARL français.
En
2004, 48 ressortissants chinois, soit 9,02% des créateurs
de 2004 ont immatriculé une SARL disposant d’un capital
social de départ inférieur à 7 500 €. Les entrepreneurs
chinois sont relativement peu nombreux à avoir profité
de cette mesure comparativement aux français, qui représentent
20,44% des créateurs.
La
plupart des entrepreneurs chinois démarrent leur activité
avec un montant en capital compris entre 7 500 et 10 000
€. Contrairement aux créateurs français qui exercent souvent
une activité de conseil ou de prestations de service qui
ne nécessite pas forcément un apport en capital très important
au démarrage, les chinois, eux, choisissent plutôt de
donner dès le départ davantage de moyens financiers à
leur entreprise en étant aidés en cela par des membres
de leur famille ou de leur communauté. En outre, le type
d’activité exercée par les entrepreneurs chinois les amène
à louer ou à acquérir un local commercial, avec une injection
de fonds plus importante au démarrage.
Pierre Picquart conclut : « La Chine est devenue
en quelques années un acteur prédominant et incontournable
sur la scène internationale. L'économie française et nos
PME doivent aujourd'hui considérer ce phénomène comme
étant inéluctable et exponentiel. L'avenir est dans la
coopération avec la Chine. Comprendre leurs valeurs, développer
notre partenariat, aller en Chine, comprendre la culture
chinoise et leurs stratégies, ce sont autant de défis
et de questions que nous devons aborder pour ne pas passer
à côté d'un eldorado économique et commercial.
Aujourd'hui,
il faut tenir compte de cette nouvelle donne qu'est le
dynamisme des Chinois. Et il faut profiter de l'ouverture
économique de la Chine pour aller au devant d'eux. D'une
façon globale, les Chinois sont respectueux des étrangers,
des pays d'accueil, mais particulièrement "amoureux"
et sensibles à la France pour des raisons romantiques,
historiques et culturelles. Les Chinois sont attirés par
l’Occident, par notre culture, tout en conservant leurs
valeurs qu'ils adaptent. Il y a en Chine, un véritable
engouement pour l’économie libérale et la culture occidentale.
Pour
un entrepreneur français, la meilleure stratégie pour
travailler en Chine ou avec des Chinois est de comprendre
leur culture, très simplement. C'est, y compris en France,
de rencontrer des Chinois, d'aller découvrir la Chine
et de prendre également son temps. C’est aussi pour des
raisons de langue et de réseaux de travailler avec des
agences spécialisées dans la culture chinoise comme China
Associates ou quelques autres en contactant un expert
qui connaît la Chine et le monde Chinois. Car si les Chinois
sont rapides, le "temps" et "l'espace chinois"
ne sont pas les mêmes que chez nous en Occident. Il faut
prendre le temps de les connaître, une personne vous liant
à une autre. Il faut acquérir une vraie confiance, sincère,
une certaine complicité, être respectueux mais simple,
même pour "faire des affaires".
Aujourd'hui
en Chine et ailleurs, les entreprises chinoises investissent
de par le monde et réalisent de grands progrès techniques
en bâtissant des autoroutes, des barrages et des voies
ferrées, avec les conseils des meilleurs professionnels
de la planète. Ce savoir-faire est exporté maintenant
par les Chinois dans le monde entier, d’autres pays émergents
et dans le tiers-monde. Construction navale, travaux publics,
champs pétrolifères, télécoms, informatique, médias, énergie,
immobilier… De l'Asie à l'Afrique, du Moyen-Orient à l'Amérique
latine, la nouvelle Chine et sa sphère mondiale sont d’ores
et déjà économiquement prédominants sur la planète et
vont talonner les Etats-Unis. Les défis du pragmatisme
et du dynamisme chinois ont tenu leurs promesses. Alors
que le boom économique n’a touché que la moitié du pays,
la Chine sera très bientôt un nouveau modèle et le futur
n° 1 mondial. Dans cet envol économique international
la Chine devient une usine planétaire et déjà le n° 1
mondial dans de nombreux secteurs. L’importance économique
et internationale de la Chine n’est plus à démontrer.
Si
la Chine toute entière et ses 45 grandes métropoles bougent,
c’est en même temps toute la société chinoise dans le
monde et en France qui est en train de changer.; En Chine,
dans le respect d’un Etat de droit, mais également au
regard du respect des nations, de la coopération internationale
et des libertés individuelles.. En France, avec des entrepreneurs
de plus en plus riches et dynamiques qui diversifient
leurs activités économiques. ».
Greffe
du Tribunal de Commerce de Paris et Pierre Picquart (tous
droits réservés)
A
propos du greffe du Tribunal de commerce de Paris :
Le
greffe est une société civile professionnelle de 271 dirigée
par quatre greffiers associés officiers publics et ministériels
nommés par le Garde des Sceaux. Il assure une double mission
juridique et judiciaire. Strcuture responsable de l’assistance
du Président et des Juges du Tribunal de commerce, le
greffe gère l’ensemble des registres des entreprises,
notamment le Registre du Commerce et des Sociétés qui
contient à Paris intra-muros 300 500 entreprises en activité.
Tous dossiers confondus, le greffe de Paris a traité en
2004, 140 077 formalités légales et 101 368 décisions
de justice, et a enregistré 78 000 inscriptions de privilèges.
Il a aussi traité des dossiers de prévention des difficultés
de 2 476 entreprises.
Présentation du Dr Pierre
Picquart
De
retour de Chine où Pierre Picquart présentait son ouvrage
"L'Empire Chinois" aux éditions Favre, l'auteur
vient d'être reçu à Paris par des sénateurs Chinois et
il nous livre ici ses dernières réflexions sur la nouvelle
société chinoise. Pierre Picquart est docteur en géopolitique
de l'Université de Paris-VIII, spécialiste en Géographie
humaine, auteur d'une thèse de doctorat en 1999 sur le
monde chinois et de nombreux travaux sur la diaspora chinoise.
Outre son ouvrage en septembre 2004 "L'empire Chinois"
aux éditions Favre et expert en 2001 pour la Commission
Européenne, il est l'auteur de nombreux articles sur le
monde chinois, expert pour des organismes internationaux,
l'agence China Associates, des entreprises, des Etats
et les médias. Il œuvre sur la Chine et la sphère chinoise
dans le monde.
Dr.
Pierre Picquart,
Docteur en géopolitique de l'Université de Paris-VIII.
Auteur de "l'Empire Chinois" aux éditions Favre
Directeur du CEDRIC, Centre de recherche sur la Chine.
Expert international et spécialiste de la Chine
à l'agence China Associates : "Votre avenir est en
Chine"
131,
rue de la santé 75013 Paris. France
http://www.chinoisdefrance.com
p.p@9online.fr Contact L D : 06 15 07 88 80
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et conseils
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Dr
Pierre Picquart
Docteur
en Géopolitique
Expert
et spécialiste de la Chine
Consultant
Conseil - Evaluations - Expertises
Sur
rendez-vous
en France et à l'étranger.
Tél:
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et de la culture.
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Tous droits réservés |
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Pierre Picquart COOPERATION
" UNION EUROPEENNE - CHINE " RAPPORT FINAL D'EXPERTISE "
CAMPAGNE D'INFORMATION EN Chine CONTRE LES MIGRATIONS ILLEGALES
(EUCAIM)
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DR.
Pierre Picquart
Rapport scientifique pour la DPM :Historique, stratégies
et étude du mouvement associatif Chinois en France
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Présentation
Dr Pierre Picquart
Pierre Picquart, Docteur en Géopolitique
spécialité Géographie Humaine de l'Université
de Paris-VIII, Expert international, Universitaire, Chroniqueur,
Directeur du CEDRIC (International Consulting), Directeur du site
Chinois de France, Ecrivain (L'Empire Chinois et la Forme Olympique
de la Chine aux éditions Favre), est un consultant international.
Après
sa thèse de doctorat en 1999 sur "Les
Chinois de Paris", 3 tomes, 1 147 pages, il se rend
en Chine, étudie les
communautés chinoises d'Europe, puis mène des
missions institutionnelles (prévention
des conflits, migrations
chinoises, structures des associations
chinoises, etc.) pour les Etatset l'Union Européenne.
Expert international, il dirige de nombreuses missions en Europe
et dans le le monde. Auteur
de nombreux articles et travaux géopolitique, il dirige
actuellement des missions internationales, interculturelles, humaines,
sociétales et économiques dans
le monde entier.
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