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SOMMAIRE
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Point
de vue : le textile Chinois : contre le dérapage,
respecter l'équitée et les clauses de l'OMC.
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Chine - Japon.
Partenariat et tensions en Chine et à Séoul
contre l'histoire scolaire déformée
.Communiqué
de presse de Dr Pierre Picquart : « Le respect
du devoir de mémoire envers la Chine »
.
Les
futurs relations de Benoit XVI et de la Chine
; Le prochain pape aurait pu être Latino ou
Chinois
.Sommet
"Europe-Chine" sur l'embargo des armes
à la Chine début décembre 2004 à La Haye
. La Chine va tenter
ce qu'elle n'a jamais pu faire avant : maîtriser
l'eau.
.
12/01/2004
:
Les résultats du dixième sommet de l'ASEAN du
30 novembre 2004
.
Le mariage, le "moi"
et la société individuelle : portraits.
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Point
de vue : le textile Chinois : contre le dérapage,
respecter l'équitée et les clauses de l'OMC
Alors que le débat s'amplifie
actuellement en France sur le textile chinois,
notamment dans le cadre du débat sur les élections
européennes, quels sont véritablement les enjeux
?
Le
gouvernement chinois a indiqué que les relations
commerciales sino-européennes « pourraient être
affectées si l'Union européenne prenait des
mesures pour limiter les exportations de textile
chinois. "Nous espérons que l'UE est consciente
de l'impact négatif qu'aurait cette décision",
a indiqué Monsieur Chong Quan le porte-parole
du ministère du commerce.
La
Commission européenne sous pression française,
avec les élections européennes comme enjeux,
se dirige vers d'éventuelles mesures contre
l'envolée des importations de textiles chinois,
tout en souhaitant préserver les relations commerciales
entre l'UE et la Chine.
Si le commissaire européen pour le commerce,
Peter Mandelson, a annoncé l'ouverture d'enquêtes
sur neuf produits textiles ou d'habillement
chinois, il est probable qu’il n’y aura pas
de guerre commerciale De plus au regard de nos
échanges avec la Chine, il faut que cette affaire
n'affecte pas le développement de nos relations
florissantes avec la Chine". C'est pourquoi,
certains Etats membres, ont refusé de demander
des mesures de sauvegarde, en privilégiant dès
l'origine le dialogue avec Pékin.
Pour la 1ère fois dès 2003, la Chine
devient le premier exportateur de textile
avec une 15,9 % des exportations mondiales,
contre 15,6 % pour l’Union européenne. La Chine
est suivie par la Turquie et les Etats-Unis
sont à l’origine de 6 % des exportations mondiales
du textile, soit 10,9 milliards de dollars en
2003. Les flux commerciaux vers l’Asie et l’Europe
restent relativement modestes (1,4 / 1,5 milliard
de dollars).
Si Paris fait pression pour des mesures de sauvegarde
contre le textile chinois, le gouvernement
chinois rappelle que l'UE devrait être consciente
de l'impact négatif qu'aurait cette décision",
a déclaré Chong Quan , le porte-parole du ministère
du commerce chinois ;
-
"Nous espérons que l'UE s'abstiendra d'influencer
le commerce bilatéral en agissant unilatéralement",
a ajouté M. Chong dans un communiqué.
Le gouvernement chinois a toujours considéré
le régime des quotas avant le 1er janvier 2005
comme discriminatoire. La Chine affirme
respecter les engagements prix à l'OMC, soulignant
qu’elle a déjà pris des mesures limitatives
et refusant d'être montré du doigt : "La
Chine ne porte pas la responsabilité principale
pour le phénomène de hausses brutales des exportations
de textiles chinois sur certains marchés",
a dit M. Bo, indiquant qu'elle étaient dues
aux mesures protectionnistes maintenues en place
pendant les 10 ans avant la levée des quotas.
Au
1er trimestre 2005, les exportations de produits
textiles chinois vers l'Union Européenne ont
progressé de 50 %, selon Wen Jiabao, le premier
ministre chinois. La chine rappelle également
que l’achat d’un Airbus correspondant à la vente
de plus de 20 millions de chemises. Alors libre
échange detous côtés, ou fermeture et protectionisme
? raisons électorales en France et en Europe
?
Attention
à ne pas heurter la sensibilité de la Chine,
ni ses investissemnts en Occident qui favorisent
notre croissance et nos emplois (tourisme,
affaires, commerce en Chine... ) L'avenir est
dans un échange positif éconouique franco et
européen chinois, et non l'inverse.
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Chine - Japon.
Partenariat et tensions en Chine et à Séoul
contre l'histoire scolaire déformée
Paradoxes
du monde asiatique et des relations sino -japonaises,
les deux pays ne cessent d'intensifier leurs
échanges et leurs relations économiques d'une
part, et d'autre part des manisfestations et
des sentiments anti japonais s'emplifient de
la RPC à la Corée du Sud, de Pékin à Séoul.
Ainsi plusieurs
milliers de Chinois viennent de protester vivement
dans les rues de Beijing (Pékin) et de certaines
autres villes chinoises contre le Japon. Cette
fièvre antijaponaise se propage en Chine et
au sud, elle a gagné les villes Shenzhen
et de Canton. De même,
20 000 Chinois se sont rassemblés le 10 avril
2005 dans les deux métropoles méridionales pour
y lancer, comme à Pékin, un appel au boycott
des produits nippons. Si il y eu quelques débordements,
Pékin, qui soutient ce mouvement, appelle au
calme et à manifester dans le respect des biens
et des personnes.
Quel est le déclencheur de ces manifestations
? A l'origine, la révision des manuels scolaires
au Japon destinés aux lycéens japonais : cette
mise à jour des manuels édulcore l'histoire
et fait l'impasse sur les massacres et les atrocités
de l'armée impériale japonaise en Chine dans
les années 1930. Ce livre d'histoire ravive
les plaies historiques, car Le Japon, à la différence
de l'Allemagne, n'a jamais reconnu ses fautes
au regard de ses invasions. Ainsi le massacre
de la population civile à Nankin en 1937, est
qualifié d'"incident" et le terme
d'"invasion" n'est jamais mentionné
lorsqu'il est fait état de la "guerre de
la Grande Asie" que mena le Japon à partir
des années 1930 .
Autre
sujet sensible pour Séoul : la question des
"femmes de réconfort", euphémisme
pour désigner près de 200 000 Asiatiques, surtout
Coréennes, obligées à se prostituer dans les
"lieux de plaisir" de l'armée impériale
japonaise. Cet épisode peu glorieux présent
dans les manuels en 2001, n'y figure plus. Si
la controverse ressurgit régulièrement, elle
cristallise à la fois des différenrs historiques
et une brouille plus moderne : des rivalités
maritimes, économiques, énergétiques, militaires
et le siège à l'ONU réclamé par le Japon. Après
ce dérapage japonais, Pékin a rejeté la demande
d'excuses venues du Japon, lui retournant la
faute. Pékin demande à Tokyo de traiter «sérieusement
et correctement» l'histoire de l'invasion de
la Chine à partir de 1931.
.Communiqué
de presse de Dr Pierre Picquart : « Le respect
du devoir de mémoire envers la Chine »
Les
dirigeants japonais doivent aborder les questions
qui heurtent le sentiment national de la Chine.
Cette reconnaissance est attendue par le peuple
chinois. Elle servira ainsi les relations bilatérales,
la paix et la confiance en Asie et dans le monde.
Le Docteur en Géopolitique Pierre Picquart,
spécialiste de la Chine et directeur du CEDRIC
(centre de recherche sur la nouvelle Chine et
sa diaspora) rappelle qu'on ne peut qualifier
de "simple incident" l’humiliation
de la Chine et ce qui a coûté la vie à des milliers
de Chinois lors de l'invasion japonaise et le
massacre de Nankin de 1937, où environ 300.000
civils furent tués.
Nankin,
c'est le massacre la plus grave dans l'histoire
de la Chine ! Les événements méritent d être
rappelé comme celui d’Hiro Hito qui ne s’est
jamais excusé. Lorsque le Japon a étendu son
invasion sur la Chine et provoqua en décembre
1938 le massacre de Nankin, un des plus effroyables
que peu d’ouvrage d’histoire occidentaux décrivent,
il y eu entre 300 000 et 400 000 victimes civiles
et plus de 20 000 femmes de 11 a 70 ans violées
en quelques jours.
Des
dizaines de milliers de Chinois furent enterrés
vivant avec leur tête hors de terre. Ce fut
des semaines de massacres n’épargnant pas les
enfants Chinois tués par milliers à la baïonnette,
comme les habitants tués par milliers. Il y
eut des viols, des prisonniers enterrés vivants
et tous types d’atrocités. Des milliers de Chinois
ont eu la tête coupée en face de leurs parents.
Il y a beaucoup de photos, de témoignages, de
films et d’autres preuves qu’il suffit de regarder
en face.
La
réédition au Japon d'un manuel scolaire d'histoire
minimisant les brutalités nippones en Asie au
siècle dernier mérite une vraie réflexion sur
"la vérité de l'histoire" et non son
oubli ou sa falsification. La révision des manuels
scolaires Japonais ravive à chaque fois le ressentiment
des Chinois : comment ne pas se rappeler cette
période humiliante pour le peuple chinois il
y a 70 ans !
La
mémoire doit rester vive et la reconnaissance
est un devoir. Desnos l’avait fort bien dit
: « Hommes, veillez ! ». Et un proverbe Chinois
dit : « Les expériences passés, si elles ne
sont pas oubliées servent de guide pour le futur.
» Depuis trop longtemps, la Chine et les Chinois
ont gardé un relatif silence. Peut-être ont-ils
pensé qu'il fallait se souvenir, mais qu’il
ne fallait pas vivre dans le passé, qu'il fallait
regarder vers l'avenir. Pourtant les relations
économiques sino - japonaises ne doivent pas
faire oublier l’histoire. Si il y il y a un
ressentiment chez les Chinois contre les Japonais,
c’est par la façon dont les Japonais communiquent
aujourd'hui ! Il faut à juste titre pour le
peuple Chinois, que l'Etat japonais reconnaisse
officiellement ses exactions passées en Chine
et Asie. Les manifestations du week-end du 10
avril 2005, sont la résultante du fait que les
Chinois sont heurtés dans leur respect, celui
de leur grand pays, de leur culture, de leur
histoire et celui de leurs ancêtres. Comme le
fit en son temps l'Allemagne au regard des Juifs,
où d'autres Nations grandies par la l’acceptation
de leurs actions passées, la reconnaissance
japonaise et sa responsabilité au regard de
la Chine permettront de regagner une confiance
mutuelle entre la Chine et le Japon, l’Asie
et la communauté internationale.
La
relation de mémoire entre la Chine et le Japon
n'est pas encore au même niveau que la relation
franco-allemande. Chaque année, les autorités
allemandes, qui ont fait un grand travail de
mémoire, déclarent qu'il ne faut pas oublier
l'histoire, qu'il ne faut pas refaire les mêmes
choses. Alors pourquoi les autorités japonaises
rendent encore hommage officiellement aux héros
Japonais qui ont massacré des milliers de civils
Chinois. Pourquoi favorise t-on l'ignorance
de l'histoire chez la jeune génération japonaise
? Pourquoi ces manuels historiques édulcorés
?
Plutôt
que l'inverse, les parties japonaises doivent
aborder sérieusement et correctement les questions
qui heurtent le sentiment national de la Chine
et celui des Chinois, notamment les thèmes liés
à l'invasion de la Chine et faire « davantage
» pour promouvoir la confiance mutuelle et les
relations bilatérales. Alors que le Japon est
candidat à un siège permanent au Conseil de
sécurité de l'ONU, le Japon doit s’assumer pleinement
et gagner la confiance de l'Asie en respectant
l'histoire, en gagnant la confiance du peuple
d'Asie et du monde. Le Japon doit affronter
son histoire sans détour car l'agression japonaise
au siècle dernier a infligé des souffrances
et des épreuves énormes au peuple chinois et
à la Chine, en Asie et dans le monde entier.
Ce thème devrait susciter les réflexions profondes
du gouvernement japonais.
Cette
reconnaissance japonaise favorisera la paix,
la réconciliation et la coopération entre les
peuples pour avancer plus en en confiance vers
une meilleure coopération et un équilibre mondial.
Aujourd'hui, la Chine ne peut être responsable
de l'état actuel des récentes relations sino-japonaises
qu'il faut souhaiter voir s'améliorer par la
reconnaissance des faits historiques passés.
Les
deux partenaires « Chine et Japon » ont des
échanges économiques de premier plan. Si d'autres
enjeux se posent entre les deux pays (leadership
régional, enjeux géopolitiques, territoriaux,
économiques) au niveau international, au sein
de l'Asie et de l'ASEAN, c'est sur de nouvelles
réflexions que le Japon doit passer pour regagner
la confiance du monde, de la Chine et de l'Asie,
pour ensuite engager des partenariats bilatéraux
et multilatéraux positifs pour l'avenir.
Dr Pierre PICQUART, Directeur Scientifique
du CEDRIC
.
Les
futurs relations de Benoit XVI et de la Chine
; Le prochain pape aurait pu être Latino ou
Chinois
Le
nouveau pape élu le 19 avril 2005, Benoît XVI
chef de l'Eglise catholique, l'Allemand Joseph
Ratzinger, va trouver le dossier politico-religieux
des relations bilatérales entre l'Eglise et
la Chine. Son prédécesseur Jean-Paul II rêvait
de se rendre en Chine, où environ 15 millions
de personnes sont catholiques.
Le
chancelier allemand Gerhard Schroeder a salué
en Benoît XVI le "digne successeur de Jean
Paul II" et relevé "l'honneur fait
à l'Allemagne". Le
secrétaire général des Nations unies Koffi Annan
a sobrement félicité le nouveau pape et estimé
que le cardinal Ratzinger "apporte une
très grande expérience à cette fonction élevée".
Le président français Jacques Chirac a adressé
ses voeux au nouveau pape et assuré que "la
France, fidèle à son histoire (...) poursuivra
le dialogue confiant qu'elle a toujours entretenu
avec le Saint-Siège, en particulier dans les
combats communs au service de la paix, de la
justice, de la solidarité et de la dignité de
l'homme". Le Premier ministre norvégien
Kjell Magne Bondevik, lui-même pasteur de l'Eglise
luthérienne, a dit espérer que le nouveau pape
"prolongera l'oeuvre de Jean Paul II en
faveur des pauvres et des opprimés, et (qu')il
poursuivra son travail pour l'unité de l'Eglise
et la coopération entre les religions".
Le
Premier ministre belge Guy Verhofstadt a estimé
que "le pape Benoît XVI sera confronté
à une tâche difficile, celle de trouver des
réponses aux questions existentielles auxquelles
notre société du XXIe siècle est confrontée".
Le secrétaire général des Journées mondiales
de la Jeunesse (JMJ), Mgr Heiner Koch, a estimé
que "la décision en faveur du cardinal
Joseph Ratzinger indique la route pour notre
Eglise". "Avec le nouveau Saint-Père,
nous pouvons être assurés de la continuité par
rapport à son prédécesseur, et d'une personnalité
prête à conduire l'Eglise avec un grand esprit
de responsabilité devant Dieu", a ajouté
Mgr Koch. Le secrétaire des JMJ, qui a également
mis en avant la "continuité" que représente
Mgr Ratzinger, s'exprimait à Cologne où doivent
se tenir en août les prochaines journées mondiales.
Depuis
1951 et la rupture des relations diplomatiques
entre les deux Etats, les relations sont quasi-inexistantes
et la raison est la reconnaissance de Taiwan
par le Vatican. Si un accord a failli être signé
en 2000. Dans leurs condoléances les responsables
chinois ont émis l'espoir que "sous le
nouveau pontificat, le Vatican créerait une
amélioration des relations entre la Chine et
le Vatican". Mgr Joseph Zen Ze-kiun, évêque
depuis 2002 des 224.000 catholiques de Hong
Kong, pense que "le prochain pape ira en
Chine". Cet avis est partagé par le cardinal
Etchegaray, chargé par Jean Paul II de missions
secrètes en Chine, en 1999. Dans une prédication
publiée par le quotidien catholique français
« La Croix » celui-ci invite à tourner son regard
vers "la terre où l'aube se lève"
et espère que "le jour n'est pas si lointain
où le pape ira en Chine". Il y aura un
changement de politique" de la part de
Pékin. Les rapprochements n'ont pas manqué.
Actuellement 2 Eglises coexistent en effet en
Chine: l'Association patriotique chinoise, l’organisation
officielle qui ne reconnaît pas l’autorité de
Rome avec cinq millions de fidèles, et l’autre
église, proche de Rome qui réunirait entre sept
à dix millions de catholiques.
L'émotion
planétaire et les millions de pèlerins à Rome
donnent un plébiscite clair : le peuple de l'Eglise
réclame de ses cardinaux l'élection d'un Jean
Paul III, d'un continuateur du combat de Jean
Paul II pour la paix, la vie et un monde plus
juste et en paix. Plus que celui d'un Latino-Américain,
l'avènement -peu probable- d'un pape chinois
auarit élargi le débat.
Certes,
la moitié du milliard de catholiques ou considérés
comme tels sont Latino-Américains. La presse
mondiale et en particulier les médias hispaniques
en déduisent que le prochain souverain pontife
povait venir du Honduras, du Mexique, de Colombie,
d'Argentine ou du Brésil.
L'élection
d'un pape africain était aussi envisagée par
les analystes. Elle rendrait justice et espoir,
suggèrent-ils, au plus déshérité des continents.
Propulser
à la papauté en 1978 un Polonais, l'archevêque
de Cracovie Karol Wojtyla, devenu Jean Paul
II, fissura davantage l'empire soviétique et
accéléra sa décomposition. Le mur de Berlin
s'écroulait en 1989. Le communisme s'effondra
en Europe.
Le
Vatican, seul Etat européen a maintenir des
relations diplomatiques avec Taiwan, mais qui
souhaite les ouvrir avec la Chine (RPC) conserve
en fait un enjeu naturel qui est, au coeur de
l'Asie, le pays le plus peuplé de la planète.
Si 'Asie est le continent qui compte la plus
faible proportion de catholiques, à peine 3%
de sa population, coiffer de la tiare pontificale
un prélat chinois était un pari s'inscrivant
dans la logique de l'élection de Karol Wojtyla
en 1978.
. Décembre 2004 ; Vie
politique : Lors du sommet "Europe-Chine"
qui s'est tenu début décembre à La Haye, l'Union
européenne, bien divisée, a refusé la levée
de l'embargo sur les armes à la Chine. Elle
a quand même marqué sa réelle volonté politique
de travailler vers cette levée e l'embargo.
L'embargo
sur les ventes armes, imposé par l'Europe en
1989 demeure toujours un point de désacord entre
la Chine et l'Union Européenne. Jusqu'au dernier
moment, les dirigeants chinois avaient espéré
que ce sommet aurait été le "bon".
La France et l'Allemagne se montrent désormais
favorables concernant la levée de l'embargo
mais d'autres Etats membres comme la Suède,
le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni sont
toujours opposés à la suppression du "boycott"
en raison de leur opinion publique qui portent
un jugement sur les droits de l'homme en Chine.
Poutant les droits de l'homme en Chine
évoluent considérablement et très rapidement.
Il suffit de se rendre compte de la
volonté des dirigeants chinois, des nombreuses
lois prises en cette matière ces toutes dernières
années et de se rendre effectivement en Chine
pour constater l'évolution vraiment favorable
des libertés individuelles dans toutes les régions
de Chine. Mais l'UE souaite que Pékin
ratifie la convention internationale sur les
droits civiques et politiques. Finalement, l'Union
européenne a confirmée "sa volonté
politique de travailler en direction de la levée
de l'embargo" mais, comme le précisait
le président de l'Union européenne, Jan Peter
Balkenende, "sans date, ni garantie."
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La Chine va tenter ce qu'elle n'a jamais
pu faire avant : maîtriser l'eau.
Selon le Journal Libération
du 10 janvier 2004, la Chine a ou beaucoup
trop d'eau, ou pas assez. Les exemples
sont multiples dans ce vaste pays, des crues
dévastatrices au sud - causant en 1998 des inondations
qui firent 4 000 morts - aux sécheresses répétitives
du nord, où 600 villes manquent d'eau. Mais
la situation est en train de changer pour deux
raisons : La Chine devient un pays riche, avec
ses dizaines de milliards de dollars liées à
ses exportations mondiales, et des dirigeants
contrôlent l'aménagement du pays et l'opinion
publique chinoise.
La
croissance économique chinoise et la planification
ambitieuse de l'aménagement de son territoire
permet à la Chine de programmer des chantiers
géants. Les chantiers sont gigantesques, mais
restent discrets. Faisant suite à la
construction du barrage des Trois Gorges, le
plus grand ouvrage hydroélectrique du monde,
trois autres chantiers hydrauliques géants sont
en préparation sur le territoire chinois.
Le premier projet
> Avec un budget de dix milliards
d'euros, il s'agit de faire bâtir par les paysans
163 000 mini-barrages, des
« pièges à limon » à travers un plateau de loess,
une étendue de terre alluviale à travers 6 provinces,
déboisées à l'époque de Mao. Du fait des pluies,
le plateau perd chaque année des millions de
tonnes de boue qui se déversent dans le Fleuve
Jaune. L'objectif est de murer des dénivelés
vertigineux. Les effets auront un impact dans
les transports et l'habitat de la région chinoise.
Le deuxième projet > La rivière
Hong, dans la province du Guangxi, vient d'être
détournée sur un autre parcours. Ainsi va débuter
très prochainement la construction d'une digue
appelée à battre des records du monde : hauteur
du parapet de 192 m, profondeur du réservoir
de 400 m, taille de l'usine très rapide avec
des ascenseurs. Le coût annoncé est de 3 milliards
d'euros > pour la protection des crues sur
67 000 hectares de terre et pour 3 millions
de fermiers. Selon les sources du journal Libération,
" Assurés d'une vie au sec et d'une source
illimitée d'énergie, ces derniers pourront créer
des villes et des usines, s'enrichir'. "Longtan",
le site de ce barrage, devrait produire le tiers
de l'électricité générée par le site des Trois
Gorges, pour le septième de son coût.
Le troisième projet
> Pour renflouer
au nord le Fleuve Jaune - à sec 3 mois par an
depuis 10 ans, avec 3% du Yangtzé - au sud-
, un fleuve au débit onze fois supérieur, trois
projets de canaux de 300 km à 1 200 km ont été
classés "priorité nationale" en décembre
2002. Le coût global est évalué
à 60 milliards d'euros en 50 ans.
- Le canal « Ouest » attendra
encore de longues années, car sur le plateau
du Tibet, il devra franchir en conduite forcée
des déclivités de 4000 à 7000 m et les technologies
de terrassement à cette haute altitude, comme
les pompes adéquates restent encore à inventer.
-
Les deux autres chantiers seront initiés
en 2004 : l'un - central - au bas de
la chaîne montagneuse, l'autre - oriental -
le long de la côte, avec pour maître d'oeuvre,
le ministre Zhang Jiyao. Cinq provinces et deux
villes - Pékin et Tianjin - viennent d'être
chargées de créer 4 groupes-propriétaires, responsables
chacun d'un tronçon : 260 centrales d'épuration
devraient être construites avant 5 ans pour
rendre l'eau
locale buvable
avec un coût de 1,6 milliard d'euros d'ici cinq
ans, pour le bonheur de groupes ayant un savoir
faire comme Veolia
ou Ondeo.
Des milliers d'usines pollueuses fermeront.
Signe confirmé du bouleversement d'idées que
connaît la Chine : les quatre consortiums seront
« privés ». Ils devront trouver leurs financements.
L'eau potable sera réservée aux villes et aux
usines. Un nouveau droit de l'eau sera imposé.
Les paysans sur le passage des canaux devront
y avoir accès.
Un défi d'ordre écologique concerne les crevettes,
les algues et les poissons du sud et du nord,
qui vivent en deux écosystèmes séparés depuis
le début des temps et qui seront réunis par
des canaux. Selon les propos d'un hydraulicien
d'Ondeo, conseiller du gouvernement chinois,
« c'est un projet magnifique". Si
la Chine réussit ce pari, elle disposera de
techniques que le monde n'a pas encore, et cela
lui permettra d'acheminer de l'eau n'importe
où sur son territoire sans être tributaire des
contraintes du relief. Ce grand
projet d'aménagement donnera de l'espace vital
et de "l'eau maîtrisée" à près de
900 millions de Chinois à ce jour concentrés
sur une plaine cotière de 300 km de large.
Selon
la Commission de l'aménagement hydraulique du
Huanghe, on a enlevé, au cours des essais destinés
à l'aménagement de l'eau et du sable, près de
200 millions de tonnes de vase au Huanghe, fleuve
le plus difficile à aménager, obtenant ainsi
un débit de 100 à 400 m 3 à la seconde.
Entre
juillet 2002 et septembre 2003, la Commission
de l'aménagement hydraulique du Huanghe, tenant
compte de l'eau claire déversée du réservoir
Xiaolangdi, a procédé à deux essais destinés
à l'aménagement de l'eau et du sable. Elle a
utilisé la méthode dite « laisser l'eau porter
les sacs de sable », en faisant charrier respectivement
66,4 et 120,7 millions de tonnes de sable dans
la mer, ce qui a diminué les aluvions qui se
déposent au fond du réservoir Xiaolangdi et
du chenal du cours inférieur.
Les
données concernées révèlent que le Huanghe,
étant le fleuve ayant la teneur en sable la
plus élevée du monde, charrie chaque année 1,6
milliards de tonnes de sable dans son cours
inférieur. Ces dernières années, par manque
d'eau venant de l'amont, les aluvions se déposent
en grande quantité au fond du principal chenal
du cours inférieur. Actuellement, le tronçon
du Huanghe entre Kaifeng et son embouchure est
devenu une « révière suspendue » dont un chenal
de 80 km s'élève de 4 m au-dessus de la plage.
Si la crue vient avec un débit de 2 000 m3 à
la seconde, le cours inférieur du Huanghe débordera.
En
effet, en amont du reservoir Xiaolangdi apparaissent
des crues de haute teneur en sable qui forment
une couche d'eau trouble ayant une épaisseur
d'une vingtaine de mètres. Parallèlement, l'eau
qui vient des affluents en aval du réservoir
est assez claire. Si on laisse l'eau claire
couler vers la mer, on gaspillera non seulement
l'énergie, mais encore aggravera les aluvions
du réservoir. Après avoir fait des calculs scientifiques,
les experts de ladite commission ont décidé
de régulariser de façon unifiée les réservoirs
Xiaolangdi et Sanmenxia sur le courant principal
du Huanghe et les réservoirs Guxian et Luhun
sur l'affluent pour contrôler le débit des crues
et réajuster la proportion de l'eau et du sable.
A condition que la teneur en sable des crues
ne dépasse pas 30 kg par m3 à la station hydrologique
à Huayuankou, on alimente de l'eau et on jète
du sable à Xiaolangdi. On adopte en plus la
méthode dite « laisser l'eau porter les sacs
de sable » au cours inférieur du Huanghe.
La
Commission de l'aménagement hydraulique du Huanghe
procédera en 2004 à des essais de dépôt sur
le courant de Xiaobei au Huanghe. On s'efforce
par une régularisation scientifique de déposer
de grosse particules dans la zone de dépôt et
de charrier de fines particules jusqu'à la mer.
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12/01/2004
Les
résultats du 10e sommet de l'ASEAN
La dernière conférence
de presse consacrée au sommet de l'ASEAN-10
et les conférences s'y rapportant, a eu lieu
dans la soirée du 30 novembre 2004 à Vientiane
(Laos), sous la présidence du Premier ministre
lao Bounnyang Vorachit, du Secrétaire général
de l'ASEAN Ong Keng Yong, du vice-Premier ministre
et ministre lao des Affaires étrangères Somsavath
Lengsavath. Les dirigeants lao ont souligné
que les conférences avaient été couronnées de
succès. Dans
un communiqué, les dirigeants de l'ASEAN ont
énergiquement condamné, les récentes attaques
terroristes, et réaffirmé la détermination de
l'ASEAN de renforcer la coopération afin d'empêcher
leurs influences. En outre, ils ont appelé la
communauté internationale à aider et à soutenir
l'ASEAN, dans ses efforts pour lutter contre
le terrorisme.
En
ce qui concerne la question nucléaire en péninsule
de Corée, les dirigeants de l'ASEAN
ont réaffirmé l'engagement de trouver une solution
pacifique et intégrale, et convenu de poursuivre
les discussions, en vue d'augmenter la confiance
réciproque et trouver une solution commune.
Dans le cadre de ce problème, ils ont appelé
toutes les parties concernées à reprendre le
plus rapidement possible, les négociations à
six. Sur la situation au Moyen-Orient,
les responsables de l'ASEAN ont exprimé leur
inquiétude devant les violences qui perdurent
dans cette région, et souligné que la fondation
d'un Etat palestinien indépendant, de pair avec
l'Etat israélien, apporterait la paix durable
au Moyen-Orient. Ils se sont également
montrés inquiets concernant la situation en
Irak, et ont appelé à organiser une
élection conformément au plan. De plus, ils
ont réaffirmé le point de vue, selon lequel
l'ONU devrait faire valoir son rôle central,
dans le rétablissement d'une situation normale
en Irak.
Les
dirigeants ont discuté du renforcement de l'intégration
aséanienne et de la réduction de l'écart de
développement au sein de l'ASEAN et entre l'ASEAN
et les autres pays. Cela s'est traduit
par le fait d'appeler les parties de dialogue
à aider à mettre à exécution le Programme d'action
de Vientiane (PAV), les Déclarations de Vientiane
sur la fondation du Triangle de développeemnt
entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam, une
autre sur le renforcement économique et l'intégration
du Cambodge, du Laos, du Myanmar et du Vietnam,
ainsi que l'Initiative d'intégration de l'ASEAN
(IAI). Les responsables de l'ASEAN ont
affirmé l'importance du Traité d'amitié et de
coopération (TAC) en Asie du Sud-Est, le considérant
comme un Code de bonne conduite, pour les relations
entre les pays de la région, ce pour promouvoir
la paix et la stabilité entre eux. Ils se sont
félicités de la participation de la Corée du
Sud et de la Russie au TAC, et appelé les pays
à examiner leur adhésion à ce Traité.
Lors
de ce sommet, les dirigeants de l'ASEAN ont
signé le Programme d'action de Vientiane (PAV),
qui succède au Programme d'action de Hanoi et
sera réalisé entre 2004 et 2010. Cela conduira
à atteindre l'objectif de la Vision de l'ASEAN
2020 et de la Déclaration de l'ASEAN de concorde,
en vue de créer une Communauté aséanienne avec
trois piliers, tels les Communautés sécuritaire,
celle économique et enfin la Communauté socio-culturelle
de l'ASEAN, à l'horizon 2020. Pour
réaliser efficacement le PAV ainsi que les autres
programmes d'action de l'ASEAN dans l'avenir,
les dirigeants de l'organisation ont décidé
au sommet de l'ASEAN-10, de créer un Fonds de
développement aséanien.De plus, ils
ont signé l'Accord-cadre sur les domaines prioritaires
d'intégration, ce pour créer un marché et unique
centre de production aséanien, dans le but de
s'orienter vers la fondation d'une Communauté
économique aséanienne en 2020, comme
cela a été cité dans la Déclaration de l'ASEAN
de concorde 2.
D'autre
part, pour réaliser la Déclaration de l'ASEAN
de concorde 2, les dirigeants ont adopté
le Programme d'action de la Communauté sécuritaire
et de la Communauté socio-culturelle de l'ASEAN.
Ils ont également approuvé la Déclaration commune
sur la lutte contre le trafic humain, en particulier
celui des femmes et des enfants. Sur la coopération
en Asie de l'Est, les dirigeants de l'ASEAN
ont été d'accord pour transformer le sommet
de l'ASEAN +3 (Chine, Japon et Corée du Sud)
en sommet de l'Asie de l'Est (SAE).
Ils devraient convoquer le premier SAE au début
de l'année prochaine, en Malaisie. De
plus, ils ont prévu d'organiser en 2005, le
sommet de l'ASEAN-Russie en Malaisie, et le
sommet de l'ASEAN-ONU à New York en 2005, en
l'honneur de la 60e session de l'Assemblée générale
de l'ONU. Les responsables de l'ASEAN+3
ont également discuté de l'établissement d'une
zone de libre échange en Asie de l'Est (EAFTA)
et apprécié l'initiative de créer un groupe
d'experts regroupant les ministres de l'Economie
de l'ASEAN+3, afin d'étudier la faisabilité
de l'EAFTA.
Pour
célébrer le 10e anniversaire de l'établissement
des relations de l'ASEAN+3 en 2007, les dirigeants
ont été d'accord d'examiner l'idée de construire
la 2e Déclaration sur la coopération en Asie
de l'Est ainsi qu'un plan de travail, destiné
à renforcer la coopération dans cette zone.
De
leur côté, les dirigeants des trois pays d'Asie
de l'Est ont apprécié les sommets entre le Cambodge,
le Laos et le Vietnam, et entre le Cambodge,
le Laos , le Myanmar et le Vietnam. Ils ont
décidé de les aider à exécuter la Déclaration
commune de Vientiane, portant sur le renforcement
de la coopération économique et de l'intégration
de ces quatre pays, ainsi que la Déclaration
commune de Vientiane sur la fondation du triangle
de développement entre le Cambodge, le Laos
et le Vietnam. Les dirigeants de l'ASEAN ont
apprécié le soutien chinois, japonais et sud-coréen,
pour réaliser les projets dans le cadre de l'IAI.
Sur le sommet de l'ASEAN-Chine, les
dirigeants aséaniens ont réaffirmé l'engagement
envers la politique d'une Chine unique.
Celle-ci s'est félicitée de la signature des
pays aséaniens au PAV ainsi qu'à l'Accord-cadre
de l'ASEAN sur l'intégration aux domaines prioritaires
et exprimé le soutien en faveur de la réalisation
du PAV.
La
Chine a annoncé qu'elle contribuerait à hauteur
de 5 millions de dollars au Fonds de coopération
ASEAN-Chine en 2005. Concernant le
sommet ASEAN-Japon, les dirigeants de l'ASEAN
et du Japon ont adopté la Déclaration commune
sur la coopération dans la lutte contre le terrorisme
et pris connaissance du rapport, portant sur
les progrès obtenus dans la réalisation du Plan
d'action ASEAN-Japon. Sur le sommet ASEAN-Corée
du Sud, les deux parties ont signé la Déclaration
commune sur un partenariat de coopération intégrale
entre l'ASEAN et la Corée du Sud. Les dirigeants
de l'ASEAN ont apprécié l'adhésion sud-coréenne
au TAC, le 27 novembre 2004.
Au
sommet ASEAN-Inde, les dirigeants de ces pays
ont procédé à des échanges sur les problèmes
régionaux et internationaux, en particulier
le terrorisme, la situation au Moyen-Orient,
en Irak, celle en péninsule de Corée ainsi que
la réforme de l'ONU.
Le
mariage et la génération de la société individuelle
et du "Moi" :
Portrait.
Li
Qiming, 25 ans, n'est pas inquiet à l'idée d'épouser
son amie bien qu'ils aient été ensemble pendant
trois ans. « J'ai commencé à travailler, il
y a seulement un an. Parce que nous avons encore
peu d'expérience de la vie et de la société,
nous pensons qu'il ne serait pas sage de se
marier trop tôt, » a déclaré Li. «
28 ans pourrait être un meilleur âge, » a-t-il
dit. Comme Li, de nombreux jeunes gens choisissent
de se marier plus tard, alors que se marier
à 24 ans était considéré comme normal dans le
passé.
Ayant
travaillé dans une compagnie de télécommunication
pendant 4 ans, Xu Chen a obtenu une carrière
stable et profite de bonnes économies. Malgré
tout cela, il pense qu'il est préférable d'attendre
avant de se marier. « Peut-être quand j'aurai
économiser 300 000 yuans (36 300 USD), le jour
de mon mariage viendra, » a déclaré Xu.
En
Chine d'aujourd'hui, se marier à 24 ans ou plus
tôt, semble étrange pour la plupart des jeunes
gens.
La
jeune génération élevée dans des familles à
enfant unique tend à avoir une vie sexuelle
précoce tout en restant prudente vis à vis du
mariage, a déclaré Yuan Xin, vice-professeur
de psychologie à l'université de Nankai dans
la municipalité de Tianjin située dans le nord
de la Chine. « Les jeunes gens élevés dans des
familles à enfant unique sont souvent plus égocentriques,
se souciant moins des autres et n'ayant pas
une grande capacité à prendre soin d'eux-mêmes
ou des autres, ce qui est en contradiction avec
l'idée de la famille traditionnelle basée sur
le soin et le respect mutuel, » a noté Yuan.
La
jeune génération recherche tellement la liberté
que le mariage est souvent considéré dans certains
cas comme une forme d'emprisonnement,
a dit Yuan. De plus, avec la croissance de l'économie
chinoise, fonder une famille coûte maintenant
de plus en plus cher, ceci contribuant aux mariages
tardifs, a-t-il déclaré.
Une
enquête menée à Tianjin, montre que le coût
moyen pour le mariage d'un couple est environ
de 191 100 yuans (23 100 USD), (23 100 USD),
soit cinquante fois plus qu'en 1978. L'argent
est principalement destiné à l'achat d'un appartement,
les installations et meubles du logement, ainsi
qu'au mariage lui-même. Bien que certaines
jeunes personnes choisissent de se marier tard,
d'autres se marient encore tôt.
Wang
Yang, une étudiante en troisième année à l'Université
normale de Tianjin, a tenu son mariage dans
un hôtel à quatre étoiles au cours du mois de
mai 2004. Plus de 20 camarades de classe et
la plupart de ses amis et relations étaient
invités. Agée de 23 ans, la fille est l'une
des quelques étudiantes à plein temps en Chine
à s'être mariée de cette façon.
Jusqu'à
l'année dernière, les étudiants universitaires
mariés recevaient l'ordre de quitter l'école,
ceci d'après la loi pour les étudiants universitaires
promulguée par le Ministère de l'Education dans
les années 1990. Mais la nouvelle loi sur l'inscription
du mariage, promulguée par le conseil d'Etat
et ayant pris effet depuis le 1er octobre 2003
a annulé l'interdiction concernant les étudiants
vivant toujours sur le campus. Par la loi, un
homme âgé de plus de 22 ans et une femme de
plus de 20 ont le droit de se marier s'ils sont
en mesure de montrer leurs cartes d'identité
et dossiers de résidence et à la condition qu'ils
signent un formulaire attestant le fait qu'ils
sont célibataires et ne sont pas de la même
famille.
La
suppression de l'interdiction de se marier pour
les étudiants vivant sur le campus est d'une
signification plus symbolique que pratique,
a dit Wang Jie, un chercheur à l'Académie des
sciences sociales de Tianjin. Pour la nouvelle
génération élevée dans des familles à enfant
unique, le mariage représente juste un choix
de style de vie. Mais en plus de l'amour et
du bonheur de la vie conjugale, ce qu'ils obtiennent
du mariage comprend également des problèmes
auxquels ils n'avaient jamais pensé auparavant.
Ayant
été mariés pendant plus d'un an, Zhang, qui
souhaite rester anonyme, et son mari, tous deux
en provenance de familles à enfant unique, considèrent
la cuisine comme étant un véritable casse-tête
quotidien. Travaillant à Unicom China à Tianjin,
Zhang a déclaré que le mariage l'a fait quitter
le foyer parental, mais cela lui a apporté de
nombreuses nouvelles obligations, telles que
des tâches de ménage. Les tâches de ménage sont
devenues un facteur affectant l'harmonie des
familles formées de jeunes gens issus de familles
à enfant unique.
Une
enquête ayant porté sur 100 nouveaux couples
issus de familles à enfant unique à Tianjin
montre que 20% d'entre eux emploient des aides
à domicile pour faire le ménage. 80%
d'entre eux mangent chez leurs parents au lieu
de faire le dîner eux-mêmes et 30% ont leur
linge lavé chez leurs parents. La moitié d'entre
eux avaient eu des conflits à cause des tâches
de ménage. De plus, les couples issus de familles
à enfant unique sont troublés à l'idée de certains
problèmes tels qu'élever des enfants et soutenir
les personnes âgées.
Ces
couples, qui sont soit occupés par leur travail,
ou manquent d'expérience dans le soin de bébés,
choisissent souvent de confier leurs enfants
à des institutions d'éducation sociale. Et devoir
soutenir financièrement quatre parents des deux
côtés de la famille est devenu un gros problème
pour eux, ce qui entraîne la solitude et moins
de soins pour les personnes âgées. «
Le système de valeur traditionnel chinois, qui
a la famille à son centre, change.
Sans le code de l'éthique traditionnelle et
les liens du sang des grandes familles, ces
nouvelles familles sont des unions fragiles,
qui se forment et se brisent facilement, » a
déclaré Pan Yunkang, directeur de l'institut
de sociologie de l'Académie sociale des sciences
de Tianjin.
Dans
la Chine traditionnelle, la structure familiale
classique, était considérée comme étant de première
importance. Alors que la qualité du mariage
qui consistait à savoir si le couple était heureux
en ménage ou non, avait tendance à être négligée.
Maintenant davantage d'importance est donnée
au contenu réel du mariage plutôt qu'à sa forme
extérieure par une nouvelle génération élevée
dans des familles à enfant unique. Ils réclament
plus de liberté en disant « non » aux mariages
malheureux. La Chine a assisté à une
forte augmentation de son taux de divorce durant
ces dernières années. A Tianjin, plus
de 6 000 couples ont divorcé en 2002, avec plus
de 10% ayant été mariés pendant moins d'un an.
«
Plus d'attention consacrée à la qualité du mariage
signifie un progrès dans le concept de la famille
en Chine, » a déclaré Pan. Pourtant, la dégradation
de l'aspect solennel du mariage et davantage
de tolérance pour la cohabitation et les relations
non-maritales de la jeune génération ont également
apporté plus d'incertitude et d'instabilité
dans les familles, ce qui tend à engendrer un
certain nihilisme dans la vie et les relations
amoureuses, a-t-il dit.
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ECONOMIE
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Quelques
s ites dinformations
Chinois
traduits en langue française
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News
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& others languages
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Dr
Pierre Picquart : Consultations
"Chine / Monde Chinois"
sur rendez-vous : 06 15 07 88 80
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de France : + de 200 000 connections
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Pierre
Picquart, Docteur en Géopolitique
et Géographie Humaine de l'Université
de Paris-VIII, est spécialiste
de la Chine et du monde chinois.
Après
sa thèse de doctorat sur "Les
Chinois de Paris", il
se rend en Chine, étudie les communautés
chinoises d'Europe et mène des
missions (prévention
des conflits, migrations
chinoises, associations
chinoises, etc.) pour les
médias, les Etats, les entreprises
et l'Union
Européenne. Expert international,
il
dirige des missions en Chine
et en Europe. Auteur
de nombreux articles et travaux
sur le monde chinois, expert pour
des organismes internationaux,
entreprises, agences (prévention
des conflits, gouvernance, économie,
humanitaire) et nationaux (Mairie
de Paris > Europe
: Projet
Equal), il dirige des missions
internationales, interculturelles,
humaines, sociales et économiques
dans le monde entier. |
|
Editorial
Li
Ka Shing, d'Hutchison Whampoa
et le groupe chinois AS Watson,
s'offre le rachat de Marrionaud.
Des chiffres clefs sur l'économie
chinoise (quotidien suisse du
Matin)
Nouvel
accord en décembre 2004 entre
Airbus et la Chine pour la commande
de 23 A320
8
décembre 2004 : La
division historique PC d'IBM
est achetée par le chinois
Lenovo, anciennement
Legend, pour 1,25 milliard de
dolards. Lenovo devient ainsi
le troisième constructeur
mondial d'ordinateurs
personnels derrière Dell et
Hewlett Packard avec
un CA annuel de 10 milliards
de dollars.
27
07 2004 La Chine, le deuxième
consommateur mondial de pétrole
?
16
04 2004 : les cours des matières
premières montent, la forte
et solide croissance chinoise
sera-t-elle limitée par la logistique
et les ressources naturelles
disponibles (agence Chine nouvelle)
15 04 2004 : Les
Chinois achètent des sociétés
et s'intallent en Provence et
... en Europe.
Davos
grisé par la Chine, prudemment
optimiste pour l'économie mondiale
Quelques poids lourds
en Chine et des entreprises
françaises de plus en plus nombreuses
Pékin
/ Beijing
: croissance économique à près
de deux chiffres en 2003
Boom
économique en Chine en 2003
- The mainland economy shrugged
off the Sars outbreak to grow
by 9.1 per cent last year, its
fastest rate since 1997.
Une
production industrielle en hausse
de 17 %
L'économie
privée est devenue un segment
de croissance très important
en Chine
Croissance
des échanges économiques France
Chine Source
: Le Quotidien du Peuple
La baisse des droits de douane
annonçée en Chine Libération
BNP
PARIBAS : une délégation à Shanghai
Consulat
Général de France à Shanghai |
|
Éditorial
La
Chine attire davantage d'investissements
étrangers que les Etats-Unis.
Elle est devenue la sixième
puissance économique mondiale.
Engagée dans un boom économique
sans précédent, bénéficiant
de salaires parmi les plus bas
du monde et d'une monnaie nationale
sous évaluée de 20 à 30 %, elle
sera dans 40 à 50 ans, le n°
1 économique mondial. Alors
que la fièvre des Jeux olympiques
gagne Pékin et que le dynamisme
est présent dans tous les projets
individuels ou collectifs en
Chine, les Chinois ne se content
plus de produire à bas prix.
Ils ont maintenant acquis un
savoir-faire qui attire de plus
en plus les investisseurs étrangers
et les groupes français.
A
la découverte d'une aventure
industrielle unique et dans
ce nouvel Eldorado économique
qui change le monde, les agglomérations
chinoises - 45 villes de plus
de 1 million d'habitants - se
développent au rythme des succès
économiques des entreprises
vedettes, des multinationales
chinoises et de l'afflux des
capitaux. Aujourd'hui, la bière
Tsingtao - fabriquée avec l'eau
des sources du mont Lao - ,
est la plus vendue dans le monde.
Des sociétés comme Doublestar
- le roi de la chaussure de
sport - enregistre un taux de
croissance annuel de 30 %.
Les
exemples sont multiples comme
Haier - le géant mondial de
l'electroménager - qui ne sait
plus ou construire ses usines.
Nous assistons au décollage
des marques nationales chinoises
- 90 000 en 1983 et 1 660 000
en 2002 - avec les Stars du
" made in China "
; Jahwa s'est imposé sur le
segment des détergents, des
insecticides et de la cosmétique
; Youngor se développe comme
sous-traitant du prêt à porter
pour bâtir sa propre marque
; Huawei bouleverse les géants
des équipements télécom et ses
vendeurs arrivent en Europe
; TCL domine le secteur du multimédia
avec une croissance annuelle
proche des 40 %.
Dans
ce boom sans précédent et un
pays qui compte plus de 1,3
milliard d'habitants, les grands
travaux pharaoniques d'aménagement
du territoire avancent à grands
pas. Les Chinois achètent du
savoir-faire et de la technologie
et des entreprises comme Alstom
doivent consentir d'importants
transferts de technologie. Aujourd'hui,
les entreprises françaises sont
déjà sur place avec dix poids
lourds qui s'implantent en Chine,
confiants dans le potentiel
de ce pays dont l'art de vivre
et les valeurs peuvent être
jugées comme très proches des
nôtres. A coup de projets démesurés,
l'Empire du Milieu nous réveille
et revêt les habits de la modernité
: méga-usines, gratte-ciel,
autoroutes, projetant dans l'avenir
une nation métamorphosée.
Dr
Pierre Picquart. |
China's
economy
China's economy grew by 9.1%
in the third quarter 2003 compared
with a year ago, indicating
it has shrugged off the negative
impact of the SARS outbreak.
For the first three quarters,
the economy grew year-on-year
8.5% to RMB7.91 trillion. The
overall economic situation is
the best on record for several
years, according to Qiu Xiaohua,
deputy director of the National
Bureau of Statistics. "If
there are no major unexpected
fluctuations, the country's
economy is likely to grow by
8.5% for the whole of 2003,"
predicted Qiu. But he admits
the country's economy remains
plagued by problems and that
measures are needed following
rapid lending and credit growth.
"The difficulty in raising
rural incomes that has bedeviled
the economy for a long time,
the relatively large unemployment
pressure and other negative
factors are all still problems,"
Qiu said. "Unbalanced development
between investment and consumption,
urban and rural areas and industrial
output and energy have become
more pronounced," he said. |
Li
Ka Shing, d'Hutchison Whampoa et le
groupe chinois AS Watson, s'offre
le rachat de Marrionaud.
Le
groupe chinois AS Watson, avec l'accord
du patron de Marionnaud Marcel Frydman
a lancé une offre avoisinant 900 millions
d'euros pour acheter le groupe de
parfumeries. AS Watson, qui appartient
au magnat de Hong Kong Li Ka-shing,
deviendra le premier distributeur
mondial de parfums.
C'est
une OPA amicale qui est lancée sur
la totalité des actions Marionnaud
pour 21,80 euros par action. Marcel
Frydman vendra ses 22% dans Marionnaud
et restera le PDG, "sans plan
social" chez Marionnaud, qui
emploie 9.000 salariés dans près de
1.300 magasins en France et en Europe.
Le
groupe AS Watson et sa maison mère
(le puissant conglomérat de Hong Kong
Hutchison Whampoa) devrait racheter
en douceur Marionnaud. C'est sa première
implantation en France et Marionnaud
complètera es autres chaînes de parfums,
d'hygiène et de beauté détenus par
AS Watson en Europe, comme Savers
et Superdrug en Grande-Bretagne ou
Ici Paris XL en Belgique et Hollande.
Si
le groupe français a conu quelques
surprises, l'affaire reste à priori
solide, avec une solide présence en
Europe. Marionnaud a enregistré au
1er semestre 2004 une perte de 78
millions d'euros pour un chiffre d'affaires
de 515,3 millions, provoquant une
chute de l'action à la Bourse de Paris.
Chiffres
clefs sur l'économie chinoise
Un
habitant sur cinq de la planète est
un Chinois.
La
Chine compte plus de 20 mérroples
de plus de 5 millions d'habitants.
Avec 752 millions
de Chinois actifs, la Chine est un
réservoir de main-d'oeuvre inépuisable.
Les étrangers
investissent en Chine 1 milliard de
dollars par semaine.
La Chine, c'est
bientôt le 3 ème distributeur ùmondial
d'automobiles.
Le revenu actuel
par habitant est de 1090 dollars (100e
rang mondial) mais augmente très vite
Un portable
sur 3 vendus dans le monde viennent
de Chine.
10 300 km d'autoroute
ont été mis en service en 2 ans.
300 000
Chinois ont un patrimoine dépassant
1 million de dollars, hors l'immobilier.
La Chine a 651
stations de TV et 1000 stations de
radio représente
le 2e marché derrière les Etats-Unis.
La marque Bentley
a vendu 70 voitures en 2003, dont
19 limousines, les plus chères.
Une nouvelle
centrale électrique est crée chaque
semaine.
Le coût horaire
d'un ouvrier du textile est de 15.10
dollars aux Etats-Unis,
22 fois plus élevé qu'en Chine (0,7
dollar de l'heure).
(source : www.lematin.ch)
Nouvel
accord entre Airbus et la Chine pour
la commande de 23 A320
Gustav Humbert, directeur de l'exploitation
chez Airbus, a déclaré le 6 décembre
2004 à Beijing lors d'un point de
presse que Airbus et le Groupe d'import-export
des équipements d'aviation de Chine
ont signé un accord accord-cadre pour
une commande de 23 avions A320. Cette
commande porte sur près d'un milliard
d'euros. Il s'agit de la deuxième
grande commande d'Airbus pour l'année.
La dernière datait de juin, lorsque
la compagnie Eastern Airlines avait
commandé 20 avions A 330.
Actuellement, on compte environ 260
avions Airbus opérant sur le continent
chinois, à Hong Kong et Macao.
Parallèlement, Airbus a investi 80
millions de dollars américains pour
établir à Beijing, avec le Groupe
d'import-export des équipements d'aviation
de Chine, un centre de formation et
de soutien.
En
outre, M. Humbert a déclaré que si
le projet de l'A350 est approuvé,
la Chine sera autorisée à participer
à ce projet et à posséder 5% des participations.
Par
contre, toujours pas de commande en
vue pour le futur avion géant A 380,
alors que le vice-président d'EADS,
le groupe aéronautique de défense
qui contrôle Airbus, s'était montré
très confiant lors de la visite officielle
de Jacques Chirac en octobre dernier...
Ca réduit les chances de voir voler
cet appareil pouvant transporter plus
de 500 personnes avant les Jeux Olympiques
de 2008, vu les longs délais de livraison
08
12 2004 : La
division historique PC d'IBM est achetée
par le chinois Lenovo,
anciennement Legend, pour 1,25 milliard
de dolards. Lenovo devient ainsi le
troisième constructeur mondial
d'ordinateurs personnels derrière
Dell et Hewlett Packard avec
un CA annuel de 10 milliards de dollars
Cet
accord permet au groupe Lenovo de
devenir le 3ème constructeur mondial
de PC avec un chiffre d'affaires /
an de 10 milliards de dollars. Selon
le PDG du groupe chinois, Liu Chuanzhia,
la somme de 1,25 milliard de dollars
se compose ainsi : 650 millions payés
cash et 600 millions de dollars en
action Lenovo. C'est un prix conforme
à ce qu'attendait le marché. Les compagnies
américaines Dell et Hewlett Packard
occupent les positions un et deux
du secteur. Selon le groupe, en 2003
Lenovo détenait 27% de parts de marché
en Chine sur le secteur des Pc et
12,6% sur la zone "Asie-Pacifique",
hors Japon.
Une
nouvelle entité sera basée à New York
en employant près de 19.000 personnes
issues d'IBM et de Lenovo. Des centres
de production seront créés à Pékin
mais aussi en Caroline du Nord. La
vente de la division historique du
leader mondial de l'informatique était
prévue, l'entreprise souhaitant se
recentrer sur ses activités plus rentables:
en 2003, la branche PC ne représentait
12% du CA d'IBM
27
07 2004 : La Chine, deuxième consommateur
mondial de pétrole ?
Selon
l'Economiste, l’industrialisation
et l’urbanisation rapides de la
Chine impliquerait qu'elle devrait
importer quelque 250 millions de tonnes
de pétrole brut par an vers 2020 alors
qu'il est prévu qu'elle n’en produira
qu’environ 200 millions de tonnes.
De quoi s'intéresser de près, pour
l'Empire du Milieuu aux ressources
prétolifières des autres pays, comme
elle fait actuellement en intervenant
directement sur les marchés extérieurs
en prenant des participations dans
les sociéts pétrolières, notamment
au Brunei (voir L'Empire Chinois).
Toujours selon le même média, sa demande
en pétrole devrait croître rapidement
avec l’industrialisation et l’urbanisation
rapides du pays : Ainsi, pour Chen
Geng, le directeur général de la China
National Petroleum Corp (CNPC), l’offre
insuffisante d’hydrocarbures constitue
un obstacle important à la croissance
économique de la Chine. Toujours selon
les mêmes sources de l'économiste,
et d'’après l’Agence internationale
de l’énergie, la consommation chinoise
devrait atteindre cette année un peu
plus de 300 millions de tonnes.
16
04 2004 : les cours des matières premières
montent, la forte et solide croissance
chinoise sera-t-elle limitée par la
logistique et les ressources naturelles
disponibles
Le vice-Premier
ministre chinois a annoncé jeudi à
Beijing, lors d'un entretien avec
l'ancien président Giscard d'Estaing,
que la Chine allait travailler pour
maintenir une croissance économique
rapide et stable. Zeng
Peiyan a fait part de
la situation économique de la Chine
à Giscard d'Estaing,
président de la Convention sur l'avenir
de l'Europe et chef d'une délégation
d'entreprises françaises venue en
Chine pour participer au Forum commercial
annuel Chine-France qui s'est tenu
de mardi à jeudi à Shanghai. Le taux
de croissance de l'économie chinosie
s'est établi à 9,1% en 2003 et à 9,7%
au cours du premier trimestre de 2004.
Mais la Chine est confrontée aujourd'hui
à une série de difficultés dans l'approvisionnement
énergétique et la capacité du transport
qui risquent de ralentir la croissance
économique nationale. Au cours de
cette rencontre, Zeng a indiqué aux
entrepreneurs français que la Chine
allait améliorer la politique pour
encourager les investissements étrangers
tout en respectant ses engagements
pris lors de son adhésion à l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC). "Nous
espérons que les industriels français
et européens seront venus nombreux
en Chine pour chercher des opportunités
et développer leurs entreprises",
a souligné Zeng. La délégation française
est composée de certains représentants
de grandes entreprises frnçaises,
y compris Airbus Industries, Banque
Indosuez et Vivendi. La concurrence
et le développement des entreprises
d'Etat et privées ont été au centre
des discussions du forum (Sources
: agence Xinhua)
15
04 2004 :
Les Chinois achètent des sociétés
et s'intallent en Provence et ...
en Europe.
Le leader français de la tomate transformée
passe sous direction chinoise : le
géant chinois de la tomate Chalkis
a pris le contrôle majoritaire - 55
% du capital - pour 7 millions d'euros
de "Conserves de France",
avec comme nouveau directeur Liu Yi,
représentant le groupe agroalimenatire
chinois Chalkis. Le groupe Chalkis
souhaite acheter sept sociétés agroalimentaires
occidentales (sources : le point 15/04/04)
La
Chine va maintenir une croissance
rapide et stable de son économie,
dit un vice-Premier ministre chinois
: Selon l'agence XINHUANET
(15 04 2004 - Chine nouvelle) le vice-Premier
ministre chinois Zeng Peiyan a annoncé
jeudi à Beijing, lors d'un entretien
avec l'ancien président français Giscard
d'Estaing, que la Chine allait travailler
dur pour maintenir une croissance
économique rapide et stable. Le taux
de croissance de l'économie chinosie
s'est établi à 9,1% en 2003 et à près
de 9.7 % au cours du premier trimestre
de 2004. Mais la Chine est confrontée
aujourd'hui à une série de difficultés
dans l'approvisionnement énergétique
et la capacité du transport qui risquent
de ralentir la croissance économique
nationale. Au cours de cette rencontre,
Zeng a indiqué aux entrepreneurs français
que la Chine allait améliorer la politique
pour encourager les investissements
étrangers tout en respectant ses engagements
pris lors de son adhésion à l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC). "Nous
espérons que les industriels français
et européens seront venus nombreux
en Chine pour chercher des opportunités
et développer leurs entreprises",
a souligné Zeng.
Davos
grisé par la Chine, prudemment optimiste
pour l'économie mondiale
DAVOS
(Suisse), 25 jan (AFP) : Eblouis par
les perspectives en Chine, heureux
bien que prudents sur la reprise économique
américaine, les participants du Forum
économique mondial de Davos ont retrouvé
le sourire cette semaine après une
année 2003 bien morose.Réunis en nombre
(plus de 2.000) dans la petite station
de sports d'hiver suisse, beaucoup
d'entre eux, tout en saluant le retour
de la croissance américaine, locomotive
économique mondiale, se sont aussi
interrogés sur sa pérennité.Certains
comme Jacob Frenkel, président de
Merrill Lynch International, se sont
dits "très confiant(s) pour l'économie
américaine", un message naturellement
relayé par le vice-président américain
Dick Cheney.
Mais
d'autres, comme Stephen Roach, chef
économiste de la banque Morgan Stanley,
ont mis en garde contre la bombe à
retardement des déficits jumeaux (courants
et budgétaires), jugée porteuse de
risques pour l'ensemble de la planète.
Source potentielle de désaccord entre
l'Amérique, l'Europe et le Japon lors
du G7 Finances prévu les 6 et 7 février
en Floride, la question de la faiblesse
du dollar a été discutée du bout des
lèvres. Le ministre allemand de l'Economie,
Wolfgang Clement, s'est montré le
plus direct: "La question de
la devise est sur la table et les
Américains doivent la régler, et je
pense que d'autres ministres du G7
l'ont dit. Les autres pays doivent
faire ce qu'ils ont à faire, pas seulement
l'Europe".
Le
président de la Banque centrale européenne
(BCE), Jean-Claude Trichet, s'en est
pour sa part tenu strictement à la
position exposée en début de semaine
par l'Eurogroupe (ministres des Finances
de la zone euro) avec un appel à la
"stabilité" des changes.
L'Europe devrait aborder le G7 avec
un "consensus total" sur
la question des changes, a confirmé
le secrétaire d'Etat allemand aux
Finances, Caio Koch-Weser. Côté américain,
ni Dick Cheney, ni le secrétaire au
Commerce Donald Evans n'ont évoqué
la question. L'Europe s'est vu une
nouvelle fois recommander de baisser
ses taux d'intérêt et de procéder
à des réformes structurelles pour
à la fois contrer l'envolée de l'euro
et améliorer son potentiel de croissance.
"L'inflation est sous contrôle",
a affirmé Jean-Philippe Cotis, chef
économiste de l'Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE).
L'un
des sujets les plus séduisants pour
les visiteurs du Forum fut le spectaculaire
essor économique de la Chine, qui
semble exercer un attrait magnétique
sur les industriels, en dépit des
inconnues quant à la politique de
taux de changes de Pékin."Maintenant,
c'est le bon moment pour investir
en Chine", s'est enthousiasmé
le patron du fabricant allemand de
semi-conducteurs Infineon, Ulrich
Schumacher, résumant l'opinion de
nombre d'entrepreneurs alléchés par
les opportunités offertes par ce que
certains économistes décrivent parfois
comme une "immense usine".
C'est à peine si quelques voix se
sont fait entendre pour suggérer que
la Chine présente aussi des risques
avec une économie au bord de la surchauffe
et les nombreux problèmes structurels
qui grippent encore son économie.
En marge du Forum, les négociations
sur la libéralisation du commerce
mondial organisées par la Suisse dans
l'espoir de parvenir comme prévu à
un accord sur le cycle de Doha avant
fin 2004 n'ont débouché sur aucun
résultat concret, en l'absence des
négociateurs américains et européens.
Quelques
poids lourds en Chine et des entreprises
françaises de plus en plus nombreuses
AIRBUS
CHINA ; AIR
FRANCE (Marc Benedetti, Directeur
général Asie) ; ALCATEL
; ALSTOM
; AREVA
; AXA
- Michel Pinault, Directeur général
Asie-Pacifique -; CABINET
DS AVOCATS - Claude Le Gaonach-Bret
- ; CARREFOUR
- Jean-Luc Chéreau, Directeur exécutif
Chine -; CMA-CGM
; DANONE;
EADS
; EDF
- Hervé Machenaud, Président de la
branche Asie Pacifique - ; LOUIS
VUITTON /
LVMH ; L'OREAL
- Paolo Gasparrini, Directeur Chine
- ; MICHELIN
- Eric Jugier, Directeur Chine - ;
PSA
PEUGEOT-CITROËN - Alain Sartoris,
Directeur Chine - ; SAINT-GOBAIN
; SOCIETE
GENERALE - Marc Poirier, Directeur
Chine - ; TOTAL.
Beijing
: croissance économique à près deux
chiffres en 2003
Malgré les retombées des
ravages du syndrome respiratoire aigu
sévère (SRAS), l'économie de la capitale
chinoise bénéficiera d'une croissance
économique à deux chiffres en 2003,
a déclaré Zhang Mao, maire adjoint
de Beijing.
"Bien
que Beijing ait été frappé par un
manque d'énergie pendant le quatrième
trimestre, son économie est toujours
sur la voie de la croissance rapide,"
a déclaré Zhang Mao dans une téléconférence
sur l'économie de Beijing. Selon les
dernières statistiques, de janvier
à novembre de l'année, le PIB de Beijing
a atteint 312,06 milliards de yuans
(37,6 milliards de dollars), soit
une hausse de 10,1% sur la même période
de l'année dernière.
Les
investissements dans les biens de
capital fixe sont devenus le facteur
majeur pour impulser l'économie de
la capitale chinoise, et l'achat d'automobiles
et d'habitations par les habitants
locaux contribuent également à la
forte croissance économique, selon
les mêmes sources. Durant les onze
premiers mois 2003, Beijing a placé
172,14 milliards de yuans (20,7 milliards
de dollars) dans les biens de capital
fixe, soit une hausse de 20,1% sur
la même période l'an dernier.
Pourtant,
Beijing a également besoin d'établir
un système d'alerte pour l'économie,
et de lancer conjointement des conférences
entre différents départements pour
résoudre les affaires d'urgence comme
par exemple la pneumonie atypique,
a indiqué le maire adjoint. "Nous
devons renforcer notre capacité à
l'égard de la collecte d'informations
et établir des politiques scientifiques
quand on affronte les affaires d'urgence,"
a-t-il conclu.
Boom
économique en Chine en 2003
Le chiffre de la croissance, 9,1 %
en 2003, reflète de nouvelles méthodes
de calcul conformes aux normes internationales.
Par habitant, le PIB de la Chine atteint
1 090 dollars (881 euros). La
Chine a annoncé, le 20 janvier, 9,1
% de croissance pour 2003, son chiffre
le plus élevé depuis 1997. "Selon
des estimations et des
évaluations préliminaires, le produit
intérieur brut (PIB) de la Chine en
2003 s'est élevé à 11 669 milliards
de yuans (1 139 milliards d'euros),
en hausse de 9,1 % sur l'année précédente",
a annoncé le Bureau national des statistiques
(BNS). Par habitant, le PIB de la
Chine atteint 1 090 dollars (881 euros).
Ce
résultat a notamment été atteint grâce
à une reprise plus forte que prévu
de la croissance au second semestre.
Après avoir démarré en trombe à 9,9
%, l'économie chinoise avait brutalement
ralenti sa marche entre avril et juin,
tombant à 6,7 % de croissance, son
plus bas niveau depuis onze ans, à
cause de l'épidémie de syndrome respiratoire
aigu sévère (SRAS), qui avait surtout
frappé les services, notamment le
tourisme. Le BNS a révisé à la hausse
d'un demi-point de pourcentage le
chiffre du troisième trimestre, qui
passe de 9,1 % à 9,6 %, alors que
celui du quatrième atteint 9,9 %.
Le secteur primaire (agriculture et
mines) a crû seulement de 2,5 %, soit
0,4 point de pourcentage de moins
qu'en 2002. Le tertiaire (services)
a également affiché une croissance
plus faible de 0,8 point de pourcentage
qu'en 2002, à 6,7 %.
Une
production industrielle en hausse
de 17 %
Le
secteur secondaire (industrie et bâtiment)
a au contraire accéléré la sienne
de 2,7 points de pourcentage, à 12,5
%. La croissance a notamment été tirée
par la hausse de la production industrielle,
qui a atteint 17 % en 2003, soit cinq
points de pourcentage de plus que
l'année précédente. Le chiffre de
la croissance reflète aussi des nouvelles
méthodes de calcul plus conformes
aux normes internationales, alors
que la Chine avait été critiquée par
bon nombre d'économistes qui estimaient
le chiffre officiel de la croissance
sous-évalué. "Le gouvernement
chinois était soumis à des pressions
pour réviser les chiffres à la hausse.
C'est pourquoi le chiffre du troisième
trimestre a été corrigé", selon
Andy Xie, directeur chez Morgan Stanley
pour la région Asie-Pacifique. "Personnellement,
je pense que la Chine a plutôt un
taux de croissance à 2 chiffres. 9,1
%, c'est en quelque sorte plus proche"
de la réalité, a ajouté M. Xie. "C'est
un signe de plus grande transparence
gouvernementale", a jugé de son
côté Ma Jun, économiste à la Deutsche
Bank, à Shanghaï. Mais il a ajouté
que "si le marché ne comprend
pas qu'il y a un changement dans les
méthodes de calcul, cela pourrait
créer des inquiétudes sur une surchauffe
qui provoquerait de l'inflation".
La
hausse des prix à la consommation
- qui avait repris en janvier 2003
après 14 mois de baisse consécutive
- s'est accélérée à la fin de l'année,
à 1,8 % en octobre, 3 % en novembre
et 3,2 % en décembre. Pour l'ensemble
de l'année, l'inflation s'élève à
1,2 %, contre 0,8 % de baisse des
prix en 2002. Le gouvernement chinois
a affiché sa confiance pour l’année
2004, en annonçant un objectif modeste
d'une croissance "supérieure
à 7 %", selon Li Deshui, le directeur
du BNS. Malgré des investissements
en capital fixe qui ont bondi de 26,7
% et les inquiétudes d’économistes
sur une mauvaise allocation des fonds,
le gouvernement estime que la croissance
est saine. "La consommation a
tiré l'économie tout du long avec
plus d'achats de logements et de voitures,
contribuant au développement de nombreux
secteurs, comme les matériaux de construction
et l'industrie lourde", a indiqué
Zhang Lijun, chercheur au centre de
recherches sur le développement du
Conseil des affaires d'Etat (cabinet
ministériel).
L'économie
privée est devenue un segment de croissance
très important en Chine
Selon
un rapport sur le développement de
l'économie privée en Chine rendu public
par la Fédération chinoise de l'industrie
et du commerce, à l'issue d'une dizaine
d'années de développement, le secteur
privé est devenue une force non négligeable
de l'économie chinoise. Actuellement
le nombre des entreprises privées
ne cesse d'augmenter et leur qualité
continue à s'améliorer. La part occupée
par l'économie privée dans le PIB
chinois a atteint 48,5%. En Chine,
l'économie privée désigne les entreprises
chinoises soumises à divers régimes
de propriété, en dehors des entreprises
d'Etat ou contrôlées par des capitaux
publics ; elle recouvre les industries
et commerces individuels, les entreprises
à capitaux privées et collectifs.
A
l'heure actuelle le nombre des entreprises
privées en Chine a dépassé celui des
entreprises publiques. Selon le vice-président
de la Fédération chinoise de l'Inudstire
et du commerce M. Shun Xiaohua, le
nombre des entreprises privées a été
multiplié par 24 fois ses 12 dernières
années. Sur cette période, le montant
des capitaux investis dans ce secteur
s'est élevé à 2008 milliards de yuans
Renminbi. Ces entreprises augmentent
numériquement et qualitativement.En
2002, l'économie privée a pris de
l'ampleur en Chine : elle représentait
48,5% du PIB. Un quart du chiffre
de la croissance économique nationale
de l'année dernière a été réalisé
par les entrepises de ce secteur.
Dans plusieurs provinces chinoises,
comme le Guangdong et le Zhejiang,
l'économie privée est même devenue
la force motrice du développement
local.
La
contribution du secteur privé s'éleve
à 80% du produit généré dans ces provinces.
Selon les statistiques, l'économie
privée maintient sa tendance à la
hausse. Pendant les 9 permiers mois
de cette année, le montant des investissements
des entreprises a avoisiné mille milliards
de yuans, soit une augmentation de
30% par rapport à la même période
de l'année précédente. Il s'agit d'un
nouveau reccord depuis ces 8 dernières
années. L'investissement des entreprises
privées se diversifie et devient de
plus en plus rationnel. Actuellement
l'investissement de capitaux privés
s'étend à de nombreux secteurs tels
que l'industrie lourde, le service
financier, l'éducation, la culture,
la presse, les infrastructures routières,
l'urbanisme et les services au public.
Avec
la croissance de l'investissement,
le gouvernement chinois met l'accent
sur sa politique d'encouragement de
l'économie privée. Les entreprises
axées sur les sciences et les technologies
constituent la nouvelle orientation
de l'économie privée. M. Shun estime
que l'économie privée connaîtra en
Chine un regain de développement grâce
à la mise en oeuvre d'une législation
sur la protection des biens privés.
Les entreprises privées bénéficieront
dans tous les domaines du soutien
de l'Etat par l'intermédiaire d'une
politique financière favorable. L'enjeu
est de faire rapidement entrer l'économie
privée chinoise sur le marché international.
Pour assurer le bon déroulement des
activités productives du secteur privé,
la Fédération chinoise de l'Industrie
et du Commerce a décidé de publier
deux fois par an un rapport analysant
l'évolution de ce secteur afin d'aider
les entreprises à poursuivre leur
épanouissement.
La
croissance des échanges économiques
et technologiques entre la France
et la Chine (1)
Selon
le quotidien du peuple, ces dernières
années, les échanges commerciaux entre
la Chine et la France ont connu une
croissance régulière. " Selon
les chiffres fournis par les Douanes
chinoises, en l'an 2000, le volume
du commerce a créé un record de 7
660 millions de dollars, en augmentation
de 14,2% sur l'année 1999. Les exportations
chinoises ont enregistré 3 710 millions
de dollars, en hausse de 26,8%, et
les importations, 3 950 millions de
dollars, en hausse de 4,4%, avec une
balance en déficit de 240 millions
de dollars".
Toujours
selon le même quotidien, en janvier
de cette année, les échanges commerciaux
entre les deux pays ont réalisé une
valeur de 670 millions de dollars,
un accroissement de 33,9% en base
annuelle. la Chine a exporté pour
330 millions de dollars, soit une
augmentation de 24,4%, elle a importé
pour 340 millions de dollars, soit
une augmentation de 44,8%. En ce qui
concerne les technologies, fin 2000,
les deux parties auraient signé 1
460 contrats sur l'introduction de
technologies pour un montant de 9
040 millions de dollars. La même année,
la Chine a introduit de France 265
projets techniques pour 660 millions
de dollars.
Dans
la coopération financière, selon le
département d'Europe relevant du Ministère
chinois du Commerce extérieur et de
la Coopération économique, les gouvernements
chinois et français avaient signé
en avril 1985 un premier accord en
vertu duquel le gouvernement français
fournira des crédits de développement
au gouvernement chinois, afin de soutenir
les entreprises françaises dans leurs
exportations des technologies et équipements
vers la Chine.
Jusqu'à
la fin de l'an 2000, les deux gouvernements
auraient conclu 19 protocoles financiers
et 2 accords sur le don de fonds pour
un crédit total de 2,542 milliards
de dollars et avec les contrats valables
de 2,448 milliards de dollars. La
France aurait financé en tout 130
projets chinois dont 115 sont entrés
en vigueur dans l'énergie, les télécommunications,
les transports, les matières premières,
les engrais chimiques, le secteur
mécanique, le service médical, l'urbanisme
et la protection de l'environnement.
"Depuis
1980 à la fin de l'an 2000, les projets
à capitaux directement placés en Chine
par la France auraient atteint 1 719
pour un fonds contractuel de 5,75
milliards de dollars, avec un investissement
réellement placé de 4,48 milliards
de dollars. En 2000, 136 projets ont
absorbé des investissements directs
de la France, soit +20% en base annuelle,
pour un fonds contractuel de 636 millions
de dollars, en hausse de 33%, et le
capital réellement engagé a atteint
895 millions de dollars, en hausse
de 0,72%". (1)
La baisse des droits de douane
en Chine (2)
Selon
Pierre HASKI, correspondant
à Pékin du
journal Libération,
en date du 2 janvier 2004, "La
Chine importe à fond" et la baisse
des droits de douane, annoncée par
Pékin, va encourager l'importation
en Chine des produits étrangers, destinés
notamment "aux nouveaux riches".
Toujours selon le même article, l'effet
reste symbolique au regard de la croissance
chinoise : " ... mais les ego
nationaux en prendront quand même
un coup : poursuivant son ascension,
la Chine serait devenue, en 2003,
la quatrième puissance commerciale
mondiale, derrière les Etats-Unis,
l'Allemagne et le Japon, faisant reculer
d'un cran de vieilles nations exportatrices
comme la France et la Grande-Bretagne.
Sous réserve de vérification lorsque
les comptes de l'année écoulée seront
soldés, le vice-ministre du Commerce
chinois, Wei Jianguo, a estimé à 800
milliards de dollars (640 milliards
d'euros), le total des échanges commerciaux
dans les deux sens. Une annonce reprise
fièrement à la une de la presse pékinoise".
L'auteur
indique ensuite que le commerce extérieur
chinois s'est accru de 36,4 % sur
les 10 premiers mois de l'année 2003
par rapport à 2002 les dernières
statistiques officielles connues
ce qui constitue le principal moteur
d'une économie qui clôture l'année
avec un taux de 8,5 % de croissance
; "Tout aussi impressionnant:
les réserves monétaires du pays ont
gonflé de plus de 100 milliards de
dollars (80 milliards d'euros) en
2003 pour atteindre la barre des 400
milliards de dollars (320 milliards
d'euros)".
Dans ce climat de croisance et de
confiance économique où la principale
crainte reste la surchauffe, la Chine
a indiqué une nouvelle étape dans
ses engagements vis-à-vis del'Organisation
mondiale du commerce (OMC): "les
droits de douane ont été ramenés en
moyenne à 10,4 % contre 11 % jusqu'ici.
Durant l'année 2003, Pékin avait déjà
réduit le taux moyen de ses droits
de douane à 11 % contre 12 % en 2002,
et 15,3 % en 2001. En adhérant à l'OMC
en décembre 2001, la Chine s'était
en effet engagée à ramener le taux
moyen de ses droits de douane sur
les produits importés à 9,8 % d'ici
2010".
Toujours
selon Selon Pierre HASKI, cette décision
devrait accentuer la montée des importations
chinoises : "Les dirigeants chinois
ont récemment mis en avant un argument
dont, d'ordinaire, on ne se vante
pas : la possibilité que la Chine
connaisse, dès cette année, un déficit
commercial... " Selon l'auteur,
"de fait, en 2003 (sur les dix
premiers mois de l'année), les importations
(+40,4 %) ont augmenté bien plus vite
que les exportations (+32,8 %). Si
cette tendance se poursuivait, un
déficit chinois ne serait pas impossible,
réduisant ainsi la portée des appels
protectionnistes aux Etats-Unis et
dans certains secteurs en Europe,
évoquant «le péril chinois». «Au lieu
de fermer vos portes, profitez de
celles qui s'ouvrent chez nous», répondent,
en substance et avec pragmatisme,
les Chinois à leurs détracteurs étrangers".
L'essor
de l'économie chinoise et l'accroissement
spectaculaire du niveau de vie de
certaines classes sociales et majeure
en partie des citadins auraient favorisé
une forte demande en importations.
Selon l'auteur, " En énergie
(+30 % pour les importations de pétrole
en 2003), en matières premières, au
point de déstabiliser quelque peu
le marché mondial, mais aussi en machines-outils,
en biens d'équipement et de consommation
pour la nouvelle classe moyenne, qui
en a les moyens. Et l'article de Libération
de poursuivre : "Malgré les critiques
régulièrement adressées par les responsables
américains et européens non sans
arguments sur les manquements chinois
aux engagements pris vis-à-vis de
l'OMC, l'économie chinoise se révèle
bien plus ouverte au monde que ne
l'était celle du Japon il y a quinze
ou vingt ans, alors qu'on parlait
aussi d'«invasion» des produits japonais".
L'objectif
de croissance pour 2004, fixé à 7
% par le gouvernement chinois paraît
très modeste (le même objectif avait
été fixé pour 2003). Ce dernier a
été dépassé, malgré une année marquée
par le Sras, épidémie qui a certainement
provoqué un ralentissement économique,
dans un contexte international déprimé.
La Chine atrès bien terminé l'année
2003, avec un rythme annuel de plus
de 9 % à 10 % de croissance au 4 ème
trimestre, selon les analystes, avec
un resserrement du crédit, pour éviter
un effet de surchauffe.
Selon le quotidien Libération, les
dirigeants du Parti communiste chinois
se sont engagés à poursuivre la politique
qui leur a réussi ces dernières années
"tout en faisant en sorte que
les oubliés de la croissance, en premier
lieu les paysans, en profitent plus".
Selon le correspondant du même quotidien,
il faudra attendre la prochaine session
parlementaire du mois de mars pour
connaître la traduction budgétaire
; "En attendant, ce sont les
nouveaux riches qui en profitent,
gonflant ainsi les importations haut
de gamme".
BNP
PARIBAS : délégation à Shanghai
(3)
Michel
Pebereau, président de BNP Paribas,
conduisait le 26 novembre 2003 une
délégation de BNP Paribas à Shanghai
en compagnie de Didier Balme, responsable
de BNP Paribas Hong Kong et responsable
de la banque de financement et d'investissement
pour l'Asie du Nord et de l'Est. A
cette occasion, la BNP a inauguré
trois structures qui devraient marquer
une nouvelle étape du développement
de la plus grande banque européenne
en Chine. Tout d'abord, BNP Paribas
a acquis la totalité du capital d'"International
Bank of Paris and Shanghai" (IBPS)
dont elle était partenaire depuis
1922 ; c'est la première fois qu'une
banque chinoise passe intégralement
sous le contrôle d'un établissement
étranger. La banque vient également
de former une co-entreprises avec
la maison de titres Changjiang Securities,
donnant ainsi naissance à "Changjiang
BNP Paribas Peregrine Securities Co.
Ltd", ce projet étant l'un des
premiers partenariats internationaux
en Chine dans la spécialité. Enfin,
une autre co-entreprise devrait obtenir
une licence d'un jour à l'autre pour
la gestion de titres en partenariat
avec Shenyin et Wanguo Securities,
sous le nom de "SW BNP Paribas
Asset Management Co. Ltd".
Le
maire de Shanghai, M. Han Zheng, a
réservé à M. Pebereau le meilleur
accueil, soulignant l'intimité qui
existe entre Shanghai et Paris, comparable
à celle observée entre la France et
la Chine. Il a rappelé que c'est à
Paris qu'avait été retenue la candidature
de Shanghai pour l'exposition universelle
de 2010 et que la BNP était la première
banque étrangère à s'être installée
en Chine. M. Pebereau a, en retour,
décrit pour le maire les différents
aspects de la stratégie de sa banque
en Chine. Par ailleurs, M. Pebereau
s'est entretenu, à l'occasion d'un
déjeuner à la résidence, avec quelques
responsables d'entreprises françaises
présentes à Shanghai, qui lui ont
présenté leurs expériences de terrain
et répondu à ses nombreuses questions
sur l'économie chinoise. M. Pebereau
a également présidé la cérémonie officielle
de remise d'un don de 15000 euros
sur trois ans au pôle de recherche
franco-chinois en science du vivant
et génomique. Cet appui est plus particulièrement
destiné à accélérer les recherches
conduites autour de la pneumonie atypique
(mise en place d'outils de diagnostique,
élaboration de méthodes de prévention
de la contamination). Ainsi, même
si la BNP maintient l'essentiel de
son équipe à Hong Kong, ces restructurations
traduisent le souci constant de la
banque d'apparaître comme un précurseur.
La banque confirme l'importance que
revêt pour elle la place financière
de Shanghai, que M. Pebereau voit
devenir un pôle majeur en Asie dans
les 10 ans à venir. A plus court terme,
le seuil de profitabilité reste difficile
à atteindre, alors que l'ouverture
réglementaire progresse au compte-goutte,
compte tenu de la fragilité du système
financier national.
(1)
Source : Le
Quotidien du Peuple
(2)
Source :
Journal Libération
3) Source :
Consulat
Général de France à Shanghai
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qui seront peut être des grands
acteurs de demain !
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